Le "pirate de l’air" arrêté sans effusion de sang mercredi à l’aéroport de Mexico après avoir pris le contrôle d’un avion sur une "inspiration divine" est un ancien toxicomane, devenu prédicateur antidrogue au nom de l’Evangile.
José Marc Flores Pereira, un Bolivien de 44 ans établi au Mexique, marié et père de trois enfants, avait montré au personnel de bord du vol Cancun-Mexico un prétendu engin explosif, en réalité des cannettes de jus de fruit reliées à un réveil. Il exigeait de parler au président de la République, Felipe Calderon, pour "l’avertir des dangers courus par le Mexique", à commencer par un tremblement de terre.
Arrêté après avoir accepté de laisser sortir les femmes et les enfants parmi les 104 passagers de l’avion, il a répété ses mises en garde et ses invocations de l’Evangile devant les micros et les caméras de la presse, à laquelle les autorités l’ont présenté sur place.
Son épouse, Elsa, a invoqué les problèmes "psychologiques" de ce grand gaillard au parcours éclectique : prédicateur dans une église évangéliste d’une petite localité du sud-est du pays, il était encore il y a quelques années propriétaire d’un restaurant près de Cancun, la station balnéaire de la péninsule du Yucatan, sur le littoral caraïbe. Musicien aussi : il a édité plusieurs disques de chants religieux sous le nom de Josmar.
Elle n’a pas caché les antécédents de son mari, dont les médias locaux ont mentionné la drogue et l’alcool. Mais elle a assuré qu’il les avait surmontés, et qu’il prêchait au contraire la tempérance, auprès des enfants des rues et dans les prisons, où il donnait des conférences.
José Marc Flores Pereira voulait attirer l’attention des médias sur les méfaits des addictions, sur les femmes battues par leur mari alcoolique, sur les enfants contraints à mendier dans les rues parce que leur père se drogue.
Il l’avait dit à sa femme et à sa mère qui vit en Bolivie. "Je ne savais pas qu’il allait détourner l’avion, il m’avait seulement dit qu’il avait envie de détourner un avion", a expliqué la mère.
"Il m’a dit avoir entendu de Dieu qu’il devait parler avec le président du Mexique, et qu’il se ferait écouter par n’importe quel moyen, au péril de sa vie", a-t-elle expliqué.
"Si Dieu l’a envoyé faire ce qu’il a fait, je le bénis au nom de Seigneur", a-t-elle ajouté à l’égard de ce fils dont elle a reconnu les "problèmes avec la drogue et l’alcool" dans sa jeunesse. Ils lui avaient valu d’être "chassé par son père qui lui avait dit +tu ne sers à rien, je vais t’acheter un billet pour que tu t’en ailles", a-t-elle raconté.
Le billet d’avion était pour le Mexique.


















alors je sui perplex parfoi on ne compren rien aux aurtre c vraie il faux connaitre 1 personne pour avoir 1 opinion bof l"essenciel il na pa fait mal a persone toute est bien qui fini bien ,,