Ces médicaments "plus dangereux qu’utiles"

photo imaz press

Ce 25 janvier 2018, la revue Prescrire a publié son bilan 2018 des "médicaments à écarter des soins et à remplacer par de meilleures options". Dans ce document, on peut retrouver une liste "noire" de 90 médicaments. Cette mise à jour tient surtout à mettre en avant l’intérêt de ne pas prendre ou d’arrêter certains traitements.

La "liste noire" mise à jour par la revue Prescrire - mensuel indépendants rédigé et relu par une dizaine de médecins et pharmaciens - compte une centaine de spécialités jugée plutôt inefficaces, plutôt dangereuses, voire les deux. On y trouve par exemple la "métopimazine", un médicament d’usage courant (Vogalène, Vogalib) utilisé contre les nausées et vomissements. Les risques qu’il peut engendrer sont pourtant importants : la revue pointe du doigt la possibilité de problèmes cardiaques.

-> La liste de la revue "Prescrire" est en accès libre par ici

Cette liste regroupe 90 "cas flagrants de médicaments plus dangereux qu’utiles". Dans cette catégorie, on retrouve des traitements désormais anciens et toujours commercialisés. Ou d’autres plus récents, mais pourtant moins efficaces que ceux déjà existants. Le document les classe par spécialités, telles que la cardiologie ou la perte de poids. Par ailleurs, la revue l’assure : "aucun médicament ne permet de perdre du poids de façon durable et sans risque". Certains médicaments sont jugés particulièrement dangereux, à l’image du Defitelio, antithrombotique qui "expose à des hémorragies parfois mortelles", ou des antitumoraux dont l’un "expose à de nombreux effets indésirables souvent graves et qui touchent de nombreuses fonctions vitales, hâtant la mort de nombreux patients".

À travers ce document, Prescrire met également en avant le "principe commercial" consistant "à vendre, sous un nom de marque commun, diverses spécialités contenant des substances actives différentes". Autrement dit, la revue souhaite dénoncer les marques de médicaments regroupent plusieurs traitements différents, ce qui peut générer des confusions.

C’est ce que l’on appelle des "gammes ombrelles". On y compte par exemple Actifef, Advil, Clarix, Doli, Fervex, Fluimucil, Humex et Vicks. "Cette stratégie marketing, fondée sur la reconnaissance d’une marque, expose à des confusions entre les médicaments et à la méconnaissance de certains risques, par exemple d’interactions médicamenteuses. Les risques d’erreurs sont accentués par des ressemblances entre spécialités, avec mise en avant en gros et en gras de la marque" écrit Prescrire.

mots clés de l'article : santé , médicaments , bilan , Réunion , La Réunion , Actu , traitements , prescrire , liste noire , Actus Reunion , revue , mise à jour

à voir également en vidéo

suivez-nous