Gérard Rameix a été officiellement nommé de l’Autorité des marchés financiers (AMF) dans un décret daté du 1er août et publié vendredi au Journal officiel, en remplacement de Jean-Pierre Jouyet, parti diriger la Caisse des dépôts (CDC).
M. Rameix, auparavant médiateur du crédit, avait été proposé à la tête du gendarme des marchés début juillet par Matignon, et sa nomination avait obtenu le feu vert des deux commissions des Finances, celle du Sénat et celle de l’Assemblée nationale, le 25 juillet.
Cet énarque de 60 ans, ancien de la Cour des comptes, a passé près de 12 ans à l’AMF qu’il a quittée en janvier 2009. A son départ, il en était le secrétaire général.
En début de carrière, il a été en poste à la direction du budget du ministère de l’Economie et des Finances, de 1984 à 1986, puis conseiller technique du cabinet du Premier ministre Jacques Chirac, entre 1986 et 1988.
Il est devenu président de la Société Finindex (gestion de fonds) à partir de 1990, avant de rejoindre la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) au poste de directeur en 1993.
Il a ensuite été nommé directeur adjoint du cabinet du Premier Ministre Alain Juppé en 1997. Il a occupé les fonctions de directeur général de la Commission des opérations de bourse (COB, devenue depuis l’AMF) jusqu’en novembre 2003.
De mai à septembre 2009 -date à laquelle il a été nommé Médiateur du crédit-, il occupait les fonctions de conseiller maître, président de section à la 5e chambre à la Cour des comptes de Paris.
















Marasme et beau parcours :
Beau parcours pour ce monsieur qui m’est inconnu. Toutefois vu son implication par sa longue carrière à coté et pour le politique, on peut être en droit de dire que le marasme actuel, il y est aussi pour quelque chose.
Ce constat étant valable pour ses congénères de toujours et tapis aussi dans l’ombre des institutions.
La question qui mérite d’être posée serait : si les individus qui nous ont conduit dans l’actuelle situation scabreuse, continuent à officier, comment pouvons-nous croire qu’ils auront les moyens de défaire ce qu’ils ont imaginé et réalisé : mondialisation ; légalisation de la concurrence déloyale ; délocalisation pour le moins disant international ; suppression des frontières ; suppression de la monnaie nationale ; dévalorisation de la valeur travail au profit de la spéculation financière…