Métropole par Paris (AFP) , vendredi 23 avril 2021 à 19:21

Plusieurs milliers de manifestants à Paris contre la réforme de l’assurance chômage

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Plusieurs milliers de personnes, majoritairement des intermittents du spectacle, ont manifesté vendredi à Paris pour demander le retrait de la réforme "scélérate" de l’assurance chômage qui doit entrer en vigueur le 1er juillet.

La manifestation était organisée par les syndicats CGT et Solidaires et des associations comme le Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) auxquels se sont joints des collectifs d'intermittents qui occupent des lieux culturels depuis plusieurs semaines.

De fait, les intermittents du spectacle, qui ne sont pas concernés directement par la réforme de l'assurance-chômage mais réclament une prolongation de leur année blanche et la réouverture immédiate des lieux culturels, constituaient le gros du cortège festif entre la place d'Italie et la place de la Bastille.

"Vivre de l'art est un art de vivre", "Festival: l'entubé de l'été", pouvait-on lire sur les pancartes. "On est solidaires avec tous les intermittents de l'emploi", a expliqué Benoît, 49 ans, échassier de la compagnie Zizanie de Taverny (Val-d'Oise).

Parmi ces intermittents de l'emploi, Robert Chassagnon, 42 ans, maître d'hôtel dans l'événementiel qui travaille en CDDU (des contrats courts et flexibles) pour plusieurs employeurs, craint de perdre "jusque 40% de son allocation chômage" les mois de l'année où il ne travaille pas.

Dans le viseur des manifestants, l'entrée en vigueur cet été du nouveau mode de calcul des allocations, qui sera moins favorable aux demandeurs d'emploi alternant régulièrement périodes de chômage et d'activité.

"J'ai bien entendu ces oppositions mais je pense vraiment qu'il faut modifier le système actuel (...). Certains ont pu s'en accommoder, on voit qu'ils ont été totalement percutés par la crise, à tel point qu'on a dû mettre en place une aide exceptionnelle pour ces salariés qui alternaient des contrats courts, qui n'ont pas pu travailler en 2020, pour leur assurer un revenu de 900 euros", s'est défendu Élisabeth Borne vendredi.

Selon l'Unédic, 1,15 million de personnes qui ouvriront des droits à l'assurance-chômage dans l'année suivant le 1er juillet devraient toucher une allocation mensuelle plus faible qu'avec les règles actuelles (de 17% en moyenne) avec dans le même temps une "durée théorique d'indemnisation" allongée (14 mois en moyenne contre 11 avant la réforme).

A la demande de Force ouvrière, l'organisme paritaire a aussi effectué des simulations montrant qu'avec les mêmes périodes d'emploi et des rémunérations égales, les salariés ayant été en chômage partiel, en congé maladie ou maternité, seraient moins bien indemnisés que les autres.

Sur ce point, le gouvernement s'est dit prêt à corriger des "effets non voulus".

mots clés de l'article : social , culture , manifestation , syndicats , emploi , chômage

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