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toute l'actu en temps réel avec les alertes SMS réunion Source : www.ipreunion.com - Publié le 31/08/2012 à 05h39, mis à jour à 06:39

Débat sur le mariage des couples homosexuelsL’association Rive en faveur de l’accès aux droits pour tous

L’association Rive a souhaité apporter sa contribution au débat sur le mariage des couples homosexuels, ainsi que sur l’accès pour eux à l’adoption, et sur l’accès aux droits en général. Nous publions ci-dessous leur communiqué.

"L’actualité pointe à nouveau le problème d’égalité entre les êtres humains, en particulier par rapport aux préférences sexuelles.

L’association RIVE lutte depuis près de 20 ans pour les droits de l’Homme et souhaite apporter sa contribution au débat.

La cruauté, liée aux idées reçues et aux discriminations qui vont avec, fait pourtant des ravages. La souffrance des homosexuels est passée sous silence. Aujourd’hui encore, en 2012, des jeunes n’osent pas parler de leurs préférences sexuelles à leurs propres parents de peur d’être rejetés. D’autres, ressortissants européens, se sont vus emprisonnés dans un pays étranger parce qu’on les soupçonnait d’être homosexuels, ce qui s’apparente à un délit de facies. De tout temps l’homosexualité a été amalgamée aux problèmes de la société sans raison : autrefois liée aux communistes que l’on chassait, ou aux juifs que les nazis exterminaient ; plus récemment au sida (pourtant plus de 80% des séropositifs sont hétérosexuels dans le monde), souvent à la pédophilie, aujourd’hui à la polygamie…

Le taux de suicide chez les jeunes homo-bisexuels est considérablement plus élevé que chez leurs congénères hétérosexuels du même âge… Une première étude américaine datant de 1978, puis plusieurs autres, dont une en France en 2003, font apparaître que les risques de suicide sont treize fois plus élevés chez les jeunes homosexuels et bisexuels que chez les jeunes hétérosexuels. Non pas du fait de leur homo -ou bi- sexualité, mais du fait des attitudes d’agressivité et/ou d’exclusion dont ils font l’objet, y compris dans leur propre famille.

On parle de " normalité sexuelle " qui serait la relation entre un homme et une femme. On a tendance à penser que la normalité est la position du plus grand nombre, ou plutôt celle du plus fort. Si on s’en tient à la définition de l’OMS, c’est plutôt " la relation sexuelle libre entre deux personnes adultes et consentantes ".

Malgré tout, la société évolue et l’existence des couples homosexuels est maintenant reconnue. La loi leur a accordé la possibilité du PACS et ils revendiquent maintenant le droit au mariage.

Des voix s’élèvent, notamment du côté de l’Eglise, pour leur refuser ce droit. Mais de quoi parle-t-on réellement ?

On a tendance à confondre mariage civil et mariage religieux. Nous sommes dans un pays laïc où depuis longtemps l’Etat est séparé de l’Eglise. Les couples homosexuels revendiquent simplement les droits civils liés au mariage que ne leur octroie pas le PACS : droit à l’adoption, droit à la filiation automatique, droit à l’héritage, droit à la pension de réversion. Une personne pacsée peut se retrouver à la porte de son propre domicile si son compagnon ou sa compagne disparaît et qu’un acte notarié spécifique n’a pas été effectué du vivant de son compagnon ou sa compagne. L’égalité d’accès aux droits pour les citoyens ne devrait, en aucun cas, dépendre des choix de sa vie privée. La sexualité est bien du domaine de l’intime et ne regarde en rien le législateur.

Le mariage religieux, non obligatoire, qui n’intervient en France qu’après le mariage civil, est un autre engagement et doit faire l’objet d’un débat distinct.

Au sujet du droit à l’adoption par des couples homosexuels, la polémique soulevée est forte au nom du " bien-être de l’enfant ". Premier point : leur donner ce droit ne ferait que régulariser la situation de milliers d’enfants dont c’est le quotidien en France. Quant à l’enfant lui-même, seules des études scientifiques, effectuées par des personnes diplômées, non partisanes, avec une vraie méthodologie, de façon comparative et en évitant au maximum les biais de recrutement, peuvent être éclairantes. Actuellement, 4 études scientifiques (2 américaines, une anglaise et une belge) correspondent à ces critères. Elles arrivent à ces conclusions :

1° Les parents homosexuels sont des parents comme les autres.

