Réunion par Imaz Press, jeudi 23 avril 2020 à 02:57
Attestations et dérogations

Confinement : qui a le droit de sortir et quand

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Le confinement entraîne avec lui un climat de suspicion parfois dérangeant. Sur le plan national, les forces de police ont même indiqué recevoir un nombre record d’appels de personnes souhaitant dénoncer leur voisin sorti de chez lui. Pourtant confinement ne rime pas avec quarantaine et de fait, certains peuvent et doivent parfois sortir de chez eux pour travailler, aider quelqu’un d’autre, se faire soigner... En marge de ceux qui ne peuvent pas télé-travailler, certaines personnes n’ont pas d’autre choix que de sortir de chez elles. Petit tour d’horizon (non exhaustif) des cas où la sortie est nécessaire, avec attestation bien sûr. Pour les autres, c’est rest’ zot kaz ! (Photo d’illustration rb/www.ipreunion.com)

• Les soignants

C'est une évidence, mais les soignants peuvent sortir sans problème. Il en va de la santé publique. Ainsi le préfet l'a rappelé au cours d'une précédente conférence de presse : ce n'est pas parce que des personnes sortent pour des raisons urgentes leur travail que cela doit donner "des idées à certains".

Ainsi les personnels soignants, en hôpital, en clinique, en EHPAD ou encore à domicile, sont bien entendus autorisés sur les routes.

Sachez que les infirmiers libéraux possèdent d'ailleurs le "caducée" : un sticker d'ordre médical qui indique qu'un personnel soignant est garé à tel ou tel endroit parce qu'il soigne un malade chez lui.

• Les forces de l'ordre

Au même titre que l'armée, les policiers et les gendarmes continuent de travailler et sortent quotidiennement bien entendu. Ce sont même eux, ne l'oublions pas, qui contrôlent nos attestations de déplacement… Ce jeudi 16 avril, la police a mené une opération de recherche d'armes et stupéfiants au quartier des Camélias de Saint-Denis, sur consigne du procureur de la République et ont également contrôlé les attestations des automobilistes et des passants.

Pas plus tard que le week-end de Pâques, des opérations renforcées de contrôle ont été organisées sur les plages de l'ouest afin de s'assurer que les règles du confinement sont bien respectées par tout le monde.

• Les travailleurs du BTP

Depuis le 22 mars déjà et partout en France, les travailleurs du BTP ont repris progressivement le travail suite à un accord entre la ministre dédiée Muriel Pénicaud et les principaux syndicats du BTP.

La FRBTP avait alors affirmé que plusieurs principes ont été établis, "visant à rendre possible la reprise progressive de l'activité" tout en garantissant la protection des salariés.

A savoir que depuis quelques semaines, la distribution des masques a été renforcée, notamment via les commandes de la Région et du Département venant s'ajouter à celles que l'ARS reçoit du national, mais aussi via des dons privés toujours plus nombreux. Récemment, GBH a annoncé livrer 600.000 masques à La Réunion. Les agents du BTP vont donc pouvoir progressivement recevoir de plus en plus de masques.

Certaines entreprises fabriquent également des visières pouvant servir, entre autres, aux travailleurs du BTP. Quitte à les imprimer en 3D.

• Les journalistes

Les médias continuent leur travail d'information même en plein confinement. Il va de soi que les télévisions par exemple ont besoin de continuer à aller sur le terrain afin de tourner.

Tous les journalistes peuvent ainsi aller à l'extérieur pour effectuer des reportages. Une attestation est recommandée mais la carte de presse peut aussi servir de laisser-passer.

• Ceux qui ont besoin de soins

Pharmacies, médecins voire même urgences… l'ARS ne cesse de le répéter : si vous avez besoin de soins, vous y avez bien sûr le droit. Le confinement n'empêche pas d'être soigné. Depuis le confinement, les médecins de ville s'inquiètent d'observer une chute importante de leurs consultations et craignent que leurs patients n'osent pas les appeler pour des motifs autres que des symptômes liés au coronavirus.

Ainsi la téléconsultation a été mise en place pour permettre une première approche à distance afin d'évaluer les besoins du patient. Si un rendez-vous est nécessaire, il est effectué dans le strict respect des gestes barrières.

L'ARS rappelle également que les urgences fonctionnent toujours bien entendu. Dans le même thème, les interruptions volontaires de grossesse sont toujours pratiquées. Alors qu'une directive gouvernementale recommande aux établissements de santé de reporter les opérations chirurgicales "non urgentes", une IVG est toujours considérée comme une urgence.

Le délai de l'IVG médicamenteuse est d'ailleurs allongé à 9 semaines au lieu de 7. Il est possible d'avorter jusqu’à 12 semaines de grossesse en France. Au-delà de 5 semaines, il est nécessaire de se rendre à l'hôpital pour une IVG, même médicamenteuse.

• Tout le monde de l'alimentaire

En-dehors des Réunionnais.e.s qui sortent pour faire leurs courses, et qui doivent se munir d'une attestation, toutes celles et tous ceux qui travaillent dans le secteur de l'alimentaire sont bien entendu amenés à sortir.

Caissiers, agents qui s'occupent des rayons, agents à l'entrée des magasins… toutes ces personnes permettent d'assurer la continuité des boutiques alimentaires et des grandes surfaces.

mm / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

mots clés de l'article : coronavirus , actualités de la réunion , confinement , attestations , Actus Reunion , Coronavirus , Covid-19

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