Métropole par Grenoble (AFP) , mardi 27 avril 2021 à 14:38

Meurtre de Maëlys : la dernière expertise psychiatrique de Lelandais maintenue au dossier

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La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Grenoble a rejeté, mardi, une requête en nullité d’une expertise psychiatrique de Nordahl Lelandais versée en décembre au dossier du meurtre de Maëlys, a annoncé le parquet.

Cette décision intervient à moins d'une semaine du début du procès de Nordahl Lelandais dans l'affaire du meurtre du militaire Arthur Noyer en avril 2017, qui se tiendra du 3 au 12 mai devant la cour d'assises de la Savoie.

Alain Jakubowicz, l'avocat de l'accusé âgé de 38 ans, contestait l'impartialité d'un expert saisi pour mener la dernière expertise psychiatrique réalisée à sa demande dans l'affaire Maëlys.

Selon lui, le psychiatre en question, Paul Bensussan, aurait dû se déclarer incompétent à intervenir en raison de sa participation, le 30 mars 2018 sur France 5, à une émission de "C dans l'air" consacrée à son client après que celui-ci eut avoué les "coups mortels" portés à Arthur Noyer.

Dans son arrêt, la chambre de l'instruction a considéré que l'expert n'a "pas outrepassé sa mission et s'est contenté de donner des explications psychiatriques sur les actes reprochés", détaille une source proche du dossier à l'AFP.

"En tout état de cause, la défense n'a pas sollicité de contre-expertise. Le rapport pourra toujours être soumis au débat contradictoire lors de l'audience aux assises", a-t-elle ajouté.

Versé en décembre au dossier Maëlys, le rapport s'intéresse aux penchants pédophiles de Nordahl Lelandais et avance notamment qu'il n'était pas atteint, au moment du meurtre de la fillette, d'un "trouble psychique ayant aboli ou même altéré son discernement ou le contrôle de ses actes".

Les deux experts cosaisis affirment également que l'ancien maître-chien présente un "état dangereux au sens psychiatrique" et que sa "personnalité antisociale", soumise à "des addictions" et à un "trouble du contrôle des impulsions sexuelles", se caractérise par une "propension au passage à l'acte agressif".

Contacté par l'AFP lundi, Me Jakubowicz avait par avance indiqué ne pas vouloir réagir. Les parties ont cinq jours pour se pouvoir en cassation.

Un éventuel pourvoi en cassation de Nordahl Lelandais "suspendrait de fait" le rendu d'une possible ordonnance de mise en accusation par les deux juges d'instruction. Il n'est en effet pas envisageable "qu'elle puisse contenir des éléments qui pourraient faire l'objet d'une cassation", indique une source proche du dossier.

Dans un communiqué transmis à l'AFP, l'avocat des parents de Maëlys Me Fabien Rajon relève qu'il n'est "pas anodin de remarquer que Lelandais demandait l'annulation de cette expertise, qu'il avait pourtant réclamée avec beaucoup d'instance il y a quelques mois".

"Je ne voyais pas pourquoi un tel rapport devait être annulé, au motif pour le moins lunaire, d'une interview accordée par un des deux experts, trois ans auparavant, et d'ailleurs avec beaucoup de prudence dans son expression", a-t-il précisé.

Le 19 mars, le parquet de Grenoble a requis le renvoi du trentenaire devant les assises de l'Isère pour l'enlèvement, la séquestration et le meurtre de Maëlys en août 2017 lors d'un mariage dans la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin.

Le ministère public a également requis le renvoi du Savoyard devant la juridiction iséroise pour des agressions sexuelles sur deux jeunes cousines et l'enregistrement d'images pédopornographiques.

Selon une source judiciaire, le procès du meurtrier présumé de Maëlys pourrait avoir lieu "au cours du premier trimestre 2022".

mots clés de l'article : justice , homicide , Enquête

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