sports par Paris (AFP) , mercredi 17 novembre 2021 à 17:03

XV de France : "avec n’importe quel numéro dans le dos", Ntamack promet d’être "à 100%"

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Titulaire à l’ouverture mais replacé au centre à l’automne chez les Bleus, Romain Ntamack accueille la concurrence de Matthieu Jalibert avec sérénité : "Avec n’importe quel numéro dans le dos, je vais me donner à 100%", a promis le Toulousain dans un entretien à l’AFP.

Q: Après deux matches, quel bilan tirez-vous de votre repositionnement ?

R: "Je suis plutôt satisfait. Lors du deuxième match, on a pu mieux se trouver derrière et mieux se connecter. Il nous a fallu quelques jours pour trouver nos automatismes. On l'a vu contre l'Argentine mais on ne s'est pas affolés, on savait que ça allait venir. Contre la Géorgie, je me suis bien senti, j'étais à l'aise, j'ai touché pas mal de ballons, j'ai pu créer des décalages."

Q: Vous étiez à l'aise à ce poste que vous n'aviez pas pratiqué depuis longtemps ?

R: "Même si ça faisait un moment, j'étais à l'aise. Il m'a fallu quelques entraînements pour ajuster les positionnements et les repères. Mais les automatismes sont vite venus: on s'entend très bien avec les mecs derrière, on parle le même langage rugby donc, pour se trouver, c'était assez facile et on a vu ce que ça donnait contre la Géorgie."

Q: Vous préférez quel poste ?

R: "J'ai toujours dit, et je ne m'en suis jamais caché, que mon poste, c'était ouvreur. Mais, tant que je suis sur le terrain, je n'ai pas forcément de préférence. Je me bats pour le maillot. Mon poste premier, c'est ouvreur, je veux qu'on me voie comme tel et je l'ai déjà dit. Après, si on me fait évoluer au centre pour des raisons stratégiques, j'y jouerais avec plaisir. Quand on me l'a annoncé, j'ai accueilli la nouvelle avec grand plaisir. Je n'ai jamais rechigné à jouer centre. Au contraire."

Q: Justement, comment l'avez-vous appris ?

R: "Le sélectionneur est venu me parler très tôt au moment du rassemblement et il m'a expliqué. Je lui ai répondu qu'il n'y avait aucun souci. Avec n'importe quel numéro dans le dos, tant que je suis sur le terrain, je vais me donner à 100%. Je n'étais pas du tout mécontent. Je l'ai pris comme un signe de confiance, c'est bon signe."

Q: Au moment de votre sortie contre l'Argentine, on vous a vu agacé, le visage fermé...

R: "Agacé, non. Il y avait pas mal de choses qui se mélangeaient dans ma tête: je voulais montrer une meilleure image, je sais que j'étais attendu et je voulais faire mieux, même si je n'ai pas été beaucoup utilisé, très peu sollicité en défense... J'ai eu l'impression de faire un match un peu en demi-teinte. J'étais un peu frustré parce que je voulais faire plus et j'avais encore beaucoup d'énergie à donner. C'est vite redescendu et il n'y a pas de problème."

Q: Quelle est votre relation avec Matthieu Jalibert ?

R: "On s'entend bien. Il y a beaucoup d'engouement autour de nous deux et les gens peuvent avoir l'impression qu'on est en compétition tout le temps. Mais on sait qu'on s'entend bien, on discute, comme avec tous les joueurs. Il n'y a aucune animosité entre nous, bien au contraire. Quand on est alignés tous les deux sur le terrain, on fait tout pour faire gagner l'équipe."

Q: Vous comprenez les scepticismes sur cette association ?

R: "Le staff décide. Nous, on se donne au maximum pour faire gagner l'équipe, pour donner la meilleure image de nous. Ce qu'il se dit à droite ou à gauche m'importe peu. Si on avait mis 50 points à l'Argentine et fait un match énorme, on aurait dit qu'on avait trouvé la formule magique. Ca ne s'est pas passé comme ça donc, forcément, on dit que c'est pas ça."

Q: On a pourtant l'impression que vos qualités ne sont exploitées.

R: "C'était aussi dû à la rugosité des Argentins. On savait qu'on allait affronter une équipe coriace, très difficile à jouer, avec beaucoup d'arrêts de jeu. On n'allait pas forcément arriver à mettre notre jeu en place, surtout qu'on n'avait pas joué ensemble depuis neuf mois. On savait qu'on n'allait pas trouver toutes les solutions, tous les automatismes dès le premier match. On était tous assez frustrés à la fin du match parce qu'on sait qu'on peut faire beaucoup plus."

Q: Que faut-il faire pour fluidifier le jeu ?

R: "Il faut travailler, s'entraîner, échanger, créer des automatismes sur le terrain. Pour ça, il faut garder une ossature de mêmes joueurs pour garder ces automatismes et engranger un maximum de confiance ensemble. Il n'y a que ça qui marche: les grandes nations, les Néo-Zélandais, les Anglais, les Sud-Africains, ont toujours été les meilleurs parce qu'ils avaient une continuité de joueurs et ils jouaient ensemble pendant 50, 60, 70 sélections, pendant des années. Il n'y a pas de secret."

Propos recueillis par Nicholas MC ANALLY

mots clés de l'article : Rugby , FRA , NZL , NA

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