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Electropicales 2019

Les Electropicales sont de retour, pas de grand discours tu connais le principe :


Main Stage : Digital Kabar


Des années que l’on vous répète, nous au festival, ou bien certains artistes qui nous accompagnent au fil des éditions comme Labelle et Agnesca, que la techno de Détroit et le maloya, c’est du pareil au même, ou presque.

La même transe. Le même message de rébellion, d’émancipation. La rave et le kabar : même combat !


- 17h00 : Eric Le Comte

Tombé dans la marmite électronique lors de ses jeunes années parisiennes, Eric Le Comte, désormais basé à La Réunion, est un producteur qui s’est vite fait remarquer par ses nombreuses compositions lâchées sur les réseaux sociaux depuis ses débuts en 2017. DJ éclectique aux larges influences, il ouvrira les festivités par un set afro-house.



- 19h00 : Christine Salem

Une voix très grave dans un corps de femme, des textes emportés sur des musiques en transe ou des complaintes en lamento sur des rythmes endiablés… surtout, c’est une langue inventée, où les onomatopées se mêlent aux accents créoles, arabes, malgaches et swahilis.

Christine Salem est un diamant brut qu’elle façonne à sa guise ; une artiste extraordinaire qui suit une voie singulière, rétive à toute forme de compromis, rebelle par nature, insoumise par culture, marquée par un besoin absolu de liberté. Comment pourrait-il en être autrement pour celle qui est née un certain 20 décembre, jour anniversaire de l’abolition de l’esclavage à La Réunion ?

Si Christine Salem a accompagné les Electropicales depuis le début, est montée sur scène avec Roulèr Killer et Professor Oz lors de la seconde édition (ça date !), a enregistré avec Alex Barck de Jazzanova lors de son passage par chez nous, nous ne l’avions encore jamais invitée… Enfin, pour débuter cette nouvelle décennie, c’est fait : Christine Salem va vous envoûter et vous propulser dans une nuit… magique, forcément magique.


- 20h00 : Loya feat. Menwar

Initié l’an passé par une collaboration réunissant BoogzBrown et le Mexicain Cubenx, notre cycle de créations spéciales se poursuit avec une rencontre au sommet entre Loya et Menwar.

La rencontre entre les deux s’est initiée sur l’album de Loya, Corail (paru l’an dernier sur Mawimbi) : les deux morceaux Ti Lélé et Amba étant réalisés en featuring. Nous leur avons proposé d’aller plus loin en concevant l’ensemble d’un concert, qui sera affiné en résidence d’une semaine à la Cité des Arts, avant d’être présenté en exclusivité aux Electropicales, puis pour une date à Maurice. Assurément, l’un des moments forts du festival !


- 21h00 : Agnesca

Pour cette jeune créole bercée depuis l’enfance par les sonorités de l’Océan Indien, une évidence s’est imposée au fil de ses virées aux Etats-Unis et dans les clubs européens : la filiation entre la techno qu’elle découvre alors et le maloya qui l’habite depuis toujours.

Persuadée que ce son électronique ne peut que prendre racine auprès d’un grand nombre de Réunionnais, Agnesca s’empare des platines avec maestria et s’est imposée comme l’une des grandes figures de la techno péï, exportant ses sets percutants en Asie, aux Seychelles et en Afrique du Sud, tout en co-fondant parallèlement l’incontournable collectif The Beat Club, avec Cyrilman.

Suite logique, Agnesca compose ses premiers morceaux – écoutez le son de notre teaser ! – et se lance désormais en live act où l’on retrouve son goût pour les rythmes syncopés et les lourdes basses qu’elle triture pour en faire une mixture plus expérimentale, encore plus personnelle, qui saura vite vous convaincre, chers festivaliers !


- 22h00 : Deena Abdelwahed

Les basses bourdonnent, le kick technoïde s’affirme sans concession, les rythmes refusent pourtant le binaire, et les voix, sensuelles, font contrepoint.

La richesse et la pertinence des compositions tournées vers le futur de Deena Abdelwahed, dont le premier album Khonnar (Se prononce Ronnar) est paru en novembre 2018 sur le label Infiné, l’ont propulsée fer de lance de la nouvelle scène méditerranéenne qui bouscule les musiques électroniques, de l’Egypte au Maghreb.

L’époustouflante Tunisienne que nous accueillons en DJ set a conquis les plus prescripteurs des clubs et festivals depuis deux ans, de Villette Sonique au Berghain, en passant par Concrete dont elle est aujourd’hui résidente, relayant Molly que nous avions également programmée.


- 00h00 : Scan7

Ce n’est pas tous les ans que l’on booke un artiste culte après qu’il ait lui-même envoyé un email pour vous expliquer qu’il voulait absolument venir sur votre festival… C’est pourtant ce qui s’est passé avec Scan7, suite à une rencontre entre Trackmaster Lou et l’équipe des Electropicales au festival hollandais Today’s Art.

Collectif mystérieux venu de Détroit, naviguant dans l’univers mythique de Underground Resistance et Submerge, Scan7 se produit toujours masqué pour des lives intenses et farouchement techno.

À géométrie variable, mais mené par Lou Robinson (aka Trackmaster Lou donc, un pseudo trouvé par Mike Banks le boss de UR lui-même ! Lou œuvre aussi sous de multiples alias tels Unknown Force, The Specialist, Blac The Shadow…), actif depuis 1993 et signé – outre UR – sur le label berlinois Tresor ou encore sur F Com pour une collaboration avec Scan X, Scan7 déboule en duo à La Réunion pour embarquer les danseurs dans un monde underground où les rythmes échevelés sont transcendés par un groove imparable, une production ultra-léchée et des nappes envoûtantes. Culte, on vous dit.


