Ile-de-France : quelques "cars Macron" à la rescousse pendant la grève

© afp.com - PHILIPPE DESMAZES

Quelques "cars Macron" devraient venir renforcer vendredi les transports publics d’Ile-de-France, très affectés à partir de jeudi par la grève contre la réforme des retraite.

"Ceux qu'on appelle les cars Macron pourront circuler demain (jeudi) entre Saint-Denis et Massy en desservant Paris intra-muros. Nous avons veillé à ce que les tarifs proposés soient accessibles", a annoncé le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, mercredi soir.

"Nous avons évidemment respecté le cadre réglementaire", a-t-il précisé, évoquant "15 à 20" autocars et notant que "des discussions sont encore en cours".

S'il sera théoriquement possible de faire rouler ces véhicules dès jeudi, dans les faits, ces cars ne circuleront qu'à partir de vendredi, selon leurs exploitants.

Contacté par l'AFP, un porte-parole de FlixBus a indiqué que la compagnie allemande assurerait cette desserte à partir de vendredi. "Ce sera gratuit", a-t-il ajouté, notant que le parcours n'était pas définitivement arrêté.

Ce parcours devra être allongé, la distance entre Saint-Denis et Massy via Paris ne dépasse pas les 30 km. Réglementairement, les "cars Macron" n'ont en effet pas le droit de faire des trajets de moins de 40 kilomètres en Ile-de-France.

Un porte-parole de l'autre opérateur de "cars Macron", BlaBlaBus (BlaBlaCar), a indiqué que lui non plus ne lancerait pas cette ligne francilienne dès jeudi, sans en dire plus sur les jours suivants.

Avant l'annonce du secrétaire d'Etat, la CGT de la RATP s'était déjà élevée contre cette initiative, la jugeant "inutile car, qui peut raisonnablement croire que ce type de mesure serait en capacité de pallier, même de manière infime, (...) l'absence de transport dès le 5 décembre", "dangereuse" et "illégale".

M. Djebbari a en outre indiqué mercredi qu'il avait demandé aux opérateurs de VTC "de ne pas augmenter leurs tarifs". Ceux-ci ne seront pas plus majorés qu'un samedi soir, a-t-il ajouté.

Côté transports publics, la RATP "a mis le paquet sur les lignes structurantes", a souligné sa PDG Catherine Guillouard.

Pour le métro, il s'agit de la ligne 1 (est-ouest), la 4 (nord-sud), la 7 (nord-est/sud-est, avec un large cercle dans le centre de Paris), la 9 (vers Montreuil à l'est) et la 14 (nord-ouest/sud-est).

Onze lignes de métro seront fermées (2, 3, 3bis, 5, 6, 7bis, 8, 10, 11, 12 et 13). La 1 et la 14 -automatiques- devraient fonctionner normalement tandis que les 4 et 7 fonctionneront partiellement, seulement aux heures de pointe (de 06H30 à 09H30 et de 17H00 à 20H00), de même qu'un petit bout de la 9.

Quelques tramways devraient circuler, mais le trafic du RER et des trains de banlieue de la SNCF sera squelettique et concentré sur les heures de pointe.

Restent les bus, plutôt moins affectés par le mouvement: la RATP prévoit d'assurer 30% du trafic, toute la journée. Certaines lignes seront renforcées --notamment la 38, axe nord-sud parisien--, et d'autres supprimées.

Toutes les sociétés de scooters, vélos et trottinettes en libre-service, de même que les plates-formes de covoiturage et d'autopartage sont également sur le pont pour proposer des solutions alternatives pendant la grève.

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