Métropole par Paris (AFP) , dimanche 2 mai 2021 à 16:22

Covid : Attal appelle à la "solidarité" pour vacciner les personnes prioritaires

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Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a appelé dimanche à la "solidarité" pour que les publics prioritaires soient vaccinés les premiers contre le Covid-19, fustigeant des collectivités ayant élargi la vaccination.

"La France est limitée par le nombre de doses qu'elle reçoit" et la "priorité" reste "de protéger ceux les plus à risque", a-t-il rappelé à l'émission d'Europe 1-Cnews-Les Echos.

Or "vous avez encore plusieurs millions de personnes considérées comme prioritaires et qui sont dans l'attente d'une vaccination".

Face aux doses inutilisées, faute de candidats ou à cause de rendez-vous non honorés, les initiatives locales se multiplient, sur la Côte d'Azur, en Corse, à Marseille ou ailleurs, pour déroger aux seuils officiels de la campagne vaccinale.

Mais selon le porte-parole du gouvernement, "il faut un peu de solidarité". "Les Alpes-Maritimes ont eu une situation sanitaire difficile plus tôt que dans le reste de la France" et "on leur a envoyé davantage de doses", a-t-il rappelé.

"Allez chercher les publics prioritaires qui ne sont pas encore vaccinés", notamment les "personnes âgées qui vivent seules" et ne peuvent se déplacer, a plaidé M. Attal, citant des initiatives ailleurs de collectivités mettant en place des bus pour aller à la rencontre de ces publics.

De son côté, le président de la région des Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) a défendu ces initiatives locales sur BFMTV: "Ça s’appelle le bon sens, ça s’appelle le pragmatisme" et "il faut renoncer au centralisme parisien" selon lui.

M. Bertrand, candidat déclaré à la présidentielle de 2022, a aussi insisté pour "que l’on accélère sur la question de la vaccination pour les adolescents" comme aux Etats-Unis.

Globalement sur la vaccination, la cheffe de file des députés socialistes Valérie Rabault a souligné sur France 3 qu'"on a les mêmes doses que nos partenaires européens et pourtant on vaccine moins vite". Ainsi la France est "bien en dessous de l'Italie, de l'Espagne, de l'Allemagne".

Elle réclame "une règle simple": "la vaccination pour les plus de 40 ans dès le 10 mai" ou "le 17 mai". Et "on laisse la liberté aux médecins par exemple pour des patients de moins de 40 ans qui auraient des pathologies".

Le porte-parole du gouvernement affirme pour sa part qu'"on tiendra nos objectifs" sur la vaccination: "20 millions (de personnes ayant reçu une première injection) à la mi-mai, 30 millions à la mi-juin". Et à cette échéance, "on pourra élargir à tous les Français de plus de 18 ans", comme annoncé vendredi par le président Emmanuel Macron.

Pour l'instant, la vaccination est ouverte à tous à partir de 55 ans et des motifs médicaux précis sont nécessaires en-dessous de cet âge, hors professions prioritaires.

"On a une organisation robuste" pour l'acheminement des doses, ce qui est "une des conditions très importantes de la maîtrise de l'épidémie", a dit M. Attal.

Alors que débute lundi un allègement progressif des restrictions notamment de déplacements face à l'épidémie, M. Attal a salué le fait que "les Français ont fait beaucoup d'efforts encore ces dernières semaines qui nous permettent progressivement de reprendre le contrôle sur l'épidémie".

mots clés de l'article : santé , épidémie , vaccins , pharmacie , gouvernement , industrie , virus

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