Dans le cadre d’un dossier spécial Réunion, l’édition régionale du magazine le Point publie, ce vendredi 25 mai 2012, la première interview de Gérard Ethève, depuis son éviction, il y a un peu plus d’un mois. L’ancien pdg d’Air Austral y évoque la « précipitation surprenante » de ce départ décidé par la Région et sa volonté de reprendre le projet A380 si celui-ci n’était pas mené à bien par Air Austral.
Sa réaction était attendue et c’est l’édition Réunion de l’hebdomadaire Le Point qui la publie vendredi 25 mai. Dans une interview exclusive, la première accordée depuis son départ de la tête d’Air Austral le 6 avril dernier, Gérard Ethève répond aux questions de Bernard Grollier sur la grave crise que traverse Air Austral depuis 2011.L’ancien pdg y évoque notamment son « obsession (...) de faire baisser les prix entre la métropole et la Réunion ». Loin d’avoir tourné la page de son implication dans le paysage aérien de l’île, il estime, qu’avec Airbus, il a « monté le seul projet qui le permet : le mise en ligne d’A380 densifiés » qui permettraient, selon lui, de faire baisser le coût au siège de 25% par rapport aux porteurs classiques. Et sur la question, il n’entend pas lâcher prise. « Si Air Austral ne conduit pas ce projet à terme, je reprendrai le collier, avec des partenaires métropolitains et réunionnais, pour le faire aboutir », indique ainsi Gérard Ethève sans donner plus de précisions.
Car pour lui, le choix d’acheter des nouveaux avions était opportun au moment où il a été pris, soit, avant la flambée du prix du carburant en 2010, et ce même s’il s’accorde à dire qu’il a « vidé la trésorerie ». Selon lui, les pertes d’Air Austral ont été aggravées par la politique commerciale d’Air France qui a obligé la compagnie régionale à s’ « aligner sur des tarifs irréalistes ». A la différence près qu’Air France avait le soutien des banques qui a fait défaut à Air Austral.
Sur le choix de développer l’offre sur des destinations asiatiques, océaniques et la province, Gérard Ethève souligne le fait qu’il a été décidé « avec le soutien du conseil de surveillance » mais indique que « quand les difficultés ont commencé en 2011, la faiblesse du capital (...) n’a pas pardonné. Nous avons bâti une tour sur des fondations trop fragiles ». Pour lui, « Air Austral est malade de son actionnariat », dont 46% est détenu par les collectivités, principalement la Région. Il souligne par ailleurs, le manque de soutien des banques qui « exigent l’augmentation de capital mais ne la suivent pas ».
Gérard Ethève indique aussi avoir alerté les actionnaires à plusieurs reprises sur les questions de trésorerie mais affirme n’avoir aucun regret et rester actif. « Air Austral a positionné la Réunion sur l’échiquier du transport aérien, dont elle était absente », dit-il. Une satisfaction qui n’a pas été partagée par l’actionnaire principal, à savoir le Conseil Régional, qui « a voulu que je m’en aille. Dans une précipitation que je trouve surprenante ! ».
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encore un débile qui se croit plus fort que les experts en aviation, il va encore dilapiduer l'argent de la compagnie et mettre des des gens au chomage il n'y a donc personne pour stoper ce triste personnage qui a dilapider des sommes colosales sans oublier de se servir. Et dire que des gens le vénère avec tout le mal qu'il a fait quels imbéciles !!!!