Un appel à la mobilisation à Saint-Denis pour Mayotte le 24 mars

Photos France Mayotte Matin

Les collectifs Résistance Mahoraise (Ré-Ma), Ré-Unir et le député de La Réunion Jean-Hugues Ratenon appellent à une mobilisation pour Mayotte le 24 mars prochain devant la préfecture de Saint-Denis. Une manifestation de solidarité face à la situation actuelle qui touche l’île aux épices, qui entame sa quatrième semaine de grève générale.

Il a souhaité commencé sa conférence de presse avec un étonnement : "où est la solidarité avec le peuple mahorais ?". Le député Jean-Hugues Ratenon a appelé ce dimanche 11 mars à la mobilisation devant la préfecture de Saint-Denis le 24 mars prochain pour soutenir le mouvement contre l’insécurité à Mayotte. Le député ne comprend pas "le silence complet des élus réunionnais" face à la grève générale qui paralyse l’île aux épices depuis trois semaines. 
 


Le député Jean-Hugues Ratenon @DeputeRatenon se demande " où sont les élus réunionnais ? " face à la situation à #Mayotte pic.twitter.com/AA0i0CzD2C
— Imaz Press Réunion (@ipreunion) 11 mars 2018

 

Jean-Hugues Ratenon a tenu à rappeler "le cri de désespoir des Mahorais face à l’insécurité". Des propos confirmés par Amina Djoumoi Lihadji, membre du collectif Ré-Ma : "l’insécurité touche tout le monde. Il n’y a pas une seule famille, pas une seule personne qui n’est pas touchée". Pour elle, les Mahorais ne se mobilisent pas "contre une communauté mais bien contre l’insécurité et les inégalités sociales". Pour elle, "la situation à Mayotte ne se règlera pas en deux semaines". 
 


Amina Djoumoi Lihadji, membre du collectif Résistance Mahoraise à La Reunion appelle à la mobilisation pour Mayotte le 24 mars devant la préfecture pic.twitter.com/FTkoGLm5ES
— Imaz Press Réunion (@ipreunion) 11 mars 2018


- La Réunion "impactée" - 

Le député a déploré qu’après trois semaines de conflit, "il n’y a pas de solutions, mais surtout pas de débat". "Les Mahorais demandent une justice sociale, et la seule réponse du gouvernement sont des forces de répression". Ce samedi 10 mars, la ministre de l’Outre-Mer Annick Girardin a indiqué par communiqué les nouveaux renforts arrivés "portent à 987 le nombre de forces de l’ordre déployées sur le territoire". Répondant ainsi "à la demande exprimée par les parents d’élèves et le corps enseignant" de sécurisation des établissements afin que les cours reprennent normalement.
 


" Si on ne règle pas les problèmes à Mayotte, il y aura des répercussions extrêmement graves sur La Reunion " pic.twitter.com/ajhRWErWZw
— Imaz Press Réunion (@ipreunion) 11 mars 2018

 

Pour Amina Djoumoi Lihadji, Mayotte est "en urgence absolue". Selon elle, "le problème de Mayotte va se déverser à La Réunion avec une population qui va partir en masse". Selon la membre du collectif Ré-Ma, "il y a plein de gens qui sont biens installés à Mayotte avec leur boulot et leur maison mais qui envisagent de partir. Parce que leurs enfants ne sont pas en sécurité et parce qu’ils ne peuvent pas étudier correctement".

Même écho pour Jean-Hugues Ratenon qui alerte sur "l’explosion démographique" sur l’île où "avec autant de problèmes sur un si petit territoire, les gens vont se déplacer à La Réunion. Et ils n’ont pas le choix". 

A noter que la ministre des Outre-mer Annick Girardin est attendue ce lundi 12 mars 2018 sur l’île aux parfums. Accompagnée d’une délégation ministérielle et d’experts, la ministre arrive dans un climat tendu et le jour de la rentrée scolaire, que des manifestants ont prévu de bloquer par l’intermédiaire de barrages installés aux points-clés de l’île. Les transports scolaires se seront pas assurés ce lundi matin. Les écoles maternelles et élémentaires resteront fermées annonce l’intersyndicale à l’origine de ce mouvement populaire contre l’insécurité


hf/

mots clés de l'article : jean-hugues ratenon , Mayotte , La Réunion , Actus Reunion , Collectif mahorais

à voir également en vidéo

suivez-nous