sports par Lyon (AFP) , lundi 12 octobre 2020 à 14:15

Quand le sport ouvre les portes du rêve américain

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Chaque année, de jeunes Français partent étudier aux Etats-Unis grâce à une agence spécialisée qui les met en relation avec des universités américaines, désireuses de renforcer leurs équipes sportives, en prenant en charge tout ou une partie des onéreux frais de scolarité.

A 33 ans, la Lyonnaise Claire Chanay a fondé il y a quelques mois sa propre structure, Athletic USA, pour guider les sportifs-étudiants, des premiers contacts jusqu'à arrivée aux Etats-Unis où le sport universitaire est très populaire et important dans la vie locale.

"Après des études en STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives, NDLR), j'ai passé deux ans à Northeastern à Oklahoma avec une bourse complète. J'étais 5/6 en tennis et j'ai joué en NCAA2 (le Championnat universitaire de 2e division, NDLR), un excellent niveau. En rentrant heureuse de mon expérience, je voulais rester dans le sport et le commerce et aider d'autres étudiants à partir", explique-t-elle à l'AFP.

Pour être candidat, le bac, plutôt général, est indispensable pour les jeunes de 17 à 24 ans et un niveau sportif régional minimum est requis. Douze mois sont nécessaires pour boucler les démarches et passer les tests d'anglais (TOEFL et SAT) organisés quatre fois par an avec deux départs, en août et en janvier.

Il faut compter 2.500 euros pour les frais de dossier et le placement. "Je ne suis pas agent. Je fournis un service", souligne-t-elle.

- Entre 6.000 et 60.000 euros -

"Il faut contacter les coaches, car ils préparent leur budget d'attribution des bourses pour recruter ceux qui bonifieront leur équipe. Ils s'aident de vidéos postées sur internet. Les frais de scolarité varient entre 6.000 et 60.000 euros", précise Claire qui dispose d'un réseau de 3.000 universités pour 24 disciplines.

Pour détecter les bons profils, Claire Chanay s'appuie sur des superviseurs, ou scouts, mais bouche-à-oreille et recherche sur internet fonctionnent aussi.

Dans certains sports, comme le tennis, le football (ou soccer comme il est désigné aux USA) ou le volley féminin, les Français sont particulièrement appréciés.

Mais actuellement la crise du Covid-19 a un impact sur l'activité.

"Il y a la crainte de la situation sanitaire américaine. Les élèves de dernière année ont aussi bénéficié d'une année d'éligibilité supplémentaire et des places ne se sont pas libérées", constate Claire Chanay.

Pour elle, 95% de ceux qui ont tenté l'aventure sont "satisfaits de leur expérience".

C'est le cas de Diane Follin-Arbelet (19 ans), une Lyonnaise, étudiante en management et communication, depuis trois ans dans l'équipe de tennis (NCAA2) de la Nova Southeastern University de Floride.

"C'était abstrait d'aller aux Etats-Unis. Mon club de Rillieux-La-Pape (métropole de Lyon) m'a mis en rapport avec Claire, très utile pour toutes les démarches administratives pouvant décourager plus d'un étudiant, surtout si le niveau d'anglais est aléatoire comme il l'était pour moi", témoigne-t-elle, épanouie. C'est son excellent classement de tennis (-2/6) qui a convaincu l'entraîneur-chef.

- Rester ou repartir -

Certains étudiants peuvent aussi saisir des opportunités sur place.

Ainsi, Anthony Chomat (27 ans), ancien joueur de Nationale 1 de basket-ball (3e div.) à Roche-Saint-Etienne (Loire), est parti en 2014, à 21 ans, à l'Université de Salem (Virginie occidentale) qui évolue en NCAA2. Et il est resté.

"Après avoir décroché un Bachelor et un Master en physiologie et en business, je suis devenu assistant puis responsable de la préparation physique dans mon établissement", confie-t-il.

Corentin Voitot (26 ans), footballeur formé à Bourg-en-Bresse-Péronnas (National, 3e div.) a, quant à lui, évolué une saison en Junior College à Cabrillo en Californie (2015-2016) et n'aspire qu'à repartir.

Etudiant en kinésiologie-médecine du sport, il a apprécié "la culture de la gagne et l'organisation professionnelle".

Récent titulaire du brevet d'éducateur de football (BEF), il est actuellement responsable sportif et marketing à l'AS Misérieux-Trévoux (Ain). Il fait également partie de l'effectif du club qui évolue en Régionale 1 (6e div.). Corentin cherche désormais à décrocher un poste d'entraîneur aux Etats-Unis.

mots clés de l'article : sport , université , étudiants , USA , FRA

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