2° Les enfants élevés par des parents homosexuels n’opèrent pas de confusion concernant leur identité de genre, et la vaste majorité d’entre eux est hétérosexuelle (alors que 100% des homosexuels d’aujourd’hui ont été élevés par des couples hétérosexuels !).

3° Les enfants et adolescents élevés dans des familles homoparentales ne présentent aucune différence avec les enfants et adolescents élevés par des parents hétérosexuels quant à leurs aptitudes cognitives, leur comportement, leur développement psychologique général, ou dans d’autres domaines du développement émotionnel tels que l’estime de soi, la dépression ou l’angoisse.

4° En tout état de cause, une donnée essentielle souligne que l’ensemble des enfants ou adolescents se portent mieux lorsqu’ils sont élevés par deux parents (quelle que soit l’orientation sexuelle de ceux-ci) que lorsqu’ils sont élevés par un seul parent.

Or, la situation actuelle fait que dans les familles homoparentales, les droits et devoirs sur les enfants ne sont reconnus par la loi que pour un seul des membres du couple, ce qui ne facilite pas pour l’autre membre les démarches de la vie quotidienne.

En outre, les enfants risquent d’être séparés de leurs deux parents lorsque celui qui a l’autorité légale disparaît (décès). L’autre parent, qui les a co-élevés pendant des années n’a plus aucun droit juridique sur eux et doit laisser sa place aux grands-parents ou autre " représentant légal ", ce qui semble logiquement contraire à l’intérêt et au bien-être des enfants.

N’y a-t-il pas là un peu d’hypocrisie ?

N’oublions pas que nous parlons bien d’une réalité : les couples homosexuels, même pourchassés, ont toujours existé, et de tout temps il y a eu des enfants élevés par des homosexuels ; le but de cette future loi n’est pas d’inventer quelque chose de nouveau mais bien de reconnaître un état de fait. Aucun bouleversement n’est à attendre avec cette loi, si ce n’est le bonheur des enfants de pouvoir rester avec celui/celle qui les a élevés si l’autre vient à disparaître.

Remarquons au passage que les voix qui s’élèvent actuellement au nom du bien-être de l’enfant, sont bien silencieuses lorsqu’il s’agit de défendre ce même enfant mourant de faim (comme c’est le cas toutes les 6 secondes dans le monde), se prostituant à cause de la pauvreté ou orphelin des rues sniffant de la colle…

L’Amour est essentiel et la spiritualité peut amener à le transcender, mais certainement pas à le réduire ou le limiter.

L’amour est un élément particulièrement important pour l’équilibre d’un foyer, qu’il s’agisse d’un couple (union de deux êtres qui s’aiment) ou d’un foyer avec un ou des enfants. Un enfant est heureux lorsqu’il est aimé par son/ses parent(s), sans distinction de genre, de race, de couleur, de religion, de capacité…

Dans notre société aujourd’hui, dans notre pays de la liberté, ici à la Réunion terre de partage, de respect des autres et d’amour, pourquoi faudrait il être triste d’être gay ?"
les réactions à cet article
le 7 septembre 2012 à 05:47, par pepeleyab
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...je n'ai pas les moyens intellectuels "d'éléver le débat" comme le dit le
précédent interlocuteur et je tiens à rester plus "terre à terre" dans mes
interrogations... désolé... ! Quand on se marie : le Maire nous délivre un
livret de famille qui se complète au fil des années par les divers membres
nés d'une union charnelle d'un homme et d'une femme (jusqu'à ce jour il
n'y a pas eu d'autres solutions !). Et de ce fait cette action sera donc
difficile à réaliser pour multiplier notre descendance... arrêtez-moi si je
me trompe !!!
Je m'inquiète aussi -je suis toujours "terre à terre"- à savoir que dans les
fiche de renseignements de nos écoliers, il sera mentionné, par exemple :
nom du père : Raymond , nom de la mère : Marcel... ! Je suis encore désolé
mais je ne suis pas habitué à ces situations, même si deux personnes
semblables physiquement ont une attirance commune !
"Toute ressemblance avec des faits existants ou ayant existés ne seraient
que pure coïncidence..."

