Épidémie de dengue

368 nouveaux cas en une semaine

photo RB imaz press reunion

Ce mercredi 6 juin, la préfecture a communiqué les données relevées du 21 au 27 mai concernant l’épidémie de dengue : 368 nouveaux cas on été diagnostiqués. Au total, depuis le début de l’année 2018, ce sont 4292 cas de dengue qui ont été signalés.

L’épidémie n’épargne aucune zone de l’île. 

Dans l’ouest :

Saint-Paul (2328 cas, soit 55 % des cas déclarés)

Le Port (388 cas)

Saint-Leu (269 cas)

La Possession (273 cas)

Dans le sud :

Saint Pierre (452 cas, soit 11 % des cas déclarés)

Saint Louis (117 cas)

Les autres communes où des cas ont été identifiés en 2018 sont les suivantes :

Saint-Denis (91 cas)

Le Tampon (68 cas)

L’Etang-Salé (52cas)

Saint- Joseph (34 cas)

Les Avirons (24 cas)

Trois-Bassins (24 cas)

Petite Ile (11 cas)

Saint-André (8 cas)

Depuis le début de l’année, 82 cas de dengue ont été hospitalisés (dont 10 personnes pour dengue sévère). La moyenne d’âge de ces cas hospitalisés est de 50 ans. 

Aussi, la préfecture en profite pour rappeler qu’une "mobilisation collective est attendue durant l’hiver austral". 

"Une mobilisation de l’ensemble des acteurs du territoire (autorités sanitaires, communes et intercommunalités, population) est requise pour arrêter la circulation du virus de la dengue durant l’hiver austral. Car en effet, une persistance du virus pendant l’hiver nous exposerait au risque d’une épidémie de plus grande ampleur au cours de l’été prochain."

Les représentents de l’Etat veulent également renforcer les mesures de lutte contre les moustiques :

"Afin de faciliter la mise en œuvre d’actions coordonnées dans les quartiers les plus touchés, un premier arrêté préfectoral portant exécution de mesures de salubrité générale et de lutte contre les moustiques est en vigueur depuis le 21 mars 2018 sur les communes les plus touchées de Saint-Paul, Saint-Pierre, Le Tampon, La Possession, Saint-Leu et Le Port. Compte tenu de la menace épidémique importante, le préfet de la Réunion a décidé le 28 mai d’élargir la portée de cet arrêté à l’ensemble des communes du Nord, de l’Ouest et du Sud de l’île.

Cet arrêté prévoit :

- Le renforcement des mesures de lutte individuelle par chaque propriétaire / occupant, obligation d’éliminer, sur les terrains placés sous leur responsabilité, tout objet ou situation susceptible de favoriser la rétention d’eau et le développement de larves de moustiques, et notamment :

- Les réceptacles d’eau stagnante tels que les piscines non entretenues, les bacs d’agrément, les abreuvoirs domestiques, les bacs à eau, etc.

- Les encombrants, carcasses de voitures et pneus.

- Les détritus ménagers, domestiques ou végétaux.

- L’autorisation pour les acteurs mobilisés, outre l’ARS Océan Indien et les communes déjà autorisées,(intercommunalités, associations mandatées, SDIS) de pénétrer dans les propriétés privées afin d’y mener des actions de sensibilisation, d’élimination de gîtes larvaires et de traitements insecticides.

- La possibilité pour les maires de procéder en cas de refus ou d’absence du propriétaire à une mise en demeure pour intervention immédiate et réalisation des mesures de lutte aux frais des personnes défaillantes.


"C’est maintenant qu’il faut agir ! La mobilisation de tous est nécessaire pour lutter contre l’épidémie de dengue." indique la préfecture avant de rappeler les recommandations à la population : 

"En se protégeant des piqûres de moustiques au quotidien, on se préserve de la maladie et évite ainsi de devenir à son tour contaminant en participant au cycle de propagation de la maladie dans son entourage. En éliminant régulièrement tout ce qui peut contenir de l’eau autour de son habitation, on peut véritablement diminuer les densités de moustiques et ainsi limiter le risque épidémique pour soi mais aussi, pour l’ensemble de la population de son quartier."

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