Santé - Éradiquer l’hépatite C à La Réunion, c’est possible

Dépistage (archives Imaz Press Réunion)

La lutte contre l’hépatite C a fait des progrès considérables ces dernières années. Les traitements sont désormais efficaces dans plus de 95 % des cas. Ils sont également plus courts, mieux tolérés et peuvent être proposés au plus grand nombre. Plusieurs pays dans le monde ont ainsi débuté des projets d’élimination de la maladie. "Et c’est un objectif que nous pouvons poursuivre, nous aussi, ensemble, à La Réunion" note le Centre expert hépatites virales Réunion Mayotte, dont nous publions le communiqué ci-dessous (Photo archives)

Notre territoire restreint et notre insularité sont en effet des atouts majeurs pour y éradiquer la maladie d’autant que la prévalence de l’hépatite C reste ici modérée parmi la population. Mais pour atteindre cet objectif, la mobilisation de chacun est nécessaire. Il nous parler et faire parler de la maladie. En effet, on estime, aujourd’hui, qu’un patient sur trois porteurs de l’hépatite C l’ignore toujours. Il n’existe donc qu’un seul moyen pour lever cet obstacle : le dépistage.

L’équipe du Centre Experts Hépatites Réunion-Mayotte lance ainsi en 2018 une vaste campagne de sensibilisation du grand public et des professionnels de santé sur l’intérêt du dépistage. Des courriers et des affiches ont été adressés ces derniers jours à plus de 900 médecins généralistes du département ainsi qu’à tous les pharmaciens de l’île. Deux conférences à l’adresse des professionnels de santé seront également organisées la semaine prochaine en présence du Professeur Stanislas Pol, chef du service d’hépatologie à
l’Hôpital Cochin, professeur à l’Université Descartes de Paris, membre de l’Institut de recherche Cochin.

Par ailleurs, une campagne de sensibilisation doit être menée tout au long de l’année dans les médias locaux. Trois séquences distinctes permettront de mettre en lumière trois facteurs de risque différents :

- les antécédents de transfusion avant 1992
- les antécédents d’hospitalisations avant 1997 (avec de possibles interventions chirurgicales, endoscopies avec biopsies, accouchements difficiles, forceps etc.)
- les antécédents de soins dans des pays à risque (dans notre région : Madagascar, les Comores, mais aussi l’Île Maurice et les autres pays africains).

 

mots clés de l'article : santé , hôpital , maladies , hépatite , Actus Reunion

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