sports par Tokyo (AFP) , mercredi 24 novembre 2021 à 12:32

Hand : Luc Abalo au Japon pour "apporter son expérience"

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Luc Abalo, ex-star de l’équipe de France de handball, a rejoint la semaine dernière un club japonais après avoir conquis son troisième titre olympique aux Jeux de Tokyo, et veut désormais mettre son expérience au service du hand nippon.

Âgé de 37 ans, l'ailier droit des Bleus, l'un des trois derniers représentants de la génération des "Experts" avec Nikola Karabatic et Michaël Guigou, a mis fin à sa carrière internationale cet été avec un palmarès conséquent: trois médailles d'or olympiques, trois titres mondiaux et trois européens.

"C'est une page très importante qui se tourne dans ma carrière de handballeur", a déclaré Luc Abalo lors de la conférence de presse organisée à sa sortie de quarantaine par son nouveau club, le Zeekstar Tokyo.

Le Français met en avant "un objectif collectif" avec cette jeune équipe, créée il y a deux ans seulement et qui ambitionne de remporter le Championnat nippon, dont elle est actuellement 3e après douze matches.

"Je ne suis pas quelqu'un qui aime forcément briller ou mettre beaucoup de buts", glisse Abalo. "L'objectif est de gagner tous les matches qu'on peut".

"Ici, c'est très sérieux", confie-t-il à l'AFP après un entraînement conclu par une séance collective de récurage du sol du gymnase pour enlever les résidus de la résine utilisée pour rendre le ballon plus adhérent.

"Ça rigole un peu à l'échauffement mais, après, on sent que les gars sont concentrés, investis. Franchement, ils travaillent super bien".

- Comparé à Iniesta -

Le joueur aux 289 sélections en équipe de France, dit vouloir mettre l'accent sur la "transmission" auprès de ses coéquipiers japonais: "j'ai envie d'apporter mon expérience surtout pour les matches difficiles, dans les moments très durs où ça va se jouer à pas grand chose."

Pour la communication, il peut s'appuyer sur l'interprète employée par le club et sur son nouveau coéquipier franco-japonais Rémi-Anri Doi, qui a évolué plusieurs années à Chambéry et à Chartres sous son nom français, Rémi Feutrier, et a servi d'intermédiaire pour l'arrivée d'Abalo à Tokyo.

"Les joueurs étaient excités car tout le monde connaît Luc Abalo et on est tous fans", raconte Doi, ex-capitaine de l'équipe nationale nippone, qui compare la venue du Français à celle du footballeur Andrés Iniesta, légende du FC Barcelone, à Kobe en 2018.

Avec l'arrivée d'une star internationale, les dirigeants du club espèrent faire connaître le handball, encore confidentiel au Japon, où les joueurs sont le plus souvent salariés des entreprises propriétaires des clubs.

"Le handball japonais est à un niveau encore moyen, comme on l'a vu aux JO", durant lesquels le Japon a terminé 11e et avant-dernier, reconnaît Tomoya Ohga, président du Zeekstar Tokyo.

"Si on n'améliore pas le niveau individuel, on ne peut pas avoir d'équipe nationale forte", estime-t-il. "En engageant Luc Abalo, on espère monter rapidement en niveau" et, par là, "participer au développement du handball" dans l'Archipel.

- "L'instant présent" -

"Au Japon, le baseball, le football, le sumo sont des sports dits majeurs, dont ne fait pas partie le handball", explique Takahito Cho, journaliste au SportsEvent Handball, le seul magazine nippon dédié à ce sport.

Il se réjouit de l'engouement suscité chez les fans par l'arrivée d'Abalo. Le fait qu'il soit dans la même équipe que Rémi-Anri Doi "va permettre à beaucoup de gens de connaître le sport", ajoute-t-il.

Avant Abalo, Stéphane Stoecklin et Frédéric Volle, deux Français de la génération des "Barjots", avaient évolué dans le championnat nippon à la charnière des années 1990-2000.

Les étrangers du championnat étaient depuis dix ans pour la plupart des Sud-Coréens mais, "depuis trois ou quatre ans, il y a des joueurs qui commencent à arriver d'Europe", dit M. Cho.

Lors de son premier match dans la Ligue japonaise, le 19 novembre à 19h00, sous son fétiche numéro 19 - "c'est le destin", lance le président du club -, Luc Abalo a d'ailleurs affronté le Français Igor Anic, croisé en équipe de France, et qui a rejoint cet été le Daido Steel de Nagoya. Score final: 30-26 pour le Zeekstar.

Abalo n'exclut pas de terminer sa carrière dans ce club mais, "depuis le début du Covid, j'ai appris à ne plus trop me projeter", tempère-t-il. "L'instant présent, c'est le plus important. Les premiers jours ici, c'est génial, et je ne pense qu'au jour le jour".

mots clés de l'article : Japon , hand

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