Marche de sensibilisation le 30 mars

Endométriose : deux fois plus de femmes opérées à la Réunion

photo d’illustration VR imaz press reunion

L’Endomarche, la marche de sensibilisation à l’endométriose, se déroulera ce samedi 30 mars 2019 à Saint-Pierre. L’occasion de revenir sur cette maladie encore mal comprise, qui cause presque deux fois plus d’opérations chez les Réunionnaises que les femmes de métropole.

Une femme sur dix dans le monde en serait atteinte. Et pourtant, ce n’est que tout récemment que les médecins ont commencé à réellement s’intéresser à cette affaire. Résultat, entre le début de la maladie et le diagnostic, une femme attend en moyenne sept ans avant d'apprendre qu'elle souffre d'endrométriose. Une situation catastrophique, qui mène certaines femmes à devoir subir des opérations lourdes pour soulager leurs douleurs. A La Réunion, les chiffres sont encore plus alarmants : "1,4% des femmes entre 15 et 49 ont d être opérées, contre 0,9% en métropole" d’après le Professeur Von Theobald, chef de service de gynécologie obstétrique au CHU.

Les raisons de cette prévalence chez les femmes réunionnaises ne sont cependant pas encore connues, plusieurs facteurs pouvant jouer : la génétique, l’environnement, l’exposition à certains pesticides ? La question reste entière.

Les conséquences de l’endométriose, qui est le résultat de la migration du tissu de l’endomètre qui a migré via les trompes, sont nombreuses. Des douleurs intenses sont le symptôme le plus répandu, mais des troubles de la vessie, de la digestion ou encore des douleurs pelviennes peuvent survenir. L’ablation des ovaires, voire de l’utérus entier, doivent donc parfois être effectuées, entrainant donc une infertilité.

Des douleurs qui doivent interpeller

Aucun remède n’existe donc actuellement, si ce n’est un traitement de fond empêchant la survenue des règles, une cure de ménopause artificielle ou le traitement chirurgical de la maladie.

C’est pourquoi l’association Mon endométriose, ma souffrance (MEMS) milite pour une meilleure sensibilisation à la maladie. Pour la quatrième fois, l’association marchera donc pour interpeller le public à cette maladie, trop souvent ignorées des gynécologues.

L’association sert par ailleurs de relais entre les malades et les professionnels de santé, et de point d’informations. "Les douleurs de règles, trop souvent considérées comme banales, doivent être prises au sérieux si les antidouleurs ne réussissent pas à soulager la femme" insiste Lindy Nourly, présidente de l’association.

as/www.ipreunion.com

mots clés de l'article : Actus Reunion

suivez-nous