sports par Paris (AFP) , dimanche 18 juillet 2021 à 22:24

Cyclisme : pour les Français, un Tour correct mais mitigé

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Une victoire d’étape, un top 10 final et un prix de super-combatif : le bilan des Français sur le Tour, sans être catastrophique, est plus maigre qu’espéré.

Le compteur tricolore a pourtant été débloqué dès le premier jour: impérial à Landerneau, le champion du monde Julian Alaphilippe (Deceuninck) s'est d'emblée emparé du maillot jaune.

La fête a été de courte durée puisque le petit-fils de Raymond Poulidor, le Néerlandais Mathieu van der Poel (Alpecin), lui a chipé la tunique dorée le lendemain.

Un contre-la-montre décevant lors de la 5e étape a achevé d'enterrer les spéculations autour de la capacité de Julian Alaphilippe à briguer la victoire finale à Paris.

Restait la perspective de nouvelles victoires d'étape. Malgré d'innombrables échappées, Alaphilippe n'est cependant plus parvenu à lever les bras, marqué de si près par ses adversaires qu'il confiait dans les derniers jours de course sa "hâte" de finir le Tour, qu'il a terminé à la 30e place, à 1h43 de Pogacar.

- Destins croisés -

C'est finalement un autre attaquant qui a été récompensé: présent dans de nombreuses échappées, Franck Bonnamour (BB Hotels) a été désigné super-combatif de la 108e Grande Boucle.

"C'est énorme, je n'aurais jamais espéré ça au départ du Tour de France. Ca récompense mes efforts", s'est félicité le coureur breton de 26 ans, classé dans le top 10 de quatre étapes. Autre carotte, Bonnamour a prolongé son contrat d'une année supplémentaire, jusqu'à la fin 2023, a annoncé dimanche son équipe BB Hotels.

Meilleures chances françaises au classement général au départ de Brest le 26 juin, Guillaume Martin (Cofidis) et David Gaudu (Groupama-FDJ) ont connu des destins croisés.

Le premier visait une victoire d'étape et a terminé huitième et meilleur Français du Tour. Le second guignait surtout le classement général et a finalement frôlé la victoire d'étape dans la dernière semaine.

"C'est la satisfaction qui domine. On peut être très contents du top 10", a assuré Guillaume Martin, dont l'équipe n'est néanmoins pas parvenue à décrocher son premier bouquet depuis 2008.

Chez Groupama-FDJ, la seconde moitié de Tour a été meilleure que son entame, marquée par deux abandons et deux arrivées hors délai dans la première moitié de parcours, pour Arnaud Démare et son train.

Manifestement remis des vomissements qui l'avaient cloué à la route le jour de la double ascension du Ventoux (11e étape), David Gaudu a pris des échappées lors de quatre étapes d'affilée.

Mais ni lui ni le rouleur Stefan Küng, favori des deux contre-la-montre du Tour, n'ont réussi à lever les bras.

- Attentes importantes -

Une "déception" pour le Suisse, qui souhaitait "absolument gagner" le second chrono après avoir vu Tadej Pogacar écraser le premier à Laval (Mayenne).

Le Tour a été encore plus amer pour Arkéa-Samsic, qui a rallié Paris avec trois coureurs sur huit et sans le maillot à pois que convoitait Nairo Quintana.

Chez TotalEnergies, Pierre Latour s'est signalé par un comportement très offensif et a passé plusieurs jours dans le top 10 du classement général lors de la première semaine de course. Pour le reste, la formation de Jean-René Bernaudeau n'a guère pesé sur le scénario des étapes.

A l'heure du bilan, la principale satisfaction des équipes françaises est peut-être australienne. Ben O'Connor a en effet illuminé le Tour d'AG2R Citroën en remportant la 9e étape à Tignes.

Deuxième du classement général au soir de sa victoire, l'Australien de 25 ans n'a plus quitté le top 10 et a rallié Paris à la quatrième place. "La victoire d'étape nous a délivrés", a analysé Vincent Lavenu. "C'est un de nos meilleurs Tours, un peu inattendu, on n'espérait pas forcément faire aussi bien", a reconnu le directeur général de l'équipe.

Par rapport au Tour 2019 enflammé par Alaphilippe et Thibaut Pinot (Groupama-FDJ), ou aux deux Français sur le podium final en 2014 (Jean-Christophe Péraud, 2e et Thibaut Pinot, 3e), la Grande Boucle française est toutefois mitigée.

"Les attentes sont importantes, c'est vrai, on (les suiveurs) voudrait voir un Français ou une équipe française gagner le Tour", reconnaît Vincent Lavenu.

mots clés de l'article : Cyclisme , TDF , FRA , 2021

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