Des letchis pour les colis, mais pas pour ici

photo RB imaz Press Réunion

À dix jours de Noël, il reste encore beaucoup de letchis à envoyer vers la métropole. Frédéric Faby, directeur de Colipays -plateforme qui permet de transmettre les saveurs péi vers la métropole depuis 1991- assure que son entreprise peut assurer 100.000 commandes. Et pour ce faire, la société a son petit secret.

"Il serait dommage que les Réunionnais passent à côté du plaisir de faire plaisir à leurs familles en métropole". Pour Frédéric Faby, président-directeur général de Colipays, "il est important de faire savoir qu’il reste des letchis à La Réunion". Malgré "le matraquage des producteurs de l’Est qui ont fait circulé l’information d’une saison catastrophique pour les letchis péi, il en reste" assure le directeur.

Avec des commandes "en forte baisse" sur la même période que l’an passé, Colipays compte bien rattraper son retard : "on a des producteurs fidèles avec des superbes exploitations qui peuvent nous fournir assez de letchis jusqu’au début du mois de janvier 2018". Les quantités nécessaires ? Entre 500 et 600 tonnes, pour un nombre de ventes "avoisinant les 100.000".

- Le "secret" de Colipays -

"Le letchi, c’est le moteur" lance Frédéric Faby. Selon lui, les Réunionnais envoient "en général un colis de letchis et un colis de samoussas. S’ils voient qu’il n’y a pas de letchis, ils ne vont pas envoyer les samoussas". De nombreuses personnes se disent "étonnées" à en croire Frédéric Faby, "lorsqu’elles apprennent qu’il nous reste des colis de letchis". "Et attention" avertit le directeur, il s’agit là "de letchis de La Réunion" et non pas importés, comme "certains pourraient essayer de le faire croire" prévient-il.

À lire aussi : 85 % de letchis en moins pour Noël - Des producteurs menacés de disparition

Si Colipays peut livrer autant de letchis vers la métropole, c’est grâce à ce que son patron appelle "le secret" : "chaque année, on achète deux à trois plus de quantités que ce dont nous aurons besoin pour nos commandes" exprime-t-il. Cela permet d’éviter "tous types de problèmes comme la sécheresse ou les tempêtes tropicales". Visiblement fier de sa recette miracle, le patron file la métaphore : "L’assurance coûte toujours très cher au début. Mais à terme, elle vous permet toujours d’être satisfait".

Côté prix, le "coliletchis" de 5kg grossit de 10€ passant ainsi de 79€ en 2016 à 89€ cette année. Pour la livraison, "on reste sur le même principe" confie Frédéric Faby avec un délai de 48h pour arriver au domicile en métropole. Si les familles hexagonales pourront profiter du fruit péi pour le réveillon, il n’en sera peut-être pas de même pour les locaux. Les branches de letchis se font toujours aussi rares sur les étals des marchés forains comme sur le bord des routes.

hf/

à voir également en vidéo

suivez-nous