Réunion par Imaz Press, lundi 12 juillet 2021 à 14:36
Précarité étudiante

Fin des repas à un euro pour les non boursiers : "une mesure discriminante"

image description
image description

A partir de septembre 2021, les étudiants non-boursiers ne pourront plus bénéficier du dispositif repas à un euro proposés par le Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires (Crous). Ce dispositif avait été mis en place par l’Etat face à la crise sanitaire dûe au Covid-19, afin de lutter contre la précarité étudiante. Cette décision provoque la colère de l’Union nationale des étudiants de France de La Réunion (l’Unef). (Photo d’illustration rb/www.ipreunion.com)

C'est une annonce qui est presque passée inaperçue, mais qui laisse un avant-goût amer chez les étudiants. Le vendredi 9 juillet 2021, Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur a annoncé les modalités de la prochaine rentrée universitaire. Parmi elles : le repas a un euro qui sera désormais uniquement accessible aux étudiants boursiers et aux non-boursiers "en situation de précarité". Pour les autres, le prix du plateau-repas repassera donc de 1 euro à 3,30 euros. Une situation inégalitaire, voire discriminante qui provoque un sentiment d'injustice chez les étudiants réunionnais.

Rudrigue Sautron, le vice-président à Unef Réunion trouve cette situation inadmissible. "Avant de couper les vivres aux étudiants, il faudrait penser à définir ce qu'est être précaire. Quels sont les critères qui déterminent qu'un étudiant est en situation de précarité ? " s'interroge-t-il, en ajoutant : "certains étudiants sont considérés comme non boursiers, mais ne se font pas aider par leurs parents pour autant."

- Un job étudiant pour compenser -

Cette décision entraîne donc leur salarisation, qui sont contraints de chercher un job étudiant. Une mauvaise chose selon le vice-président : "les étudiants salariés ne peuvent plus se concentrer pleinement sur leurs études. C'est bien connu, un étudiant salarié sur deux est en situation d'échec."

Cette mesure touche pleinement Maéva, une étudiante de 20 ans en deuxième année de licence en anglais à l'université de La Réunion. Cette dernière a dû faire face aux rattrapages pour valider son année : "je travaille dans un fast-food, mes horaires sont compliqués, je n'ai pas forcément le temps d'aller à la bibliothèque pour réviser", regrette la jeune fille.

Pour elle, ce dispositif lui permettait de faire des économies, même minimes. "Je suis très déçue. Pour une fois qu'on pouvait bénéficier d'une aide en tant que non boursiers, cela me permettait d'économiser sur les repas, ce n'est pas rien quand même. Mais même avec ça, j'avais du mal à m'en sortir pour payer le loyer. Les fins de mois s'annoncent encore plus difficiles pour la rentrée."

Les parents de Maéva ne sont pas éligibles à la bourse, mais n'ont pas pour autant les moyens de subvenir aux besoins de leur fille. L'étudiante redoute par avance la rentrée. "C'est un stress supplémentaire, c'est évident, il va falloir encore plus se serrer la ceinture."

Comme Maéva, et selon Campus matin, le magazine en ligne des professionnels et académiques de l’enseignement supérieur et de la recherche, ce sont plus de 35% des étudiants réunionnais non-boursiers qui vont perdre cet avantage.

Lire aussi :Crous : des repas à 1 euro pour l'ensemble des étudiants

jb/www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

mots clés de l'article : unef , actualité de la réunion , Actus Reunion , Actualités Réunion , crouss , fin du repas à un euro , étudiant non boursiers

Publicité
Publicité
Publicité

Ces articles pourraient aussi vous intéresser

Publicité

Liens commerciaux

Pourquoi acheter en ligne
image description Promos exclusives
image description Paiement 100% sécurisé
image description Livraison gratuite sous 72h
image description À vos cotés 24h/24
image description 14 jours pour changer d’avis