La maladie a été détectée aux Comores

Mayotte : la menace de la fièvre aphteuse plane sur les élevages

Après la fièvre du Rift, une nouvelle menace plane sur le secteur de l’élevage mahorais. Il s’agit de la fièvre aphteuse, une maladie sans danger pour l’homme, mais extrêmement contagieuse pour les animaux. Elle a été détectée aux Comores, confirme le Centre de coopération international en recherche agronomique pour le développement (CIRAD). Son introduction à Mayotte provoquerait une catastrophe, tant économique que sanitaire. Pour le moment, sur l’île aux Parfums des mesures de prévention sont mises en place. (Photo d’illustration, RB/Imaz Press Réunion)

Une quinzaine de bêtes seraient mortes sur l’île comorienne de Mohéli, à Fomboni, recense France Mayotte Matin. Si les prélèvements doivent encore être analysés en laboratoire pour confirmation, les animaux présentaient tous les symptômes de la fièvre aphteuse. La maladie, particulièrement contagieuse, touche les bovins, les porcs, les ovins et les caprins. Elle est rarement fatale pour les adultes mais provoque une surmortalité des jeunes. Elle n’est pas transmissible à l’Homme mais celui-ci peut devenir vecteur.

Mayotte n’a pas attendu les résultats des analyses pour prendre des mesures de précaution et de prévention. Des pédiluves pour désinfecter les chaussures des passagers ont été installés à l’aéroport, au port de Longoni et au débarcadère de Petite-Terre. Les contrôles sanitaires et douaniers ont également été renforcés auprès des voyageurs afin de faire respecter l’interdiction d’importation de produits d’origine animale (viande, lait et produits laitiers, peaux d’animaux…).

En cas de détection d’un foyer, les protocoles internationaux sont très clairs : tous les animaux de l’élevage qui doivent être abattus de manière à minimiser les risques de propagation. Une épée de Damoclès au dessus des éleveurs mahorais déjà bien frappés par la fièvre du Rift.

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Menace dans les Mascareignes ?

Mayotte n’est pas la seule île de l’Océan Indien à prendre toutes ses précautions contre la fièvre aphteuse. En janvier dernier, Maurice et Rodrigues ont doublé les contrôles sur leurs bétails, relate l’Express.mu. Un protocole d’urgence qui intervient après l’annonce de la contamination de cheptels dans les fermes sud-africaines. Les deux îles des Mascareignes exportant énormément de bœufs et de cabris d’Afrique du Sud, le gouvernement mauricien ne voulait prendre aucun risque.

Aucun cas de fièvre aphteuse n’est pour le moment recensé sur l’île sœur, mais le souvenir de 2016 reste fort… Il y a trois ans, Rodrigues avait été durement touché par l’épidémie. Près de 3.200 animaux avaient été abattus alors que 2.118 avaient succombé à la maladie. A Maurice, 1.695 animaux étaient décédés. A l'époque, La préfecture de La Réunion avait mis en place un dispositif de vigilance renforcée.

nt/www.ipreunion.com

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