TCO - Les poules réductrices de déchets aiment les mangues et les pommes

Photo Samantha Jean Baptiste

Le TCO a lancé l’opération poules réductrices de déchets le 27 janvier 2018. Le premier bilan mensuel auprès des foyers témoins ont commencé. Rencontre et témoignage d’une famille de La Plaine Saint-Paul qui a accueilli deux poules. Premier constat : ces volatiles aiment les épluchures de mangues et de pommes mais pas du tout les tomates...

Depuis plusieurs semaines, vingt familles logées sur le du Territoire de la côte ouest (TCO) se sont lancées dans l’aventure des poules réductrices de déchets. À l’initiative du TCO et de l’association Eco manifestation deux poules ont rejoint chaque foyer. L’objectif ? Réduire la production de déchets humides et végétaux destinés au bac gris.

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À La Plaine Saint-Paul, Adélaïde Simon et sa fille de deux ans Roxane, montrent avec joie l’enclos où séjournent leurs deux poules. Le poulailler fourni par le TCO est installé dans un grand enclos situé à l’arrière cours du pavillon. Nid, la farouche poule noire et Emma, la poule grise couveuse, font l’objet de toutes les attentions pour cette expérience qualifiée "d’originale " par la mère de famille. "C’est surtout par rapport aux enfants qu’on a voulu faire cette expérience" confie Adélaïde Simon. Elle poursuit "les deux poules produisent chacune un œuf par jour. Ces œufs sont ensuite ramassés par la petite Roxane. "Le fait d’aller cherche ces œufs tous les jours, de voir d’où ça vient, c’est intéressant" souligne la mère de famille. C’est aussi l’occasion pour la petite Roxane de nourrir les volatiles, " c’est un bon moyen pour la responsabiliser " ajoute la mère de famille.


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Les poules confiées aux familles sont des volatiles d’ornement. " On leur a coupé les plumes des ailes pour ne pas qu’elles s’échappent " explique Pauline Chanterelle, la coordinatrice aux actions de réduction des déchets pour l’association Eco manifestation. Ainsi, les poules restent bien dans leur enclos. Adélaïde Simon s’attèle deux fois par semaine à l’entretien du poulailler. "Deux fois par semaine j’enlève la paille qui est souillée du poulailler et Roxane m’aide en apportant de la paille fraîche" dit-elle

Le TCO a fourni tout le matériel nécessaire au bon déroulé de l’expérience, y compris des grains. "Les poules ont besoin d’un apport en céréales" explique Pauline Chantrelle. En plus, des grains fournis, les déchets végétaux de la famille sont donnés aux poules, "elles ont l’air de plutôt bien apprécier" commente la mère de famille. Certains aliments ont plus de succès que d’autres. "Elles mangent bien les épluchures de pommes et de mangues, mais par contre les tomates elle n’aiment pas du tout" note Adélaïde Simon.

 


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Adélaïde fait un bilan " très positif " de ce début d’expérience. " Elle mange nos déchets et elle nous le rendent bien. " Comment ? La réponse en vidéo.


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Les familles témoins doivent aussi effectuer un suivi de l’expérience pour le bilan final du TCO. "Au quotidien, je dois peser les déchets pour remplir la fiche bilan du suivi " explique Adélaïde "ce n’est pas trop contraignant on a vite pris l’habitude" dit-elle.

Le bilan de suivi permet à Adélaïde de comptabiliser les kilos de déchets qui ont été consommés par les poules. "Depuis le début de l’expérience, le 27 janvier, j’ai donné 7 kilos de déchets aux poules elles en ont mangé environ 4 kilos" précise Adélaïde Simon. "Le reste va à la poubelle" ajoute-elle." Statistiquement une poule peu consommer jusqu’à cent kilos de déchets végétaux par an", informe Pauline Chanterelle. "L’un des objectifs de cette expérience est de vérifier ces chiffres et voir combien une poule peut consommer de déchets. "


Pour Adélaïde Simon "il faudrait quatre poules pour que tous nos déchets soient mangés". L’expérience prend fin en mai prochain. Mais Adélaïde Simon est catégorique : "on va les garder nos poules, on s’y est habitué"

sjb/

mots clés de l'article : environnement , TCO , oeufs , Actus Reunion , TCO Actualité , Poules réductrices de déchets

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