Réunion par Imaz Press, mardi 3 mai 2016 à 04:00
Nouvelle répartition des espaces de collecte

Emmaüs veut se rapprocher du public

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Une toute nouvelle organisation pour faciliter la collecte des objets sur l’ensemble de l’île et améliorer la réactivité auprès des donateurs. Lundi 2 mai, les responsables d’Emmaüs Réunion et d’Emmaüs Grand Sud annonçaient un changement de répartition de leurs espaces de collecte à La Réunion. Concrètement, de Saint-Louis à Sainte-Rose, la collecte reste gérée par Emmaüs Réunion, depuis les locaux de l’association, basés à la Zac Foucherolles. Mais progressivement, les dix communes de la CASUD et de la CIVIS seront prises en charge par l’association soeur, Emmaüs Grand Sud. Cependant, quelle que soit la structure, l’objectif d’Emmaüs reste le même : donner une seconde vie aux objets, tout en créant des emplois.

"Avec 7000 dons à Sainte-Clotilde et 3000 dans le sud, nous enregistrons environ 10 000 dons chaque année, chiffre Bernard Grondin, directeur d’Emmaüs Réunion. En moyenne, les dons ont une valeur de 76 à 80 euros, et "ce sont eux qui permettent à l’association de vivre, pas les subventions", clame le directeur. Au total, Emmaüs emploie 60 personnes à La Réunion, 40 dans le nord et 20 dans le sud.

Vêtements, électroménager, meubles, jouets et même bijoux, tout ce qui arrive chez Emmaüs est trié par des employés en contrat d’insertion. Les objets immédiatement réutilisable sont revendus, ceux qui ont besoin d’un petit coup de jeune ou d’être réparés passent entre les mains des valoristes. Ces pièces de seconde main retrouvent ensuite de nouveaux propriétaires. "Lors des jours d’ouverture, le mercredi et le samedi, on reçoit près de 400 personnes par jour, preuve qu’il y a un vrai besoin", commente Emmanuel Cazeau, directeur d’Emmaüs Grand Sud.

Les objets qui ne peuvent plus servir sont quant eux revalorisés dans des filières de recyclage. C’est le cas des DEEE, le sigle qui désigne tous les équipements électriques et électroniques, du portable au sèche cheveux, qui, quand ils ne sont pas réparables, sont revalorisés par l’association RVE, avec qui Emmaüs travaille de concert.

Si Emmaüs aimerait que rien ne se perde, une partie des objets collectés finissent néanmoins dans les centres d’enfouissement. "Il n’y a pas encore de filière de revalorisation du mobilier à La Réunion par exemple, car l’Eco-organisme Eco-mobilier n’est pas encore présent dans l’île".

Mais pour qu’elle puisse faire son travail, l’association rappelle qu’elle a plus que jamais besoin des dons, qui peuvent se faire soit en apport volontaire, soit par des collectes à domicile. Bernard Grondin insiste "les gens ont parfois le réflexe d’aller à la déchèterie ou de déposer sur le trottoir. Je tenais à leur dire de nous appeler avant de déposer des objets dehors. Car une fois qu’ils sont dans la rue, des objets qui auraient pu être réutilisés sont considérés comme des déchets et Emmaüs ne peut plus venir les collecter". En effet, l’enlèvement des encombrants ne relève pas de l’activité de l’association, qui n’a pas les autorisations pour ramasser les déchets sur la voie publique.

Or tout le travail de revalorisation de l’association a permis "d’éviter l’émission de 282 tonnes de déchets l’an dernier", se félicite Emmanuel Cazeau.

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