- 1h00 : Agoria

De ses ambitions initiales – devenir cinéaste -, Sébastien Devaud n’a pas tout égaré au fil des multiples étapes à succès de son parcours de DJ et compositeur : à savourer les clips de You’re not Alone ou précédemment celui de Embrace, les deux premiers extraits de son tout nouvel et quatrième album Drift à paraître au printemps, l’artiste révélé au plus haut niveau par l’anthem rave La 11e Marche en 2002 est en train de réconcilier ses deux passions que sont la narration cinématographique et la musique.

De Peter Murphy (Bauhaus) à Tricky en passant par Carl Craig qu’il a fait chanter, Agoria a toujours multiplié les collaborations prestigieuses par le passé et ne déroge pas à cette règle, enregistrant cette fois avec Phoebe Killdeer (Nouvelle Vague) ou le chanteur Blasé un album se révélant plus pop, annoncé comme l’une des sensation 2019, son premier pour une major. Mais l’auteur des Violons Ivres n’en délaisse pas pour autant la techno de Détroit qui l’a façonné : ses DJ sets restent parmi les plus fascinants, dansants et open mind du circuit.

Co-fondateur du label Infiné, aujourd’hui quitté pour lancer sa structure Sapiens, il était logique qu’Agoria déboule pour clôturer en toute beauté le festival cette année !


Chapiteau : Garçon Sauvage


Garçon Sauvage Club hosted by Chantal la Nuit & Plusbellelanuit

Liberté de ton, folie festive, performances artistiques iconoclastes, corps libérés, espace de rencontre en mutation constante, mixité des publics. Filles sensibles aux seins nus, gym-queens à la bouche rouge vif, garçons poupées sur talons hauts, drag kings bardés de cuir, club kids, créatures scandaleuses, les codes et les genres se travestissent dans une folie festive.

Être Garçon Sauvage, c’est être libre.


- 17h00 : Nyna Curtis

C’est une poésie binaire qu’elle veut nous écrire : elle aime les ambiances indolentes, les atmosphères chargées d’émotions et les voix qui s’échappent, tout en restant dancefloor.

Nyna Curtis, ou Carole, a touché ses premiers disques au début des années 2000 en Auvergne. Mais c’est en 2006, lorsqu’elle pose ses valises en Alsace, qu’elle commence à vivre pleinement devant et derrière les platines. Le collectif Art Of Moove lui met le pied à l’étrier et la pousse sur le devant de la scène locale, avant qu’elle intègre en 2010 Subtronic, acteur incontournable de la scène alsacienne.

Désormais basée à La Réunion, son énergie et sa touche musicale « so berlinoise » ne pouvaient que coller parfaitement à l’état d’esprit du Kollektiv Zusammen qu’elle a rejoint en 2018. Sa minimale house accompagnera en douceur le coucher de soleil…


- 19h00 & 22h45 : L’Homme Seul

Résident des soirées Plusbellelanuit, ce nyctalope est une romance pour qui le regarde. Digger de qualité, dj caméléon, éditeur de génie, aucune scène ne lui résiste.

C’est en écoutant ses incroyables sets à l’énergie décalée que ruissellent les plus beaux dos nus. Allergique à la minimale, mais féru d’indie dance, de deep house en passant par le nu disco, ses sets ne sont qu’Amour.


- 21h45 : Faka

Le gqom, vous avez capté, si vous êtes déjà venus aux Electropicales : un style ultra-percussif, mêlant house music et traditions sud-africaines, qui vous projette instantanément sur le dancefloor les bras en l’air.

En voici une nouvelle incarnation avec Faka, génial duo formé en 2015 ayant décidé de faire rayonner la culture LGBT en Afrique par ces sons addictifs, sur le mode de la performance queer.

Car les deux artistes que sont Desire Marea et Fela Gucci, habillés de robes léopard, de bijoux, maquillés et fortement inspirés par le voguing (RuPaul !), ont retourné Jo’Burg avec leurs soirées Cunty Power, tout comme les dernières Eurockéennes de Belfort.


- 23h45 : dOP

Resident Advisor l’a souvent nommé parmi les meilleurs live acts de la musique électronique, et c’est amplement mérité tant ce trio explose les scènes avec une sensualité hors du commun et un sens de la mélodie pop maîtrisé.

Sans rien perdre, évidemment, de l’évidence dancefloor : dOP est avant tout un live de musique électronique, formé en 2006. Mais dOP a révolutionné le genre par son approche du concert et a su ainsi se façonner une audience internationale.

Leur première venue sur l’île dans le cadre de Garçon Sauvage Club promet une nuit pleine de paillettes et de sueur !


- 1h00 : Doctr

C’est en 2009 que Niels Docter, qui se rebaptise Doctr pour la scène, commence à taquiner les platines et mélanger les genres du côté d’Amsterdam, où la scène disco house trouve dans ses années-là un vent de fraîcheur.

Explosant localement en 2012, grâce à des prestations enjouées et remarquées lors des festivals Mysteryland et Solar, Doctr se façonne un style entre italo disco et cosmic techno, langoureux et irrémédiablement festif, repéré par des labels de référence comme Bordello A Parigi, Silhouette Music et Music For Dreams.