Les habitants de Cilaos manifestent pour la reprise du chantier

Photo : Collectif des usagers de la RN5

Ce mercredi 8 mars 2018, colère des habitants de Cilaos : les travaux dans le lit du bras du cirque sur deux radiers et une piste provisoire sont à l’arrêt. Une enquête a été ouverte pour exécution sans autorisation de travaux nuisibles à l’eau et au milieu aquatique. C’est le parquet de Saint-Pierre qui a saisi la Brigade Nature Océan Indien (BNOI) sans demander pour autant la cession du chantier. Depuis le début du mois de janvier, les secteurs de Petit Serré et d’Îlet Furcy sont enclavés suite aux épisodes cycloniques qui ont entraîné dégâts et éboulements. (Photos : Collectif des usagers de la RN5)

Petit Serré et Îlet à Furcy sont complètement enclavés depuis les cyclones Ava et Berguitta. Les travaux menés dans le lit du Bras de Cilaos sont aujourd’hui à l’arrêt : une enquête pour exécution sans autorisation de travaux nuisibles a été ouverte par la Brigade nature océan Indien (BNOI), laquelle a été saisie par le parquet de Saint-Pierre. De quoi provoquer la colère des habitants, qui ont tenté ce matin de mettre en place un passage par eux-mêmes.




Sur la RN5 dans le lit du Bras de Cilaos, les habitants tentent de se faire un passage eux-mêmes après l’arrêt des travaux (credit Facebook/MH) #LaReunion pic.twitter.com/LWAwPwkF94
— Imaz Press Réunion (@ipreunion) 7 mars 2018


 

Selon nos confrères du Quotidien, reprenant une information du JIR de samedi, deux responsables de la Direction Régionale des Routes sont convoqués par la BNOI ce mercredi. Les enquêteurs devraient se pencher sur les autorisations nécessaires à la construction des deux radiers et de la piste provisoire dans le lit de la rivière.

Dans un communiqué, la municipalité de Saint-Louis a indiqué déplorer "la position de l’État dans la gestion de ce dossier et plus particulièrement les actes de convocation en justice éablis à l’encontre des agents de terrain". La commune précise : "Bien que solidaire de la préservation des espèces endémiques, certaines situations d’urgence imposent un arbitrage entre la préservation des vies humaines et celles de la nature".

En milieu d’après-midi le parquet de Saint-Pierre a indiqué avoir saisi la Brigade nature pour investiguer sur la légalité des travaux, mais ne pas avoir ordonné l’arrêt du chantier. Nous publions le communiqué du procureur ci-après : "le 28 février 2018, avisé de certaines irrégularités juridiques susceptibles d’affecter les travaux entrepris sur la route nationale 5 reliant 1a Rivière Saint—Louis à Cilaos, le parquet de Saint-Pierre a saisi la Brigade Nature Océan Indien (BNOI) aux fins d’enquête sur l’existence de faits pouvant être qualifiés d’exécution sans autorisation de travaux nuisibles à l’eau ou au milieu aquatique.

En effet, si la loi prévoit que des travaux ayant des conséquences sur le milieu naturel peuvent être exécutés sans autorisation administrative, elle limite cette exception aux travaux "destinés à prévenir un danger grave et présentant un caractère d’urgence". Après avoir procédé à des vérifications relatives à l’existence de l’autorisation des travaux sur 1a RN5, les agents de la BNOI se sont déplacés sur les lieux afin de constater précisément l’ampleur des travaux engagés et de relever d’éventuels impacts sur le milieu naturel.

Suite aux constatations sur place, et comme il est d’usage dans une enquête judiciaire, les personnes en lien avec les travaux entrepris ont été convoquées afin qu’elles puissent répondre aux questions des enquêteurs, sans préjuger de la décision qui sera prise à l’issue de l’enquête. En tout état de cause, le Parquet de Saint-Pierre n’a, à aucun moment, donné d’instruction de quelque manière que ce soit pour faire cesser les travaux".

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