le 31 août 2012 à 11:21, par Amalgame confusion et égoïsme
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Je déplore l'amalgame…l'égoïsme …la confusion qui est faite quand on parle d'homosexualité.
RIEN, à ce jour n'est là pour nous informer sur l'inné et l'acquis à propos des comportements homosexuels. et ce n'est pas une publication de l'Organisation Mondial de la Santé qui peut statuer sur ce problème. Cela a pour conséquence que le choix de la sexualité relèverait, jusqu'à preuve du contraire, du même choix qui pousse un individu à fumer, boire de l'alcool, se droguer en faisant du jogging ou en prenant de la cocaïne.
Cela relève strictement de son choix et à ce titre il doit en assumer les conséquences et ceux d'autant plus que l'information à ce sujet serait même, un peu "trop" bien faite pour qu'il ne puisse prétendre ne pas être au courant des problèmes de l'addiction.
Des affichettes placardées dans la ville au moment des récentes élections, dénonçaient : "après le mariage homosexuel, la polygamie…". On peut décemment se poser la question .
Peut être pourrait-on inclure dans la réflexion à ce propos , les problèmes que pourraient se poser demain les zoomorphes zoophile ? Après tout pour quelle raison un être humain ayant fait choix d'aimer… les animaux ne pourrait-il pas revendiquer convoler en justes noces avec l'objet de son plaisir, mis en place par l'addiction qui en découle ?
À propos de zoophilie il est édifiant de savoir qu'une pétition circule sur internet, - photo insoutenable -pour faire cesser les viols canins par des humains en Turquie…
Voila qui en dit long sur les penchants sexuels humains. Devoir les satisfaire impliquerait-il que cela se fasse dans un cadre juridique comme l' institutionnalisation du mariage pour homosexuels ?
On nous parle de la douleur de ceux-ci dont le statut ne serait pas encore pleinement reconnu dans notre société et qui donc en souffriraient, ce que je veux bien admettre. Mais qu'en serait-il alors du choix, assumé par un drogué et de son addiction à la drogue, souffrance légitime, illégitime ? Faudrait-il légaliser les drogues ?
En matière de mariage accordé aux homosexuels : Notre société à pris en son temps l'intelligente et suffisante décision, me semble-t-il, de créer le Pacs . Est-il bien raisonnable en l'état des connaissances sur l'homosexualité aujourd'hui d'aller plus loin dans ce domaine ? - L'homosexualité est-il un comportement inné ou acquis -.
Nous savons très bien que le cerveau humain sécrète des endorphines dont les effets sur le plaisir ne sont plus à démontrer. Cela plaiderait pour une prédisposition inné de l'être humain au plaisir sous toutes ses formes. À ce titre donc devrions-nous céder aussi à toutes les pulsions issues de notre cerveau et réclamer la légalisation des drogues.
Que dire alors des lobbys homosexuels qui comme tout les "groupes" humains constitués, générent une économie, ce qui me parait conforme à la déontologie de l'économie libérale qui déclare vouloir satisfaire les égoïsmes individuels.
On conviendra que cet aspect du problème est un formidable appui pour soutenir la cause des mariages homosexuels et imposer, au passage, la libéralisation des drogues douces. En matière de libéralisme 'il n'y a aucun sectarisme qui ne soient insatisfait.
L'argent ayant de moins en moins d'odeur aujourd'hui et la moral n'étant plus du ressort de l'Etat plus aucune barrière ne peut refouler des exigences, mêmes les plus perverses, dès lors que elles-ci engendreraient des bénéfices. Et pour poursuivre l'amalgame et rajouter à la confusion : Que peut-on opposer à ce libéralisme de plus en plus agressif si ce n'est la force de nos convictions ?
Encore faut-il que l'individu puisse s'extraire de la gangue de la désinformation ( par la sur-information ;-D ) et d'abêtissement ( par la spécialisation à l'outrance ;-D ) dans lesquels nos institutions nous enferment et qu'il continue à croire en l'Homme à défaut de croire en un Dieu serait-il même de ceux qu'il se fabrique… J'attends les critiques qui élèveront le débat…de notre communauté d'Homme .Si tant est…IOI

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