sports par Paris (AFP) , mardi 6 avril 2021 à 18:57

JO : Agbegnenou en chef de file du judo féminin français, et aux Mondiaux avant Tokyo

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La quadruple championne du monde Clarisse Agbegnenou (-63 kg) fait figure de chef de file de la sélection olympique féminine, annoncée par la Fédération française de judo (FFJudo) mardi à trois mois et demi des Jeux de Tokyo.

La sélection masculine sera communiquée ultérieurement, à une date encore non précisée.

C'est fort --au moins-- de trois N.1 mondiales que le judo féminin français se présentera sur les tapis tokyoïtes avec, outre Agbegnenou, vice-championne olympique en 2016 et en quête d'un premier sacre, Amandine Buchard (-52 kg) et Madeleine Malonga (-78 kg).

Les jeunes Romane Dicko, double championne d'Europe en 78 kg à 21 ans (2018 et 2020), et Sarah-Léonie Cysique (-57 kg, 22 ans), présentées comme des promesses pour Paris-2024, s'ajoutent logiquement à la délégation bleue.

Dans les deux dernières catégories, en -48 kg et en -70 kg, la forte concurrence a compliqué le choix.

En poids légers, Shirine Boukli (22 ans), "arrivée comme une fusée en fin de course olympique", selon les mots du directeur de la haute performance Larbi Benboudaoud, et sacrée championne d'Europe en novembre dernier, a été préférée à Mélanie Clément, pourtant leader française de la catégorie tout au long de l'olympiade et mieux placée au classement mondial (7e contre 9e pour Boukli).

En -70 kg où il faut départager Marie-Eve Gahié, N.1 mondiale, et Margaux Pinot, N.2, l'encadrement tricolore a repoussé sa décision à l'issue des Championnats d'Europe organisés du 16 au 18 avril à Lisbonne, où toutes deux sont engagées.

"C'est déjà un crève-coeur d'en laisser une sur le carreau" alors que "les deux sont capables d'aller claquer une médaille, voire le titre olympique", résume Benboudaoud.

De cette sélection olympique partielle, seules Buchard et Cysique vont combattre dans la capitale portugaise.

Beaucoup plus inattendu, Agbegnenou, triple championne du monde en titre (2017-2019), et Malonga, sacrée en 2019, ont décidé de défendre leur couronne aux Mondiaux inhabituellement programmés à six semaines des JO, du 6 au 13 juin à Budapest.

"Dans l'ensemble, ce sont les N.2 (qui sont alignées), sauf Clarisse et Madeleine qui ont à coeur de garder leur dossard rouge (de championne du monde, ndlr). On les accompagne dans leur choix", explique Benboudaoud, en reconnaissant que "le risque 0 n'existe pas".

"C'est vrai que la proximité des Jeux fait qu'il faut qu'on soit vigilant", mais "aussi bien Clarisse que Madeleine survolent leur catégorie ces dernières années, on sait qu'elles sont capables de faire le doublé. C'est un beau challenge", considère-t-il.

"Maintenant, il faut qu'on soit bon dans notre programmation avec elles, pour qu'on l'intègre dans la préparation olympique", conclut le vice-champion olympique 2000 des -66 kg.

La sélection française féminine pour les Jeux de Tokyo :

-48 kg: Shirine Boukli

-52 kg: Amandine Buchard

-57 kg: Sarah-Léonie Cysique

-63 kg: Clarisse Agbegnenou

-70 kg: à déterminer après les Championnats d'Europe mi-avril

-78 kg: Madeleine Malonga

78 kg: Romane Dicko

mots clés de l'article : judo , 2020 , FRA , 2021 , Oly

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