Métropole par Paris (AFP) , mercredi 13 janvier 2021 à 13:29

France : léger mieux de l’activité en décembre, pas de progrès attendu en janvier

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L’activité s’est très légèrement améliorée en décembre en France, avec un écart ramené à -7% par rapport à la situation d’avant-crise, après -11% en novembre, mais ce rattrapage connaîtra une pause en janvier, selon des données publiées mercredi par la Banque de France.

Malgré ce léger mieux en décembre par rapport à sa précédente estimation de -8%, la banque centrale française a confirmé sa prévision d'un recul du PIB de 4% au dernier trimestre 2020 et de 9% sur l'ensemble de l'année 2020, selon son enquête mensuelle de conjoncture.

Dans le contexte de la fin du deuxième confinement mi-décembre, avec notamment une réouverture des commerces, "l'activité s'est partiellement redressée" en décembre, détaille la Banque de France qui s'appuie sur les retours de 8.500 entreprises.

L'amélioration a surtout concerné les services, puis dans une moindre mesure l'industrie, tandis que l'activité est restée stable dans le bâtiment, ces deux secteurs ayant été moins pénalisés par le confinement, détaille la Banque de France.

Mais des disparités perdurent au sein de chaque segment, puisque si la situation est meilleure dans l'industrie chimique ou l'agroalimentaire, elle reste "dégradée" dans l'automobile, l'aéronautique et les autres transports.

Sans surprise, dans les services, l'hébergement et la restauration continuent de souffrir, quand la plupart des autres activités progressent de nouveau avec la levée du confinement et la période des fêtes de fin d'année propice au commerce ou aux services de transport.

Mais cette amélioration devrait marquer un coup d'arrêt en janvier, prévient la banque centrale, avec une activité "quasi stable" dans l'industrie, le bâtiment et les services, selon les chefs d'entreprises interrogés entre le 21 décembre et le 7 janvier derniers.

La Banque de France table ainsi pour janvier sur une activité toujours en deçà de 7% de son niveau d'avant-crise, comme en décembre, du fait du maintien et même du renforcement des mesures de lutte contre l'épidémie de Covid-19.

"Janvier devrait marquer un palier, mais à l'inverse nous n’attendons pas que le durcissement horaire du couvre-feu dans certains départements ait ce mois-ci un coût économique significatif", a souligné le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale.

Mais cette anticipation "doit être interprétée avec prudence car elle peut masquer un manque de visibilité, compte tenu de la forte incertitude sur l'évolution de l'épidémie", prévient la Banque de France.

L'évolution de l'activité dépendra in fine de l'adaptation des mesures prises par le gouvernement, alors que le conseil de défense qui se tient mercredi pourrait entériner de nouvelles restrictions, dont une extension du couvre-feu.

L'activité devrait ainsi encore rester 6% en dessous de son niveau d'avant-crise durant le premier trimestre, selon les dernières prévisions de la Banque de France publiées mi-décembre.

Le gouverneur a confirmé mercredi matin la prévision d'un rebond du PIB de 5% cette année, soit un peu moins que la prévision de 6% établie par le gouvernement.

mots clés de l'article : santé , épidémie , Banque , économie , finance , croissance , centrale , virus , indicateur

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