Coronavirus : "Quand il n’y a pas de danger, on peut travailler", selon Pénicaud

© afp.com - Ludovic Marin

A la veille d’une deuxième semaine de confinement pour cause d’épidémie de coronavirus, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a affirmé dimanche que certaines activités ne présentent "pas de danger du tout" et que l’activité pouvait se poursuivre en appliquant les "mesures de protection".

"Il y a de situations de travail où il n'y pas de danger du tout", a-t-elle déclaré sur France Inter, ajoutant que "quand il n'y a pas de danger, on peut travailler".

"Si on sait protéger, on peut y aller" aussi, a-t-elle poursuivi, promettant d'être "intraitable sur les mesures de protection", en particulier la distance de sécurité d'un mètre entre chaque personne.

Dans les autres cas, les employeurs disposent de 30 jours pour recourir au chômage partiel, qui sera indemnisé par l'Etat "avec effet rétroactif", a-t-elle souligné.

Malgré "quelques jours de flottement", ce dispositif a déjà été sollicité par 31.000 entreprises (dont 11.000 dans le secteur du BTP) pour un total de 670.000 salariés, a-t-elle précisé, ajoutant qu'au final cela allait être "plusieurs millions".

Des "protocoles" ont cependant été négociés dans le BTP, le transport routier ou encore la grande distribution, "pour pouvoir continuer à travailler en toute sécurité", a indiqué Mme Pénicaud.

Réticente à lister les métiers indispensables en temps de crise sanitaire, la ministre du Travail a estimé que les activités sont "très imbriquées", prenant pour exemple les médicaments, qui ont besoin d'emballages, de transports frigorifiés, donc de stations-services, qui doivent elles-mêmes être approvisionnées en carburants et nettoyées.

"Tout le monde est utile", a-t-elle insisté, évoquant l'industrie textile qui peut se reconvertir pour fabriquer des masques.

Elle a par ailleurs lancé un appel à candidatures pour l'agriculture maraîchère, qui a "un besoin de recrutement immense" en raison de l'absence de travailleurs détachés venus d'autres pays.

"On cherche 200.000 personnes pour le travail saisonnier (...) Ca arrive tout de suite, les fraises, les asperges et on a besoin de bras", a-t-elle expliqué.

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