Une charte a été signée

Restauration collective : l’État, les collectivités territoriales et le monde agricole s’engagent

photo Florice Houngbo

Ce vendredi 5 avril, la charte pour une restauration collective publique responsable était signée par l’État, les collectivités territoriales et les différents acteurs du monde agricole. Un enjeu de santé publique - à La Réunion, 4 adultes sur 10 sont en surcharge pondérale et plus d’un sur 10 est obèse -, un enjeu social -, pour que tous les marmailles demi-pensionnaires aient accès à des repas sains -, un enjeu économique - pour que les produits péi arrivent en plus grande quantité dans les assiettes des enfants. Cette charte permettra le suivi régulier des actions qui vont dans ce sens. Mais on se demande pourquoi le sujet n’est pris à bras le corps que maintenant. Un manque de volonté des pouvoirs publics, des produits locaux trop cher par rapport à ceux d’importation, une législation trop limitée... Plusieurs obstacles sont venus ralentir le processus.

Les pouvoirs publics, les éleveurs et agriculteurs péi main dans la main

Une signature, l’engagement des pouvoirs publics de faire plus et mieux. Une restauration collective publique notamment scolaire de meilleure qualité nutritionnelle et gustative, qui favorise un circuit de distribution court et lutte contre le gaspillage alimentaire. Des objectifs ambitieux, un signal fort de la part des pouvoirs publics, regardez Serge Hoareau, le vice-président du Conseil départemental délégué à l’agriculture:

Le monde agricole enthousiaste

Ceux qui applaudissent l’initiative, ce sont les différents acteurs de la filière agricole, regardez Gérard Zitte, le président de l’Aripa (Association réunionnaise interprofessionnelle de la pêche et de l’aquaculture):

La chambre verte face à un challenge

Pour Frédéric Vienne, le président de la chambre d’agriculture, cette charte montre la volonté politique de mettre la production locale en avant après plusieurs années d’inaction ou de mesurettes. Mais il faudra trouver l’équilibre et rendre nos produits péri compétitifs face aux produits d’importation, car à 1,72 euro dépensé par assiette, les agriculteurs et éleveurs n’y trouvent pas toujours leur compte.

Mais la chambre verte reste confiante et sa mission est de taille: réussir à augmenter la part de produits péi dans les marchés des collectivités, ce qui n’est pas une mince affaire. Mais obtenir les marchés permettrait aux agriculteurs d’avoir les moyens de diversifier leur production et d’être sûrs de vendre. Regardez l’interview de Frédéric Vienne à ce sujet:

Une législation qui évolue

Trois ans de travail avant d’aboutir à cette charte. Les pouvoirs publics souhaitent faire bouger les lignes car aujourd’hui, les produits péi ne représentent que 30% des repas de nos marmailles, mais tout pourrait changer… La législation va dans ce sens, Philippe Simon, le directeur de la Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt, vous explique ce processus, regardez :

Chaque année, 27 millions de repas sont servis dans la restauration collective à La Réunion, un enjeu économique, de santé publique, sociale et environnemental important.

fh/www.ipreunion.com

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