Elections européennes

Les réactions à La Réunion

RB/ Imaz Press

Voici les réactions à La Réunion après le scrutin pour les européennes

• Patrick Lebreton, maire de Saint-Joseph

Ces élections européennes du 26 mai 2019 ont été marquées par un vote sanction à l’égard du Président de la République. En effet, en montant personnellement au créneau dans les derniers jours de campagne, il n’a fait qu’attiser la colère des Françaises et des Français, victimes de sa politique injuste. En réponse, ils ont fait le choix de l’extrême.

Cette sanction a encore été plus sévère à la Réunion et notamment à Saint-Joseph, où 95 % des électeurs ont rejeté sa politique. Avec près de 41 % de participation, Saint-Joseph est la commune où l’on a le plus voté à la Réunion. Je tiens à féliciter tous les Saint-Joséphois qui se sont déplacés jusqu’aux urnes pour effectuer leur devoir de citoyen, et ce, le jour même de la fête des mères. La liste de Benoit Hamo que j’ai soutenue, par fidélité et cohérence, a obtenu 3,69 % au niveau national et réalise 21,62 % à Saint-Joseph. Je remercie les électeurs qui ont fait le choix de la liste de la justice sociale. Je note également avec intérêt que l’ensemble des forces de progrès sur la commune totalise plus de 51 % des suffrages.

Devant cette situation inédite, il est plus que jamais nécessaire que les forces de gauche et de progrès se retrouvent pour bâtir une alternative face à ce dilemme imposé Macron / Le Pen.

• Fédération du parti socialiste

Je remercie les Réunionnaises et les Réunionnais qui se sont déplacés pour cette élection, ce dimanche. Même si la participation a été plus importante que celle de 2014, l’abstention reste quand même élevée. Et malheureusement, nous sommes tombés dans le piège du match déjà joué. Celui de nous faire croire que seul Macron pouvait faire barrage au rassemblement national.

Cette première étape de réunification de la gauche se veut prometteuse. Derrière ce vote, nous percevons la volonté d’une gauche plus forte. Car lorsque la gauche est éparpillée, elle ne fait pas gagner les Français.

Notre responsabilité est de rassembler toutes les forces progressistes. C’est une démarche qui a d’ores et déjà été entamée, mais qui doit s’amplifier. Notamment si l’on souhaite vaincre les extrêmes lors des prochaines échéances.

• Jean-Pierre Marchau, secrétaire régional d'Europe écologie les verts Réunion

Les urnes ont parlé. Europe Écologie est, sur le plan national, la troisième force politique de ce scrutin européen. Mais la crise démocratique actuelle continue à empirer. La montée du populisme se confirme et la tentation du repli identitaire, voire xénophobe, prospère comme on le voit à La Réunion. Pourtant l’extrême-droite n’est pas le remède à la crise, elle en est simplement le symptôme.

Les deux grands partis qui ont dominé la vie politique, les Républicains et le PS, sont désormais exsangues, la République en Marche échoue à contrecarrer le Rassemblement National et la France Insoumise se retrouve très loin de ses objectifs d’hégémonie sur la gauche.

Tous ces partis n’ont pas compris que l’émergence de la question écologique est en train de bouleverser le paysage politique.

Le clivage entre une droite porteuse d’un capitalisme fordiste et une gauche d’inspiration productiviste, est rendu obsolète par l’irruption de la question climatique.

La question n’est plus seulement de penser la répartition des richesses engendrées par la révolution industrielle, la question politique essentielle, existentielle, pour l’humanité est d’apprendre enfin à habiter la Terre sans la détruire. Plus personne n'ignore que notre modèle dit " de développement " engendre à la fois un dérèglement climatique brutal et l’extinction accélérée de la vie sur la planète. Les chaos sociaux, géopolitiques et démocratiques que provoque cet effondrement ont commencé. Nous en sommes à la fois les acteurs, les spectateurs et les victimes.

Les plus vulnérables sont les plus pauvres alors que les premiers responsables sont les plus riches. Dès lors l’enjeu écologique est indissociable de la question de la justice sociale. Le mouvement des gilets jaunes est né de la fracture écologique, inséparable des fractures sociales et territoriales.

