Malgré l’accalmie, Mayotte reste sur le qui-vive

photo d’archive imaz press

Les micro-séismes continuent à Mayotte. Depuis le 10 mai 2018, ce sont pas moins de 1300 secousses qui ont été constatées. Parmi elles, 150 ont été ressenties par la population. Si ces dernières 24 heures, le Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM) a enregistré deux séismes de magnitude supérieure à 4, il affirme avoir observé une "relative accalmie". Néanmoins, la préfecture l’indique : "les services de l’État restent vigilants".

Cette "relative accalmie" évoquée par le BRGM est réelle. Depuis ce dimanche 10 juin, le nombre de séismes d’une magnitude supérieure à quatre, a largement diminué. En revanche, l’épicentre, lui n’a pas bougé : il se situe toujours entre 50 et 60 kilomètres à l’est de Mamoudzou.

Déplacement de la partie Est de l’Afrique

Aujourd’hui, l’origine du phénomène se précise. Selon la préfecture, "la sismicité est due à au déplacement de la partie Est de l’Afrique vers le Sud-Est". Rien de très étonnant puisque, pour rappel, l’île de Mayotte est située en zone de sismicité modérée (de niveau 3 sur une échelle de 5). 

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En revanche, la durée de l’essaim de séismes reste inconnue. "Il faut tenir compte de l’épisode pour être rigoureux dans le respect des normes antisismiques à l’occasion des prochaines constructions" a déclaré Annick Girardin, ministre des Outre-mer, au micro de Kwezi. 

Une nouvelle mission est arrivée

Ce mardi 12 juin, dans la matinée, une nouvelle mission est arrivée. Elle est composée d’experts issus de la Direction générale de la prévention des risques du ministère de la Transition écologique. Leur rôle : rassembler les constats effectués sur les dégâts liés aux séismes. Notamment les constats réalisés par les mairies qui centralisent les demandes ainsi que les signalements et qui formulent, si nécessaire, la demande de classement au titre de catastrophe naturelle.

D’autant plus qu’à Mayotte, seul un foyer sur dix serait assuré. Or, il s’agit là du seul moyen pour obtenir une indemnisation le cas échéant.

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Des moyens supplémentaires ?

Depuis quelques semaines, les élus mahorais sont montés au créneau pour réclamer davantage de moyens permettant de mieux comprendre le phénomène sismique. Ils souhaitent notamment qu’un bateau spécifique puisse procéder à de nouvelles analyses autour de l’épicentre. Ils devraient être rassurés par la déclaration d’Annick Girardin qui leur a répondu que tous les moyens nécessaires étaient disponibles et mobilisés pour Mayotte.

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