théâtre
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Maloya

Parole libre et poings fermés, nappes sonores et beats synthétiques : Sergio Grondin et Kwalud plongent leurs perceuses dans le maloya pour ausculter, sous la surface, la part de nous que porte encore et toujours cette musique.

Après le choc Kok Batay, c’est le retour attendu de Sergio Grondin sur le ring de la créolie. Toujours entouré du metteur en scène David Gauchard et du compositeur électronique Kwalud, l’auteur qui a poussé le conte réunionnais dans le XXIe Siècle invente ici son kabar à lui. Nourri par des entretiens avec les zarboutans du maloya, il plonge dans l’histoire et les contradictions de cette musique devenue symbole, pour mieux interroger notre relation viscérale à nos traditions et à la langue des anciens qui peu à peu disparaît.
Mots qui tapent, hallucinations lumineuses, rythme des machines : entre nostalgie et modernité militantes, un moment de haute intensité artistique pour dire ses tripes, poser les questions qui comptent, et tout remettre en jeu. Ça veut dire quoi aujourd’hui, être créole ? Elever un fils, est-ce forcément trahir un peu son père ? Comment être en même temps respectueux du passé, fidèle à soi et tourné vers l’avenir ? Et si tous ces doutes, tous ces déchirements, toute cette vitalité tenaient en un seul mot : Maloya ?

De et par Sergio Grondin et Kwalud
Mise en scène David Gauchard
Photo Ilan Chojnow Macilan

Texte de présentation : Téat