sports par Clairefontaine-en-Yvelines (France) (AFP) , samedi 5 juin 2021 à 15:06

Bleus : Guy Stéphan, "les yeux et les oreilles" de Didier Deschamps

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Il se définit comme un "homme de l’ombre", mais l’étoile des champions du monde brille aussi grâce à lui. Guy Stéphan, l’adjoint de toujours de Didier Deschamps, offre "deux yeux et deux oreilles" précieuses au sélectionneur des Bleus, avec qui il entretient une "complicité totale".

Après avoir usé ses crampons à Guingamp, Rennes ou encore Le Havre, l'ancien milieu offensif de 64 ans s'est construit une riche seconde vie sur les bancs de Lyon, de Besiktas en Turquie ou encore du Sénégal, sélection qu'il a dirigée durant la Coupe d'Afrique des nations 2004.

Souvent adjoint, parfois numéro 1, le Breton au visage rond et au crâne chauve a intégré le staff de l'équipe de France pour la première fois en mars 2000, à une époque où Deschamps était capitaine des champions du monde en titre.

"C'était dans la préparation de l'Euro-2000. Je rejoins le staff de Roger Lemerre, on a nos premiers échanges à ce moment-là. J'avoue que je ne pouvais pas penser que j'allais, neuf ans plus tard, devenir son adjoint pour au moins dix ans", racontait en 2019 celui qui a accompagné "DD" à Marseille (2009-2012) puis chez les Bleus.

Stéphan était loin d'imaginer une telle histoire commune, mais "j'étais à peu près sûr qu'il allait devenir entraîneur, il avait toutes les qualités pour", avait-il dit à l'AFP. "Il savait diriger, commander, il était féru de tactique déjà."

Vingt ans après, Stéphan s'apprête à vivre son 150e match comme entraîneur adjoint de l'équipe de France, mardi face à la Bulgarie en préparation à l'Euro (11 juin-11 juillet), sa septième phase finale d'une grande compétition en incluant la CAN-2004.

- Humour -

Proche du vestiaire, intime du sélectionneur, le natif de Ploumilliau dans les Côtes-d'Armor agit comme un filtre entre les deux camps, assurant conserver une certaine indépendance et liberté de parole.

Auprès des joueurs, "Didier ne me demande pas de faire passer des messages, c'est selon mon ressenti. Je lui transmets seulement ce qui est nécessaire, les éléments qui, à mes yeux, peuvent lui être utile", décryptait-il début mai auprès de l'AFP.

Dans son livre "La vie en bleu", l'ancien chef de presse de l'équipe de France Philippe Tournon affirme que "leur complicité, surtout pas ostentatoire, est totale". Vis-à-vis de Deschamps, le Breton est "son ombre plus que son adjoint, son grand frère, son confident", écrit-il.

Faites parler Deschamps de son équipe et il aura quasiment à coup sûr un bon mot pour son adjoint. L'AFP en a fait l'expérience au printemps en l'interrogeant sur l'absence de préparateur mental dans son staff. "Moi j'aime bien avoir les personnes en face de moi, plus deux yeux et deux oreilles qui sont à ma gauche", avait-il glissé en jetant un regard vers Stéphan, assis à ses côtés.

Aussi travailleur que blagueur, le complice du sélectionneur se charge parfois de recadrer des joueurs, souvent avec "une dose d'humour", et d'apporter la contradiction au boss des Bleus si besoin.

- "Lanceur d'alerte" -

"Un adjoint, c'est un homme de l'ombre, c'est aussi un lanceur d'alerte. L'adjoint doit dire ce qu'il voit, il doit échanger avec son N.1, argumenter avec lui. Cela ne doit pas être quelqu'un qui dit oui à tout", décrivait-il en 2019.

"D'ailleurs, ça n'aurait pas pu continuer entre nous s'il n'avait pas tenu compte de ce que j'ai pu dire par moments. Il prend la décision finale mais il tient compte de ce que je peux argumenter, que ce soit dans le fonctionnement du staff, l'observation d'un joueur, la construction d'une séance d'entraînement, le choix d'un camp de base".

A force de côtoyer Deschamps, le sexagénaire a adopté jusqu'à son discours et son obsession pour la victoire.

"J'aurais aimé que le temps s'arrête un peu le 15 juillet 2018 (en finale du Mondial russe, NDLR), mais ce n'est pas possible, on n'a pas trouvé la machine. Ça reste des souvenirs, et quand il y a des souvenirs il faut aussi penser aux objectifs. Et le prochain, ce sera de penser à l'Euro et d'aller le plus loin possible", disait-il un an et demi après le titre mondial.

Le 11 juillet 2021, date de la finale de l'Euro, occupe sûrement déjà ses esprits.

mots clés de l'article : foot , EURO , 2020 , FRA , 2021

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