théâtre
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Les femmes savantes

Cie Guétali

« Les Femmes Savantes » ou « la critique des Tartuffes de l’esprit » : les pédants, les philosophes de pacotilles, les poètes à paillettes, les intellectuels pourvoyeurs de camelote au bon peuple comme aux grands de ce monde.

Le titre évoque les femmes, et la pièce pourrait passer pour misogyne, mais le personnage le plus ridicule, le plus maltraité dans l’œuvre de Molière est assurément Trissotin, le « trois fois sot ». C’est lui qui entraine les femmes sur le chemin des attitudes ridicules.
Si l’on joue encore Trissotin aujourd’hui, c’est que cette espèce n’a pas disparu. Il suffit d’allumer la télévision pour les voir apparaître, ces animateurs de débats, de divertissements, ces critiques médiocres aux productions littéraires insipides, mais éreintant l’intelligence sous les rires du bon peuple invité pour faire la claque.
Face à cette déraison, Molière donne son sentiment par la voix « d’hommes ou de femmes raisonnables ». L’incontournable servante, ici Martine, qui oppose à l’idéologie à la mode un solide bon sens populaire. Ariste et Clitandre, qui immergés dans le réel, éloignent les idéologies fumeuses. Henriette enfin, qui refuse de renier sa féminité.
Comme tout texte de Molière, celui-ci possède plusieurs niveaux de lecture et sa représentation théâtrale convient donc à tout public dès le niveau collège.
Le premier niveau est en effet la comédie, voire la farce.
Il y a « La Mère », femme mauvaise prête à sacrifier ses filles pour satisfaire son ego, « le Père », dont la bonté apparente n’est que faiblesse, « la Sœur » dont la bêtise confine à la folie douce, « les deux filles », chat noir chat blanc que tout sépare. Ce petit monde fait une famille comme il en existe tant, regardons la vivre…

Texte de présentation : Théâtre Lucet Langenier