C’est pourquoi les écologistes devront être à la hauteur. Les résultats de ces européennes font de nous les dépositaires de l’espoir. Nous n’avons plus le droit à l’erreur.

Il nous faut donc dépasser nos frontières actuelles pour co-construire un nouvel outil politique dont l’objectif est de se préparer à la conquête et à l’exercice du pouvoir.

Nous nous adressons donc aux forces constituées, mais aussi directement aux citoyennes et aux citoyens qui depuis des mois se mobilisent pour le climat et la justice sociale. Ensemble nous pouvons tout changer, disions-nous pendant la campagne. C’est le moment de passer à l’acte.

• Nassimah Dindar, sénatrice

En ce lendemain d’élections européennes, je voudrais tout d’abord remercier l’ensemble des électeurs plus nombreux que prévu ainsi que tous ceux qui ont tenu les bureaux de vote malgré la Fête des Mères.

J’adresse aussi mes plus sincères félicitations à Younous Omarjee et Stéphane Bijoux, nos deux eurodéputés réunionnais. Je suis convaincue de leur implication à défendre les projets et les dossiers de La Réunion.

Je regrette que l’UDI, malgré la qualité de son projet et de sa liste, n’ait pas obtenu suffisamment de suffrages pour obtenir des élus. Mais je suis fière que nous ayons porté une véritable voix européenne dans une campagne biaisée par des débats franco-français. C’était la première fois que l’UDI se présentait sous sa propre bannière à une élection nationale, montrant ainsi l’indépendance et l’originalité du Centre. Comme l’a indiqué Jean-Christophe Lagarde, le président du parti et tête de liste à ces élections, nous saurons affirmer cette indépendance lors de prochains scrutins. Le pluralisme est l’essence de toute démocratie, et le temps médiatique doit se mettre au service de ce pluralisme pour que chacun puisse être entendu et que chaque électeur puisse choisir en toute connaissance de cause.

Enfin, nous devons, élus républicains, entendre l’expression du ras-le-bol des électeurs. Elle n’est pas nouvelle, mais elle est de plus en plus prégnante. Nous devons sans doute davantage expliquer les difficultés objectives que connaissent notre pays et notre département. Mais nous devons aussi être capables de projeter La Réunion dans l’avenir, avec ambition et pragmatisme. Au " Plan Pauvreté " voulu par le Gouvernement, nous devons associer un " Plan Dignité ", comprenant emplois et logements.

C’est ce à quoi nous travaillons, parlementaires de toutes tendances politiques confondues, en nous appuyant sur la volonté de " différenciation territoriale " clairement affichée par le Président Macron, avec pour objectif de bâtir ensemble un projet pour La Réunion et les Réunionnais.

• Cyrille Melchior, président du conseil départemental

travers cette journée d’élections européennes, je salue le sens civique de toutes celles et de tous ceux qui se sont rendus aux urnes. Je tiens également à remercier celles et ceux qui, dans un contexte de fête des mères, ont tenu des bureaux.

Les électeurs se sont exprimés collectivement et les résultats traduisent comme lors de précédentes élections une mobilisation plus forte vers les extrêmes. En ma qualité d’élu républicain soucieux du respect du suffrage universel, je prends acte de ces résultats qui confirment le climat de défiance de la population vis-à-vis de l’ensemble de la classe politique.

Je sais combien il nous appartient, à nous élus, quelle que soit notre sensibilité, de continuer à travailler pour la population au-delà de toutes considérations partisanes. Toute notre volonté doit servir la promotion de notre population vers plus de solidarité.

C’est cette méthode que je m’efforce d’appliquer dans notre quotidien au Conseil Départemental avec l’ensemble des élus. Je tiens bien évidemment à féliciter les deux Députés Européens Réunionnais élus ce soir, Stéphane Bijoux et Younous Omarjee qui, chacun avec leur sensibilité respective, seront d’excellents avocats de notre île auprès des instances européennes.

• Michel Fontaine, maire de Saint-Pierre

En premier lieu permettez-moi de remercier l’ensemble de nos concitoyens de La Réunion qui se sont rendu aux urnes aujourd’hui. Les résultats sont ceux qu’ils sont, malheureusement ces derniers étaient prévisibles.

