sports par Istanbul (AFP) , dimanche 15 novembre 2020 à 18:32

Lewis Hamilton, 7 titres record en F1, champion hors norme

image description
image description

Recordman — avec Michael Schumacher— de titres en F1, créateur de vêtements, converti à l’écologie, chantre de la lutte contre le racisme, peut-être bientôt chanteur : Lewis Hamilton détonne dans le paddock par son éclectisme et son activisme.

Détenteur du record de pole positions (97) devant Schumacher, qu'il a dépassé dans cet exercice en 2017, le désormais septuple champion du monde a aussi détrôné l'Allemand cette saison en nombre de podiums (163) et de victoires (94).

De quoi faire "entrer le nom d'Hamilton dans l'Histoire" en dépit de ses origines modestes, de sa couleur de peau et des convenances du paddock.

Au-delà des chiffres, pour l'ancien grand manitou de la F1 Bernie Ecclestone, Hamilton et Schumacher ne sont pas faits du même bois. "Si vous ne saviez pas que Lewis est pilote, vous ne le devineriez jamais. Alors qu'en voyant Nelson (Piquet) ou Schumi, vous vous disiez: ils sont pilotes", remarque "Mister E" pour l'AFP.

Souvent qualifié de "pop star", avec ses bijoux clinquants et ses innombrables tatouages, le Britannique de 35 ans s'est d'abord fait remarquer par son mode de vie jet-set, devenant le pilote le plus populaire sur les réseaux sociaux, avant de gagner en substance.

"Ce qui me semble le plus important est que mon parcours cette année s'est accompagné d'un combat pour l'égalité, un apprentissage de ce qui se passe dans le monde, avec les progrès que l'on commence à voir", assure d'ailleurs le natif de Stevenage, une cité-dortoir au nord de Londres.

- Racisme -

On a pu redouter que ses accointances avec les milieux de la mode (il signe des collections pour Tommy Hilfiger) et de la musique lui nuisent. L'intéressé, comme son patron chez Mercedes Toto Wolff, y voient au contraire une des clés de son succès. "Entretenir ma créativité me stimule", disait Hamilton à l'AFP en 2018.

Pour le pilote Romain Grojean, cette différence fait même les affaires de leur sport, attirant une "communauté de fans" et des "partenaires" qui n'avaient sinon pas d'intérêt pour la F1.

Premier pilote noir de l'histoire de la catégorie reine du sport automobile (son père, né de parents originaires de la Grenade, et sa mère, blanche, ont divorcé quand il avait 2 ans), la star de Mercedes a régulièrement évoqué le racisme auquel il a été confronté.

Après la mort de George Floyd, victime d'une bavure policière aux Etats-Unis en mai, le sujet est devenu un combat. Au risque d'agacer par son insistance, le pilote a poussé la catégorie reine du sport auto à se positionner et lancé une commission en Grande-Bretagne pour encourager la diversité dans une discipline majoritairement blanche et masculine.

Auparavant, il s'était affiché en défenseur de la cause animale et de l'environnement, renonçant à son jet privé couleur rubis et devenant vegan.

Sa conversion a suscité l'ironie mais le Britannique n'en a cure. "Notre empreinte carbone est certainement plus élevée que celle du citoyen lambda mais cela ne veut pas dire que nous devrions avoir peur de parler des choses qui peuvent avoir un impact positif, répond-t-il. Et je prends toujours en compte l'influence que je peux avoir."

- Musique -

Côté vie privée, après une relation médiatisée avec la chanteuse Nicole Scherzinger, Hamilton, fervent catholique comme son idole Ayrton Senna, apparaît plus souvent aux côtés de son bulldog français Roscoe que de potentielles compagnes.

Son père l'a initié au karting et a financé son début de carrière en cumulant plusieurs emplois, avant une brouille au début des années 2010, quand le pilote a souhaité qu'il arrête de gérer ses intérêts. Depuis, Anthony Hamilton est revenu sur les circuits aux côtés de son autre fils Nicolas, également pilote et atteint d'infirmité motrice cérébrale.

Soutenu à l'adolescence par McLaren, le septuple champion du monde a fait ses débuts en F1 en 2007 et conquis son premier titre en 2008, à 23 ans, avec l'écurie britannique.

Mais c'est en 2014 qu'il est entré dans une autre dimension au volant d'une Mercedes archi-dominatrice à l'heure des moteurs hybrides. Depuis, il n'a laissé échapper qu'un seul titre (en 2016, au profit son équipier Nico Rosberg) et, sur 135 courses, il en a remporté plus de la moitié (72).

Pas encore réengagé pour 2021, Hamilton -- "conscient de vouloir continuer avec Mercedes" mais aussi attiré par la "vie d'après" -- entretient un flou artistique avant de renégocier son contrat. Son nouveau titre mondial en poche, le Britannique a tout de même glissé dimanche: "Je veux oeuvrer à rendre la F1 plus vertueuse (pour l'environnement et en termes de diversité, ndlr) et pourquoi pas courir pendant mon temps libre".

Courir, de toute façon, ne l'empêche pas d'aller voir ailleurs: l'Anglais a fini par admettre que c'est bien sa voix qu'on entend depuis 2018 sur la chanson "Pipe" de Christina Aguilera. Et il envisage de diffuser un jour ses compositions personnelles.

mots clés de l'article : AUTO , MOND , F1 , GBR

Publicité
Publicité
Publicité

Ces articles pourraient aussi vous intéresser

Publicité

Liens commerciaux

Pourquoi acheter en ligne
image description Promos exclusives
image description Paiement 100% sécurisé
image description Livraison gratuite sous 72h
image description À vos cotés 24h/24
image description 14 jours pour changer d’avis