sports par Versailles (AFP) , mardi 12 janvier 2021 à 00:11

Jugé en appel, un ex-entraîneur de tennis reconnait "l’horreur" de ses viols

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L’ex-entraîneur de tennis Andrew Geddes, jugé en appel à Versailles pour des viols sur quatre de ses anciennes élèves mineures, a reconnu lundi avoir pris conscience de sa "culpabilité" et des "horreurs" commises sur les victimes.

Condamné il y a un an en première instance à 18 ans de prison, Andrew Geddes, aujourd'hui âgé de 53 ans, comparaissait libre après avoir été remis en liberté en juin et placé sous contrôle judiciaire.

"J'ai pris conscience de ma culpabilité (...) et de toutes les horreurs que j'ai faites", a déclaré à la barre Andrew Geddes, admettant avoir "commis des erreurs".

Depuis le procès en première instance, "j'ai mis des mots sur ces horreurs et aujourd'hui je sais que retourner en détention c'est un passage obligé", a-t-il ajouté, alors qu'il avait jusque-là toujours nié les viols.

En 2014, quatre jeunes femmes l'accusent de viols et d'abus sexuels répétés pendant plusieurs années, alors qu'elles n'étaient qu'adolescentes.

Lors des deux procès, elles ont raconté "l'emprise", "la soumission" dont elles ont fait l'objet durant à peu près deux ans chacune, au début des années 2000 et en 2014 pour la dernière.

A l'époque, Andrew Geddes bénéficie d'une réputation excellente d'entraîneur à poigne, au sein du club de Sarcelles, considéré comme l'un des meilleurs du Val-d'Oise, puis au Levallois Sporting Club (LSC).

Virginie (le prénom a été modifié), la plus jeune victime âgée de 12 ans à l'époque et promise à un grand avenir, estime à environ 400 le nombre d'abus sexuels qu'elle a subis entre 1999 et 2000. Les trois autres victimes avaient entre 15 et 17 ans au moment des faits.

Andrew Geddes les soumet à des pratiques sexuelles brutales, parfois filmées, à son domicile, dans sa voiture, dans les toilettes du club ou lors de stages à La Baule.

Interrogé lundi, un expert psychiatre a expliqué à la barre que l'ex-entraîneur semblait "comme un adolescent (...) avoir du mal à différer ses envies, à tenir compte des expériences vécues et à anticiper les conséquences de ses actes".

"Il ne pouvait pas ne pas savoir ce qu'il faisait", a assuré l'expert, soulignant son "besoin de plaire" et son "immaturité psycho-sexuelle et psycho-affective".

Les plaidoiries des deux parties et les réquisitions ont lieu mardi et le verdict est attendu mercredi.

mots clés de l'article : tennis , Agression , Procès , viol

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