Depuis plusieurs mois, des signaux sont envoyés par la population, comme par les élus locaux, à ce gouvernement. Il est grand temps que des décideurs nationaux prennent la juste mesure du quotidien vécu par les Français, leur exaspération et leur souffrance.

Collectivement, nous devons nous recentrer sur l’essentiel et retrouver les fondamentaux de ce qui fonde notre pacte républicain et la constance de notre engagement politique.

• David Lorion, député

Après autant de carton jaune, la population a sorti le carton rouge ! L’urgence de la situation n’a pas été prise en compte et le message est désormais clair. La puissance du vote Rassemblement National n’est plus seulement l’expression du nationalisme mais surtout la voix d’une France déclassée dans laquelle une grande partie des zones rurales, des territoires périphériques et de l’Outre-mer ont été sacrifiés sur le compte de la compétitivité et de la mondialisation.

Le Président de la République s’est mis en première ligne dans ce combat frontal, marginalisant les partis républicains au profit d’un duel qu’il a maintenant perdu. Il doit en tirer les conséquences.

La droite républicaine, ne peut plus se permettre d’être aussi dispersée entre plusieurs partis politiques. La situation de La Réunion est le parfait exemple de cet éclatement des partis de la droite et du centre. Nous devons retrouver le sens de la raison pour éviter que les extrêmes ne gouvernent tôt ou tard.

Certes, nous pouvons nous satisfaire de la résistance des Républicains dans certaines communes comme à Saint-Pierre, mais nous sommes inquiets de la percée du Rassemblement National dans les 24 communes.

• André Thien Ah Koon, maire du Tampon

Les premières tendances des résultats notamment au Tampon, sont déjà lourdes de signification : c’est manifestement un vote de désespoir qui s’est exprimé, auquel nous ne pouvons rester insensible.

La gravité de la situation à La Réunion est la raison essentielle de ce vote qui contient une forte dimension sociale. Dans une île où près de 40% de la population vit sous le seuil national de pauvreté, où le quart de la population est au chômage, où les retraités connaissent les pires difficultés pour vivre, ce choix des électeurs en faveur des partis protestataires n’est pas surprenant et traduit un grand désarroi.

Ce vote interpelle l’ensemble des responsables et en premier lieu le gouvernement. Des mesures à la hauteur de la gravité de la situation doivent être prises, notamment sur la question centrale du pouvoir d’achat comme sur celle de la protection de la production locale, gravement menacée par les politiques de libre-échange…

• Parti communiste réunionnais

En France, contrairement à toutes les prévisions, la participation est en nette hausse comme l’ont souligné tous les commentaires. A La Réunion et dans les outre-mer en général, c’est une très faible participation (90 % d’abstention en Martinique et en Guyane, 88 % en Guadeloupe, 84 % en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie, 73 % à Wallis et Futuna, 71 % à Saint-Pierre et Miquelon et 73 % d’abstention à La Réunion).

Cela s’explique par plusieurs facteurs : - les listes susceptibles de gagner l’élection ne proposaient rien pour changer la politique outremer. Cela a démotivé les citoyens qui se sont dits que ceux qui seront élus continueront de mener la même politique et donc que rien ne changera. - la suppression de la circonscription outre-mer a conforté les populations dans l’idée qu’elles ne seront pas représentées. Cette situation a également réduit le débat à des questions francofrançaises où les enjeux de l’outre-mer étaient marginalisés. Julie Pontalba a été la seule à avoir posé les urgences que nous allons devoir traiter au cours des 12 prochains mois dont l’octroi de mer, l’avenir de la filière canne, les accords de partenariat économique et le réchauffemet climatique.

En tout état de cause, le PCR tient à remercier Julie Pontalba pour sa détermination à mener la campagne. En un temps très court, elle a fait prospérer des idées. Le PCR remercie toutes celles et tous ceux qui lui ont accordé leur confiance ainsi que celles et ceux qui étaient autour d’elle.

Devant une telle crise, le PCR renouvelle son appel à discuter entre Réunionnais d’un projet partagé. La démobilisation des électeurs et le résultat donné par les votes de moins d’un tiers des inscrits soulignent l’importance de faire naître une alternative réunionnaise, capable de donner l’espoir d’un changement à la population et de la mobiliser autour de propositions répondant à ses préoccupations.

