Réunion par Imaz Press, vendredi 9 février 2024 à 07:38

Inondations et coulées de boue : Belal : reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour cinq communes de plus

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Ce vendredi 9 février 2024, l’état de catastrophe naturelle est reconnu pour cinq communes supplémentaires suite au passage du cyclone Belal. Cinq communes pour lesquelles, le 23 janvier - lors de la publication du décret au - Journal Officiel, le phénomène d’inondations et de coulées de boues n’avait pas été relevé. Désormais, c’est chose faite. Les communes concernées sont : les Avirons, L’Étang-Salé, Petite-Île, Saint-Leu et Trois-Bassins (Photo d’illustration : www.imazpress.com)

L’arrêté portant reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour ces communes a été publié au Journal officiel (JO) du 09 février 2024.

"L'état de catastrophe naturelle constaté par arrêté peut ouvrir droit à la garantie des assurés contre les effets des catastrophes naturelles sur les biens faisant l'objet des contrats d'assurance visés au code des assurances, lorsque les dommages matériels directs qui en résultent ont eu pour cause déterminante l'effet de cet agent naturel et que les mesures habituelles à prendre pour prévenir ces dommages n'ont pu empêcher leur survenance ou n'ont pu être prises", précise l'arrêté.

Ainsi à ce jour, toutes les communes de l’île sont reconnues en état de catastrophe naturelle pour le phénomène inondations et coulées de boue.

Dans une tribune libre, le maire de l'Étang-Salé, Mathieu Hoarau, avait demandé, "au regard de ces éléments, je sollicite la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle au titre des vents suite au passage du cyclone Belal, et au titre des pluies suite au passage de la tempête Candice ayant entrainées inondations et coulées de boues".

"L'intensité des pluies ont causé et continuent de causer d'importants dégâts, tant sur les infrastructures publiques que sur les biens privés. L’ensemble du réseau routier est impacté, les bâtiments publics, dont les écoles affectées, le Village de L’Etang- Salé les Bains ainsi que le centre-ville ont été inondés, une dizaine d’arrêtés de périls ont ou dû être pris pour des habitations privées avec ordre d'évacuation, sans solution de relogement immédiate", avait-il ajouté.

Le député Perceval Gaillard était lui aussi monté au créneau, dénonçant l'absence de ces cinq communes lors de la publication du premier arrêté de catastrophe naturelle.

"Cette décision est d'autant plus incompréhensible qu'elle oublie des communes notoirement concernées par les glissements de terrain et autres coulées de boue. Ne serait-ce que depuis le passage du cyclone nous avons connu un glissement de terrain très important dans le quartier du Plate, dans les hauts de Saint-Leu ; des éboulis fréquents sur la route du Tévelave aux Avirons ; des coulées de boue aux Makes, dans les hauts de Saint-Louis. Par ailleurs un drame avait frappé une famille il y a quelques-années à l'Étang-Salé. Une telle tragédie ne doit plus jamais se reproduire d'autant plus que les risques sont parfaitement identifiés."

Lire aussi - Cyclone Belal : l'état de catastrophe naturelle reconnu pour La Réunion

Lire aussi - Passage de l'œil, vents forts, pluies… Belal, un cyclone remarquable à plus d'un titre

- 30 jours pour déclarer son sinistre -

Les assurés (particuliers, entreprises, agriculteurs) disposent de 30 jours (soit jusqu’au 9 mars 2024) pour déclarer leur sinistre auprès de leur compagnie d’assurance. Il est également conseillé de faire sa déclaration auprès de sa mairie.

Concernant les 19 autres communes, il ne reste plus que jusqu’au 22 février pour déclarer son sinistre lié aux inondations et coulées de boue provoquées par le passage du cyclone Belal à son assureur. Il en est de même pour les sinistres liés au phénomène de vague-submersions marines.

Le dispositif "catastrophe naturelle" permet, pour les biens assurés :

- de marquer le caractère exceptionnel d’un événement météorologique,

- de faciliter les prises en charge des dégâts par les assurances grâce à un encadrement de la procédure par l’État et une réassurance par l’État des assureurs,

- d’accélérer la prise en charge.

Les assureurs s’engagent ainsi à une procédure d’indemnisation accélérée :

- 1 mois, à compter de la réception de la déclaration de sinistre par les assurés pour saisir un expert et informer les assurés sur la mise en œuvre des garanties ;

- 1 mois pour faire une proposition d’indemnisation aux assurés dès réception du rapport d’expertise ;

- 21 jours pour indemniser les sinistrés ou 1 mois pour missionner une entreprise pour réaliser les travaux.

Pour davantage de renseignements sur les différentes garanties assurantielles et leurs modalités de mise en œuvre, rendez-vous sur le site France Assureurs :

    • En savoir plus sur les dommages causés par le vent et les tempêtes ou tornades : consulter

    • En savoir plus sur la garantie catastrophe naturelle : consulter

Lire aussi - Belal : le coût des dégâts évalué à 100 millions d’euros selon France Assureurs

Lire aussi - Fortes pluies, inondations : La Réunion s'effrite… il est urgent d'(enfin) agir

www.imazpress.com/redac@ipreunion.com

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