Mic-mac avec les calendriers des compétitions internationales (actualisé)

Aux mondiaux de surf, la France devra peut-être faire sans les Réunionnais

photo RB imaz press reunion

Du 20 au 28 mai 2017, se tiennent les championnats du monde de surf ISA à Biarritz, dans le sud de la France. L’équipe tricolore devra cependant peut-être faire sans ses meilleurs éléments : les programmations de différents épreuves professionnelles entraînent un calendrier particulièrement serré. Les Réunionnais Johanne Defay et Jérémy Florès risquent ainsi de devoir faire une croix, sans doute à contre-coeur, sur les mondiaux.

C’est une de ces équations qui apparaissent insolubles dès le premier regard. Du 20 au 28 mai, la France accueille les championnats du monde de surf ISA (International surf League). Or, le 20 mai devrait être le dernier jour du du Rio Pro CT (Championship Tour) masculin et féminin de la WSL (World surf league), qui gère toute l’organisation des compétitions professionnelles de surf dans le monde. Second accroc : le début du Fiji Pro tombe le 28 mai, soit le dernier jour des mondiaux. On ajoute au mélange les voyages d’un bout à l’autre du monde et le décalages horaires.

D’autant plus que, lors de la même semaine des championnats, le Japon organise un QS 6000 (Qualifiying series) : autrement dit un morceau de choix quasiment inévitable pour les forces vives du surf. Patrick Florès, entraîneur national, regrette ce télescopage de calendriers, qui aurait selon lui pu être évité car "il était censé y avoir des accords pour que les professionnels puissent participer à la compétition".

 


#MondiauxSurf #Biarritz - Patrick Florès, entraîneur : "On définira l’équipe de France début mai", peut-être avec des Réunionnais pic.twitter.com/tbtyRHUCpK
— Maëva Pausé (@maepause) 5 avril 2017


 

Cette situation pourrait entraîner le renoncement forcé de Johanne Defay, Jérémy Florès, Joan Duru et Pauline Ado, les étoiles de la sélection française. Pour l’entraîneur, ce conflit de dates entra l’ISA et la WSL est quasiment l’équivalent d’un "couteau dans le dos". L’équipe de France devrait donc être définie au début du mois de mai.

- " Un plan B " dans les tuyaux - 

Pas d’autre choix donc pour l’entraîneur que de rester prudent sur la présence potentielle des Réunionnais aux mondiaux. Tant bien même cette compétition représente une possibilité de faire briller le drapeau tricolore par équipe. Car les performers se retrouvent en vérité pris en otage dans un tourbillon de compétitions de haut niveau, concentrées sur moins d’un mois. En risquant à tout moment la blessure.

D’autant plus que Johanne Defay devra défendre son titre au Fiji Pro : difficile de faire l’impasse sur une étape aussi essentielle de sa saison. À noter cependant que la sportive péi et Pauline Ado ont donné un accord de principe, prévoyant qu’elles quittent Biarritz le lundi 22 mai pour se rendre aux îles Fidji. En sachant également que l’étape du Brésil est prévue de se terminer le 20 mai, mais qu’elle pourrait être différée. Autrement dit, il est parfaitement possible que l’équipe de France se retrouve dans l’obligation de faire sans ses meilleures féminines. Mais, Patrick Florès l’assure, un "plan B" est déjà dans les tuyaux.

Bien évidemment, ce maillage de calendriers ne concerne pas que la France. Les autres nations devront également et probablement faire sans leurs stars mondiales. Dommage pour le spot de première classe du pays Basque : à défaut de la crème de la crème, le spectacle devrait quand même être au rendez-vous.

mp/www.ipreunion.com, jeudi 6 avril 2017, 3h (actualisé)

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