Un simple dépôt de candidature peut parfois se transformer en une confrontation orageuse. Cela a été le cas ce mardi 15 mai 2012. J.Y. Langenier, candidat PCR à la députation dans la 2e circonscription est allé déposer son dossier en préfecture. Il a croisé J.M Gamarus, candidat dans la 7e circonscription, et soutien d’Huguette Bello, exclue du PCR pour avoir maintenu sa candidature dans la 2e circonscription. Le même J.M. Gamarus, ce dimanche, lors du rassemblement du comité d’Huguette Bello à Saint-Paul, a apostrophé J.Y. Langenier : « va dire à ton maître que nous condamnons l’injustice, la division, la cassure, l’exclusion, la guerre fratricide ». Ce mardi J.Y. Langenier lui a lancé : « L’esclave de service vous salue bien ». Visiblement gêné, J.M. Gamarus lui a répondu : « On est du même bord, on a toujours été ensemble ». Le maire du Port lui a ostensiblement tourné le dos et est parti.
Interrogé suite à ce face-à-face houleux, Jean-Marc Gamarus a reconnu que « c’est une réaction normale puisque Jean-Yves Langenier fait allusion aux propos que j’ai tenus lors de la réunion du collectif de Mme Bello ce dimanche à Saint-Paul ». Il estime néanmoins : « On donne un sens défiguré et travesti à mes propos ».Le premier adjoint à la mairie de Saint-Paul a ajouté : « Je pense sincèrement que M. Langenier n’était pas maître de sa décision de se présenter dans la 2e circonscription. Tout le monde sait qu’il a beaucoup réfléchi. C’est cela que je voulais dire et rien d’autre. Je respecte M. Langenier ».
Jean-Marc Gamarus a aussi souligné : « On est en campagne électorale. On essaye de donner une interprétation à mes propos. Personnellement, je faisais simplement allusion à la déclaration de Mirabeau, qui en 1789 a dit aux envoyés du Roi qui voulait chasser les députés `’Allez dire à votre maître que nous sommes là par la volonté du peuple, et que nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes !’’
Quant à savoir s’il regrette ses propos, Jean-Marc Gamarus répond : « J’ai dit des choses que je ne retire pas, et ces choses n’avaient pas le sens qu’on leur a donné. Je n’ai rien à regretter ni à retirer, j’assume mes mots ». Il poursuit : « A aucun moment je n’ai voulu manquer de respect à M. Langenier. Je ne suis pas un insulteur, je ne suis pas quelqu’un qui attaque de façon insolente, je ne pensais pas le rabaisser ».
Interrogé sur la connotation que pouvait avoir le mot « maître » à La Réunion, Jean-Marc Gamarus a répondu : « Je ne veux pas polémiquer, il n’y avait pas volonté d’offenser un homme que j’ai connu et apprécié, et que je n’ai aucune intention de déconsidérer », avant de préciser une nouvelle fois « Je regrette le détournement de mes propos ».
Enfin, quand on le questionne sur le fait de savoir s’il comprend que Jean-Yves Langenier puisse se sentir blessé, la réponse fuse : « Il est blessé ? Et Mme Bello, elle n’est pas blessée, elle qui est victime de tentative de mise à mort politique ? », interroge Jean-Marc Gamarus.
Pour sa part, Jean-Yves Langenier a dit « regretter profondément que certains aient la volonté de rabaisser le débat à ce niveau ». « En m’invectivant et en me renvoyant à mon maître Paul Vergès, ce n’est pas seulement moi qu’il a insulté, il a aussi insulté les Portois dont je suis maire, et notre Histoire », a conclu Jean-Yves Langenier.
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De l'émotion en politique ? Mais quelle chose horrible !
Bientôt les flingues pour les campagnes électorale, comme dans les
bonnes république bananière !
Sont fous ces runionnais !