• Patrick Karam, ancien ancien délégué interministériel à l'Outre-mer

Patrick Karam, ancien délégué ministériel à l'égalité des chances des Français d'outre-mer tient à faire part de sa profonde préoccupation suite aux résultats des élections européennes qui mettent en tête le RN au niveau national et dans plusieurs territoires des Outre-mer.

Alors qu'ils ont longtemps été une digue infranchissable, les Outre-mer sont aujourd'hui touchés comme le reste du territoire national par cette montée du parti d'extrême droite. Il s'agit là d'une évolution particulièrement inquiétante pour des territoires qui ont longtemps offert une ferme opposition à l'extrême droite comme c'était le cas en Martinique ou en Guadeloupe par exemple. Déjà les élections présidentielles avaient été marquées par une forte montée du FN dans l'Outre-mer et seules la Guadeloupe, la Martinique et Wallis et Futuna l'avaient placé à la 4ème position des 4 grands candidats.

Ce résultat s'explique par l'incapacité du gouvernement à apporter une réponse adaptée aux problématiques spécifiques de nos compatriotes ultramarins, mais aussi par la campagne active menée par le Rassemblement National dans les Outre-mer.

Le programme du RN à l'attention de ces territoires était le plus solide et des candidats ultramarins se sont vus accorder des places sur la liste présentée : 12ème position pour une guadeloupéenne, 25ème position pour un polynésien et 44ème position pour une martiniquaise.

Ce scrutin est également marquant en raison des mauvais résultats des listes PS et LR. Les Républicains se sont d'ailleurs " illustrés " par un programme a minima pour les Outre-mer et l'absence de candidats ultramarins en position éligible.

Au-delà de la montée de l'extrême droite, cette élection marque une bien triste première, en effet pour la première fois l'Outre-mer n'aura aucun représentant dans le groupe le plus influent au Parlement européen, le PPE, alors même que l'Europe revêt une importance vitale pour les Outre-mer.

• Julie Pontalba, parti communiste réunionnais

En tout premier lieu, je souhaite remercier les personnes qui ont voté pour la liste conduite par Ian Brossat sur laquelle je représentais le PCR en 6è position. Je souhaite remercier les nombreux soutiens (fermes ou timides) qui se sont exprimés à travers toute l'île. Ces soutiens se basaient sur un projet et des principes. Je souhaite ardemment que nous nous retrouvions afin de travailler ensemble sur un projet pour La Réunion.

Nous avons mené une campagne digne. A l'exception d'un seul candidat qui a ouvert gratuitement les feux sur nous, nous n'avons eu d'attaque de personne et n'avons attaqué personne. Si c'est un signe de maturité politique, alors conservons cet état d'esprit.

Je ne suis pas découragée par les résultats qui s'inscrivent dans un contexte de confusions multiples. Durant toute la campagne j'ai ressenti une réelle envie d'union pour régler les problèmes concrets et urgents de la société Réunionnaises. Je partage entièrement ce sentiment.

Je retiens deux leçons des résultats de ce soir:

1) Le peuple a envoyé un message fort de colère et de rejet de la politique menée actuellement. C'est un cri de détresse! Cela nous conforte dans l'idée de rédiger ensemble un projet Réunionnais.

1) Le peuple nous urge à prendre en compte la question du climat, et pour cause! La vie sur Terre est plus que jamais menacée. Cela fait plus de 20 ans que le PCR alerte sur ce sujet ici et au niveau national. Il est primordiale que toutes les politiques s'en préoccupent.

Un exemple de confusion: dans un bureau du Port et un autre de la Petite île les bulletins de Ian Brossat étaient absents. Nous n'avons pas fait tous les bureaux de l'île. Et cela n'explique pas le résultat bien sûr.

• Jean-Noël Payet, référent UDE Réunion

L’Union des Démocrates et des Ecologistes (UDE) – section Réunion – félicite Stéphane Bijoux, nouveau député européen réunionnais élu sur la liste Renaissance ce dimanche 26 mai.

