Rétrospective Louis de Funès à la Cinémathèque : pourquoi est-elle critiquée ? 20 mars 2019

En avril 2020, la Cinémathèque organisera une rétrospective consacrée à Louis de Funès. Et si les fans se réjouissent à l’idée de pouvoir (re)découvrir la carrière de l’acteur, le magazine culturel Transfuge, lui, y voit là l’exemple même de la "nouvelle bien-pensance".

Cruchot dans "[LINK url="https://cineday.orange.fr/actu-cine/le-gendarme-de-saint-tropez-les-deux-derniers-volets-etaient-ils-maudits-CNT0000014ZiDL.html{"]Le Gendarme de Saint-Tropez", Lefort dans "La Grande Vadrouille" ou encore Harpagon dans "L’Avare". Autant de films et de rôles de Louis de Funès qui sont devenus culte. Alors que cette année [LINK url="https://cineday.orange.fr/actu-cine/louis-de-funes-un-musee-consacre-a-l-acteur-va-ouvrir-a-saint-raphael-en-2019-CNT000001az9XJ.html"]un musée dédié à l’acteur va ouvrir à Saint-Raphaël, en 2020, la Cinémathèque lui consacrera une rétrospective. Une annonce qui n’est pas du goût du magazine Transfuge, qui publie une tribune condamnant ce choix. Celle-ci, prévue pour avril 2020, suscite même un "malaise" et de "l’inquiétude" à son auteur.

"Quoi après Louis de Funès ? Chuck Norris ?"

Pour expliquer son avis, Jean-Christophe Ferrari écrit : "Il faut le dire nettement ici : la carrière de Louis de Funès ne justifie en aucun cas une exposition à la Cinémathèque française. À la différence de Marlon Brando ou de Jean Gabin, par exemple, l’acteur du ’Corniaud’ n’a pas donné corps à un type de personnage qui n’existait pas auparavant (...). Il s’est contenté d’importer sur le grand écran une figure qui existait déjà dans le théâtre de boulevard et le comique troupier : celle du Français moyen, colérique, lâche et un peu veule."

[EMBED url="http://cineday.orange.fr/bandes-annonces/le-corniaud-bande-annonce-2-1965-CNT000000NVBJ9.html"]

Même si l’auteur tient à saluer le "travail sérieux" de la Cinémathèque aussi bien en matière de "conservation des archives", "(d)’éducation", mais aussi de "programmation", il reproche à l’établissement de se laisser "séduire par la nouvelle bien-pensance creuse". Et de conclure : "En vous y prenant de la sorte pour faire venir plus de visiteurs, vous ne gagnerez sur aucun tableau ! (...) Quoi après Louis de Funès ? Chuck Norris ?"

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