Elle vient dans une volonté de dialogue

Annick Girardin estime sur France Info n’avoir pas sous-estimé la colère des Réunionnais

Jeudi 25 aocotbre 2018 - Visite d’Annick Girardin, minsitre des outre-mers (Photo rb :www.ipreunion.com

Sur France Info à quelques heures de prendre l’avion pour La Réunion, la Ministre des Outre-mer a affirmé "ne pas avoir sous-estimé la colère des Réunionnais" et vouloir aller au contact de tous les habitants de l’île, malgré les barrages, pour dialoguer avec chacun. Pour la Ministre des Outre-mer, la forte mobilisation des Gilets jaunes est aussi "un moyen de montrer avant l’arrivée de la ministre qu’on est nombreux". La Ministre ne se laisse donc pas impressionner par le climat de révolte qui règne sur l’île et dès son arrivée affrontera les manifestants comme en octobre 2018 lorsque les syndicats l’attendaient au sortir de l’aéroport (Photo d’archives).

Annick Girardin a annoncé la couleur : La Réunion est un territoire qui compte. "Il ne faut oublier personne sur le bord de la route, et traiter la question de la différentiation car il n'y a aucun territoire d'Outre-mer qui ressemble à un autre. Il y a des réponses qu'on apporte parce que sont des îles et des réponses qui sont différentes parce que ce sont des populations différentes avec des difficultés et des cultures différentes". Annick Girardin n'en démord pas, cette différentiation et cette prise en compte des particularismes, "c'est que je fais depuis ma nomination".

Des déplacements sur toute l'île

Se revendiquant haut et fort elle aussi ultramarine, Annick Girardin affirme vouloir aller au contact dès son arrivée sur le barrage de Gillot avec les manifestants : "On verra avec eux comment je peux me rendre sur tout le territoire car ce serait dommage que je ne puisse pas rencontrer des Réunionnais sur toute l'île, sachant que les attentes et les contextes sont différents selon qu'on habite Saint Pierre ou Saint Denis".

Au cours de cette interview, Annick Girardin l'a dit et redit : "Je viens pour rencontrer les Réunionnais et les Réunionnaises". Et de préciser au passage que c'est la troisième fois qu'elle se déplace sur le territoire depuis 2017.

Le débat, sa méthode

Interrogée sur la pertinence de lancer un débat, comme l'a annoncé le président Macron, Annick Girardin a souligné que c'était une méthode qui semblait convenir "à la véritable volonté de nos concitoyens de pouvoir s'exprimer et d'avoir une démocratie aussi directe que possible".

Et de citer l'exemple des Assises des Outre-mer : "Ce débat a redonné la parole à un certain nombre de gens qui ne voulaient plus parler aux élus".

Aller plus vite sur les réponses concrètes

Quant aux propositions des Assises qui se font attendre, Annick Girardin a reconnu qu'il fallait que le Gouvernement soit plus rapide, plus opérationnel et qu'il intervienne vite avec les partenaires les plus proches des concitoyens. Tout en accordant un joker à l'exécutif : "Ce qui est compliqué à faire comprendre, c'est que mettre les décisions en place, ça prend du temps : il faut cinq ans entre la décision de construire un hôpital et sa mise en service, trois ans pour ouvrir des écoles une fois la décision prise et le financement trouvé...".

Les Gilets jaunes n'ont en effet pas l'intention d'attendre aussi longtemps et veulent des réponses rapides, sinon immédiates.

ml/www.ipreunion.com

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