Un mandat d’arrêt avait été émis contre lui

Le président de la FDSEA s’est rendu à la gendarmerie de Saint-Benoît

Dominique Gigant au centre sur la photo photo RB imaz press Réunion

Dominique Gigan, président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA), a été informé que son mandat d’arrêt avait été réceptionné par la Gendarmerie de Saint-Benoit ce mardi 17 septembre 2019 aux alentours de midi. Il s’est donc rendu de lui-même à cette dernière en début d’après-midi. Vendredi dernier, il avait été condamné à un an de prison ferme pour des violences aggravées survenues le 5 décembre 2017. Le dirigeant étant absent lors de son jugement, un mandat d’arrêt avait donc été émis à son encontre. Le jour de l’incident, un ralé poussé avaient opposé des planteurs et des agents de Tereos voulant contrôler les chargements de cannes. Au cours de la bousculade un agent de sécurité avait été blessé.

Suite à l'annonce de sa condamnation, la FDSEA avait partagé dans un communiqué publié en fin d'après-midi que "ce verdict tombe suite à la défense des intérêts de l’ensemble des planteurs de canne de l’île pour les bonnes causes" et assurait que "l’ensemble du Conseil d’Administration et du bureau de la FDSEA soutient et soutiendra notre Président dans sa situation ainsi que l’ensemble des agriculteurs concernées". "L’action syndicale se poursuivra sous d’autres formes pour faire remonter les inquiétudes du monde agricole" ajoutait encore le syndicat.

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En parallèle à la condamnation du président, quatre autres planteurs, dont Bruno Robert, président des Jeunes Agriculteurs (JA), étaient également poursuivis. Ils ont été condamnés à des peines allant de six à dix mois de prison avec sursis.

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Dans un communiqué publié en fin d'après-midi, le député Jean Hugues Ratenon érit : "j’apprends que le président de la FDSEA s’est rendu de lui-même aujourd’hui à la brigade de gendarmerie de Saint-Benoit suite à un mandat d’arrêt délivré vendredi par la justice après sa condamnation à 1 an de prison ferme pour "violences aggravées" le 05 décembre 2017 sur la balance de beaufonds.

Je trouve cette condamnation particulièrement sévère au regard des faits et des circonstances. C’est un avis et non un commentaire sur la décision de justice.

Dans ce genre de manifestations, il y a régulièrement des moments de tensions et des ralé poussé peuvent se produire. Ce n’est pas la première fois ni la dernière. Je constate que lors des différents rassemblements des gilets jaunes tant à Paris qu’à la Réunion, des policiers et gendarmes ont fait usage de lanceurs de balle de défense blessant des manifestants, éborgnés certains. Jusqu’à présent, il n’y a eu aucune condamnation à de la prison ferme.

Dans le cas précis de Dominique Gigan, les violences sont loin d’être de cet ordre. Il est regrettable que Tereos ait maintenu sa plainte alors qu’il prônait pas plus tard qu’au mois de juin dernier l’unité de la profession : syndicats-planteurs-usiniers, quand il s’est agi de se battre pour le maintien de l’aide compensatoire de 28 millions d’euros à la filière canne-sucre.

Un combat gagné grâce à l’unité. La FDSEA comme les autres syndicats ont répondu présent.

Il est dommage que l’usinier n’ait pas retiré sa plainte et trouvé une autre solution avec le syndicaliste pour indemniser la victime. Ce n’est que rassemblés que nous pourrons faire avancer les causes de l’intérêt général et non quand cela arrange des intérêts individuels.

Pour apaiser le dialogue social et envisager sereinement la pérennisation de la filière canne-sucre avec tous ses acteurs, tereos devrait envoyer un signal à la profession. J’exprime ma solidarité au Président et aux membres du syndicat FDSEA.

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