sports par Sao Paulo (AFP) , mercredi 16 septembre 2020 à 12:03

Le gouvernement brésilien, solidaire de Neymar, dénonce le "racisme" à son encontre

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Le gouvernement brésilien s’est dit mardi solidaire de l’attaquant du Paris SG Neymar, et dénoncé le "racisme" à son encontre, exercé selon le joueur durant la rencontre entre le club parisien et Marseille, dimanche en match du Championnat de France.

"Face à un énième cas de racisme dans le sport, le ministère de la Femme, de la Famille et des Droits de l'homme (MMFDH) est solidaire avec le joueur Neymar Jr", affirme un communiqué.

"Le racisme est un crime", ajoute le ministère.

Dimanche, le "clasico" entre deux clubs réputés pour entretenir une certaine rivalité a été marqué en fin de rencontre par l'exclusion de cinq joueurs. Parmi eux, Neymar, pour avoir giflé Alvaro Gonzalez à l'arrière de la tête. L'attaquant brésilien s'est plaint auprès des arbitres, en répétant à de très nombreuses reprises "racismo, no!" ("le racisme, non!", en espagnol), en pointant le défenseur espagnol.

Le Paris SG a apporté son soutien à sa star qui, après le match, s'en était violemment pris sur les réseaux sociaux à Alvaro Gonzalez: "Mon seul regret c'est de ne pas avoir frappé ce connard au visage", avait-il écrit à chaud sur Twitter.

Le club parisien "soutient fermement Neymar qui lui a rapporté avoir été victime d'insultes racistes par un joueur adverse", a souligné le PSG dans un communiqué.

Quant à l'Olympique de Marseille, il a fait savoir que son joueur n'était pas raciste: "Il nous l'a démontré par son comportement au quotidien depuis son arrivée au club, ainsi qu'en ont déjà témoigné ses coéquipiers", écrit-il.

Mardi, la secrétaire nationale à la promotion de l'égalité des races au Brésil a condamné "de façon véhémente tout type de violence" et dénoncé les "cas de discrimination basée sur la couleur de peau".

Le président brésilien Jair Bolsonaro a retweeté pour sa part lundi un message de Neymar dans lequel l'attaquant se plaignait que la VAR (l'arbitrage vidéo) ait détecté son "agression" mais non pas celle, verbale et "raciste", d'Alvaro Gonzalez à son encontre.

mots clés de l'article : foot , racisme , L1 , BRA , FRA

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