Le score de la liste de la majorité présidentielle démontre une base solide - qui reste à amplifier à La Réunion - autour du Président de la République et du gouvernement, qui permettra d’être incontournable dans un groupe central libéral-démocrate au Parlement européen.

Par ailleurs, Il faut aussi saluer le résultat des écologistes à La Réunion, en France et en Europe qui souligne l’intérêt et la préoccupation des réunionnaises, des réunionnais, des françaises et des français, en particulier des plus jeunes, pour les enjeux climatiques. Il faudra demain porter ensemble ces combats au Parlement européen face aux populistes et aux climato septiques de tous bords.

L’UDE Réunion demande à notre nouveau représentant au Parlement européen d’agir à Strasbourg et à Bruxelles pour relever les défis écologiques qui touchent de plein fouet notre territoire et qui devront également trouver une place plus importane dans les politiques menées au cours de l’acte 2 du quinquennat, annoncé par le Président de la République.

• Le Parti Pour La Réunion

Les élections européennes de ce dimanche 26 mai 2019 ont été marquées par une très forte abstention. Mais elles ont surtout montré que désormais le premier Parti de La Réunion est le Parti de la colère. Cette colère s’était déjà manifestée à la fin de l’année dernière avec le plus long mouvement social de ces dernières décennies. Elle a été ignorée par le Gouvernement. Elle s’est à nouveau exprimée dans les urnes.

Ce scrutin souligne aussi l’échec d’Emmanuel Macron et plus encore celui de Didier Robert. Avec 10,5% des suffrages, la liste de La République en Marche enregistre à La Réunion un score deux fois plus faible qu’au niveau national. Une moins-value lourde de significations. Enfin cette élection est un nouveau rappel au rassemblement de la Gauche. La dispersion des candidatures a été une fois de plus sanctionnée.

La division de la Gauche devient de plus en plus insupportable aux Réunionnais. Les citoyens le disent à chaque scrutin, le proclament sur tous les tons. Ils souhaitent que les Etats-majors politiques entendent enfin leur message.

• Philippe Rangama, du Peup (Parti pour l’Éducation et l’Unité Populaire)

Résultats des élections européennes : l’expression de la colère, du rejet et de la méfiance en direction de la classe politique.

Les Élections Européennes, qui se sont déroulées ce dimanche 26 Mai 2019, ont montré une fois de plus la dynamique électorale du Rassemblement National tant dans l’hexagone que dans les outre-mer. Ce résultat est tout simplement l’expression de la colère, du rejet et de la méfiance en direction d’une classe politique.

" Le peuple qui souffre " a aussi envoyé un message à un gouvernement qui s’obstine à réformer le pays au détriment des plus faibles à savoir, les chômeurs, les retraités, les jeunes, les travailleurs, les précaires celles et ceux qui ont peur pour leur avenir.

Le résultat du Rassemblement National dans notre commune à Saint-Louis, est certainement l’expression d’un " Ras-le-Bol " d’une politique nationale mais aussi municipale menée pendant de longues années. Ces Élections Européennes ont donc permis à notre parti le PEUP, d’apporter son soutien au candidat Younous Omarjee, parce que le travail accompli par le Député sortant, était à nos yeux exemplaire dans la défense des intérêts réunionnais et en phase avec les valeurs de notre parti.

Nous nous félicitons de sa réélection au Parlement Européen et remercions les électrices et électeurs de Saint-Louis et de la Rivière, pour avoir entendu notre appel à voter pour Younous Omarjee. Malgré le fort taux d’abstention dans notre commune, plus de 80 %, notre camarade Younous Omarjee arrive en seconde position avec près de 23%, juste derrière la liste du RN.

Notre parti politique a vu juste et a eu raison de le soutenir, car le résultat obtenu sur le nom de notre candidat, augure de véritables espoirs pour une alternance politique dans le cadre des prochaines municipales de 2020. Pour cela, nous nous préparons à être aux responsabilités et allons, dans les jours et les mois à venir, présenter aux Saint-Louisiens et aux Riviérois notre projet politique pour la mandature 2020/2026. Projet politique, qui se veut réaliste, sérieux et surtout en phase avec les attentes de notre population. Alon fé sorte not’ ville dann fénoir!

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