Education nationale

Les syndicats enseignants disent "non" au projet de loi Blanquer

Source : Conseil départemental/Wilfrid Daffond

Les personnels de l’Education nationale ont organisé une journée de manifestation dans l’Hexagone comme dans les Outre-mer. Les syndicats enseignants s’opposent fermement au projet de loi Blanquer. Ils étaient environ 500 manifestants réunis ce jeudi 4 avril 2019 devant la préfecture de Saint-Denis.

" Non au projet de loi Blanquer " : c’était le mot d’ordre de ce rassemblement jeudi 4 avril 2019. Cinq syndicats étaient réunis : FSU, CFTC, SE-UNSA, FO, SAIPER, accompagnés de parents d’élèves et de citoyens en tout genre, devant la préfecture de Saint-Denis, pancartes et micros en main pour alerter sur les dangers de cette réforme. " Nous demandons le retrait du projet de loi Blanquer pour une école de la confiance ", déclare Marie-Hélène Dor, secrétaire départementale à la FSU. " Il est encore une fois la preuve que ce gouvernement déclare la guerre au service public ". Elle ajoute vouloir " dénoncer le tri social qui va suivre et les difficultés encore plus grandes qu'il y aura à assurer l'égalité républicaine. "

Une marche a été menée de l'aéroport jusqu'au point de rassemblement devant la préfecture de Saint-Denis. Une autre manifestation était organisée à Saint-Pierre au même moment. Parmi les critiques listées par les syndicats : la création d’établissements publics des savoirs fondamentaux : " on va vers une disparition programmée des directeurs d'école ", se désole la responsable de la section premier degré au SE-UNSA, Sonia Lapierre. Elle est également directrice d’école. " Le service de proximité va disparaître. "

Une délégation reçue à la préfecture

Pendant la matinée du jeudi 4 avril 2019, une délégation de syndicats a été reçue à la préfecture. Ils décideront à l’issue de cette rencontre si la grève est amenée à se poursuivre et quelles actions seront mises en place par la suite. Une date à retenir du côté du SE-UNSA : le 9 mai. " Une mobilisation générale des acteurs de la fonction publique, qui disent non au chamboule-tout orchestré par le gouvernement ", explique Sonia Lapierre.

Plusieurs parents d’élèves étaient rassemblés aux côtés des syndicats pour porter haut et fort leurs revendications : " eux aussi sont impliqués, eux aussi s’inquiètent, ils ne savent pas ce que va devenir l’école de leurs enfants. Et nos enfants ont besoin de sérénité pour avancer. "

Pourtant selon Fabrice Poudroux, responsable syndical CFTC, " il n’y pas pas assez de parents d’élèves à mon sens, on va essayer de les mobiliser encore un peu plus. " Pour aller, peut-être, vers de nouvelles journées de grève prochainement.

mm/www.ipreunion.com

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