A voir jusqu’au 13 décembre

Saint-Denis : une exposition à l’université sur Tromelin, l’île des esclaves oubliés

Photo DR

Ce lundi après-midi 2019, la bibliothèque universitaire de Droit-Lettres de Saint-Denis accueillait les TAAF (Terres australes et antarctiques françaises) pour le vernissage d’une version inédite de l’exposition Tromelin, l’île des esclaves oubliés, et pour un débat entre la Préfète des TAAF et des étudiants en licence d’histoire. Nous publions ci-dessous le communiqué de l’université (Photo D.R.)

"Les Terres australes et antarctiques françaises développent déjà de nombreux partenariats avec le monde de l'enseignement supérieur et de la recherche, mais plutôt dans des domaines scientifiques. Le lien étroit qui existe entre les activités de recherche et la mission de conservation de la biodiversité confiée aux TAAF amène également la collectivité à héberger ou co encadrer chaque année des étudiants en master ou en doctorat sur des thèmes de recherche appliqués à la conservation de l'environnement.

L’accueil d’une exposition coproduite par les TAAF au sein d’une "bibliothèque universitaire, un lieu universitaire traditionnellement dévolu à la recherche et à l’apprentissage, en est une nouvelle expression. Place ici aux sciences humaines, à travers une exposition documentaire et archéologique qui relève tout à la fois de l’histoire, de la sociologie, de l’anthropologie ou encore de la géographie.

Cet accueil va permettre à un public encore plus large d’accéder gratuitement aux résultats de plusieurs années de recherches d’une équipe pluridisciplinaire placée sous la responsabilité scientifique de Max Guerout du Groupe de recherche en archéologie navale (GRAN), et Thomas ROMON de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP). Tromelin forme un champ d’étude remarquable, qui a permis l’analyse des vestiges du séjour d’un nombre déterminé d’individus pendant une durée connue, sur un espace restreint et parfaitement délimité. L’étude des productions d’objets et de déchets, et de l’impact sur l’environnement du séjour des naufragés, aura constitué un laboratoire archéologique unique.

Jusqu’au 13 décembre les étudiants, les groupes scolaires attendus voire le grand public, pourront donc (re)découvrir cette histoire dramatique mise en lumière grâce à une coproduction entre les Terres australes et antarctiques françaises et l’INRAP, et au soutien précieux de la DAC de La Réunion.

Certes, une partie de cette exposition fut déjà présentée en d’autres lieux. Mais dans cette configuration associant panneaux documentaires et mobilier archéologique, elle ne l’avait encore jamais été. Le mobilier archéologique est d’ailleurs présenté pour la première fois au public ici à La Réunion.

Les visiteurs vont donc pouvoir découvrir des objets qui ont traversé le temps, ont été révélés par l’archéologie, sont désormais stabilisés et constituent les témoins bruts de cette dramatique histoire intimement liée avec celle de La Réunion.

Après le vernissage de l’exposition en compagnie du Président du Cconseil académique de l’université et de la Directrice de la DAC Réunion, Madame la Préfète s’est prêtée au jeu des questions-réponses avec des étudiants en histoire et en communication. Les échanges ont porté sur les territoires et les missions des TAAF, mais aussi sur l’histoire de Tromelin, sur l’archéologie et le patrimoine dans les Terres australes et antarctiques françaises.

Exposition Tromelin, l’île des esclaves oubliés, ouverte gratuitement au public jusqu’au 13 décembre / BU Droit-Lettres à Saint-Denis, du lundi au samedi de 9h à 19h".

mots clés de l'article : exposition , université , tromelin , actualité de la réunion , Actus Reunion

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