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métropole Source : PARIS (AFP) - Publié le 23/05/2012 à 23h17

La protection du Ponant a coûté 10,5 millions d’euros, selon l’avocat général

Le déploiement de forces militaires françaises en avril 2008 à l’occasion de la prise d’otages du voilier Le Ponant par des pirates somaliens a coûté 10,5 millions d’euros, a affirmé mercredi l’avocat général, Bruno Sturlese, devant la cour d’assises de Paris.

M. Sturlese a cité un document du ministère de la Défense figurant au dossier, évaluant le coût de "la présence militaire française destinée à sécuriser le Ponant et assurer la libération des otages".

Un officier de la marine nationale, qui n’a pas joué de rôle dans cette opération mais était auditionné au procès des six Somaliens jugés depuis mardi pour cette prise d’otages, n’a pas été en mesure de confirmer ce chiffre.

Dès que le Ponant, avec 30 membres d’équipage à bord, avait été abordé le 4 avril 2008 à l’entrée du Golfe d’Aden, la France avait mobilisé des unités des commandos marine et des gendarmes du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).

Le Ponant détourné vers les côtes somaliennes était survolé par un hélicoptère militaire et suivi par un aviso de la marine nationale.

Une semaine après l’assaut des pirates, l’équipage avait été libéré sain et sauf contre une rançon de 2,15 millions de dollars versée par le propriétaire du voilier, la compagnie CMA-CGM.

Des membres des forces spéciales françaises avaient pris en chasse les pirates à terre, avec l’aide notamment d’un avion d’observation. Les six hommes jugés aux assises avaient été interpellés à bord d’un 4X4, où se trouvaient des armes et 200.000 dollars. Un seul d’entre eux reconnaît être un pirate, les autres se disant innocents.

A l’époque, la France agissait "en autonome", a rappelé l’officier de marine auditionné mercredi, Marc-Antoine de Saint-Germain. Elle participe désormais à l’opération anti-piraterie Atalante, mise en place en décembre 2008 sous l’égide de l’Union Européenne.

Il a dressé un panorama général de la piraterie au large de la Somalie, qu’il a attribuée à deux causes principales, "la faiblesse de l’Etat" et la "misère" de la population.

"Jusqu’à 200 attaques par an" (réussies ou non) ont été recensées jusqu’en 2010, le taux de réussite déclinant à partir de 2011 sous l’effet des opérations organisées par la communauté internationale, a-t-il expliqué. "En revanche, on constate une augmentation de la violence" des pirates, a-t-il dit.

les réactions à cet article
le 25 mai 2012 à 16:44, par
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Pourquoi n'y a-t-il pas une prise en compte tant par la compagnie propriétaire que par les assurances qui ne doivent pas manquer de couvrir les risques maritimes ? Faut-il que ce soit encore le contribuable qui ait à payer pour ce type d'intervention ? le Sarko pouvait être généreux avec nos denier puisque lui même s'est exempté de payer ses impôts depuis si longtemps !

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