sports par Paris (AFP) , jeudi 3 juin 2021 à 10:01

L1 à 18 : entre réformes et incertitudes, le foot français espère un consensus

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Dans l’inconnu sur les droits TV et toujours miné par la crise sanitaire, le football professionnel français réunit ses Etats généraux jeudi avec bon espoir qu’un large consensus se confirme pour acter la réduction de la Ligue 1 à 18 clubs à l’horizon 2023-2024.

A 14h00, les dirigeants de la quarantaine de clubs professionnels de Ligue 1, Ligue 2 et National 1, ainsi que des représentants des "familles" (joueurs, entraîneurs, arbitres...) se retrouveront en visioconférence pour la traditionnelle Assemblée générale de la Ligue de football professionnel (LFP), en clôture d'une saison historique à tous points de vue.

Sportivement, le Championnat aura rarement été aussi serré qu'en cette saison 2020-2021, mais en coulisses, il n'aura sans doute jamais été aussi agité, entre huis clos imposés par la pandémie de Covid-19, crise sans précédent des droits audiovisuels, et mises en vente de plusieurs clubs historiques (Bordeaux, Saint-Etienne, Lille).

A l'heure de faire le bilan de cet exercice animé, les incertitudes restent omniprésentes: la Ligue 1 ne sait pas qui sera son diffuseur à la reprise le week-end du 7 août, les clubs ont toutes les peines du monde à arrêter leur budget prévisionnel pour 2021-2022, et les modalités de la réouverture des stades au public à la reprise ne sont pas arrêtées...

- Position commune -

Cela complique un peu l'agenda, mais la journée de mercredi a permis de dégager un début de consensus sur un sujet jugé urgent par de nombreux acteurs: la réduction de la Ligue 1 de 20 à 18 clubs.

Vivement souhaitée par le président de la LFP Vincent Labrune, les gros clubs et le diffuseur Canal+, la réforme est à l'ordre du jour du Conseil d'administration de jeudi matin (10h00), et doit être soumise au vote en AG dans l'après-midi.

Espéré par certains dont le Paris SG, l'OM, l'OL, Monaco ou Rennes, dès la saison 2022-2023, le resserrement de l'élite sera sans doute plutôt pour 2023-2024: c'est en tout cas à cette position commune que les collèges de L1 et de L2 ont abouti mercredi, selon divers acteurs du Championnat, et c'est bien cette motion qui doit être débattue en AG selon ces mêmes sources.

"Nous allons nous donner le temps. Cela permet aux clubs, dans cette période compliquée économiquement, de s'y préparer", a expliqué à l'AFP le représentant des clubs de L1, Jean-Pierre Caillot, président de Reims.

Concrètement, la réforme, qui laisse entrevoir plus de revenus pour chaque équipe de l'élite et un allègement du calendrier, prévoit une année de transition en 2022-2023, avec au terme de la saison quatre relégations de L1 vers la L2 et deux montées en sens inverse.

- Arbitrage et places européennes -

"C'est un bon compromis général", estime un autre dirigeant de club, qui craignait comme plusieurs collègues qu'une réforme "précipitée" entraîne de la "désunion".

Mais le souhait de tirer les leçons de la crise semble partagé par tous, comme en témoigne la mise en place de groupes de travail de la LFP qui planchent depuis plusieurs mois sur différents axes de réforme à plus long terme.

"Il faut qu'on améliore le marketing de notre produit", martelait récemment Nicolas Holveck, président de Rennes.

Le dirigeant rennais fixait aussi des objectifs transversaux: "progresser sur l'arbitrage" en étudiant la possibilité d'équiper les arbitres de micros, "alléger le processus de la VAR" et surtout tout faire pour "conserver la 5e place" au classement de l'UEFA, synonyme dès 2024 d'un troisième club directement qualifié pour la Ligue des champions chaque année, et donc de revenus supplémentaires.

Au rang des autres avancées de cette saison, les statuts de la Ligue ont été modifiés en vue de créer une société commerciale censée gérer la commercialisation de son produit à l'avenir, et les deux syndicats de clubs ont fusionné en une entité officiellement lancée mardi et baptisée non sans symbole "Foot Unis".

Dévoré par les tensions internes au printemps 2020 après l'arrêt de la saison pour cause de pandémie de Covid-19, le foot français tente donc un an plus tard de faire front face à la crise. Si un large consensus est trouvé sur la L1 à 18, un sujet pourtant très clivant depuis de longues années, il pourra s'en satisfaire. Et passer au chapitre suivant, non moins sensible: la recherche de son futur diffuseur.

mots clés de l'article : sport , foot , télévision , entreprises , L1 , FRA

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