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On fait le bilan, calmement

SAKIFO 2012 : On y était !

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3 jours, 4 personnes sur place, des dizaines de concerts : c’est l’heure de dresser le bilan de cette édition du Sakifo. Des tops, des flops, des photos, des interviews, des souvenirs en pagaille : revivez le festival en entier.

RETROUVEZ TOUTES LES PHOTOS DE VENDREDI, de SAMEDI et de DIMANCHE

TOP 3 / FLOP 3

Nicolas, Aurore et François, qui ont couru pendant trois jours de concert en concert, rendent leur sentence : leurs trois meilleurs concerts, et les trois plus gros ratés. Où l’on constate que c’est un garçon qui reproche à Orelsan son inélégance envers les filles, que si le meilleur concert du Sakifo devait être choisi au suffrage universel, General Elektriks et Asaf Avidan seraient au 2e tour, et que la plus grosse déception serait Earth Wind & Fire...

LES TOPS

Nicolas

  • 1. Calypso Rose : La grosse surprise, au tout début du festival. Une vieille dame de 72 ans, se promenant en backstage avec une canne mais qui, une fois sur scène, groove et bouge comme personne. Une sorte de Césaria Evora sous acide.
  • 2. General Elektriks : Un batteur au look punk. Un bassiste mi-zèbre, mi-Freddy Mercury. Et Salters, qui tape sur ses claviers comme un percussionniste africain. Énorme ambiance. Quatre rappels. Obligé de prendre du Valium au sortir du concert pour espérer dormir.
  • 3. Baster : On n’en a peu parlé et c’est dommage, car Thierry Gauliris et sa bande ont vraiment offert un très bon show. L’enfant du péi a dynamité ses standards et a préparé un set qui a tout pour s’afficher à l’international.

Aurore

  • 1. Orelsan : Je n’écoute pas beaucoup de rap. Surtout pas du rap français. Mais face à la polémique concernant le jeune homme, pour me faire une idée, j’ai lu ses textes, j’ai écouté sa musique. Et j’ai aimé (surtout Suicide Social). Sur scène, Orelsan m’a fait danser, chanter, rire. Je le trouve à la fois agaçant avec ses airs de petit con qui se bourre la gueule et prend les filles pour des débiles finies, et à la fois touchant avec sa tête de gamin mal coiffé, qui se questionne sur le star system et admet qu’il est perdu quand sa nana le quitte.
  • 2. Asaf Avidan : J’étais en train d’écouter Ayo pleurnicher quand j’ai décidé de quitter au plus vite Salahin, sous peine de m’écrouler d’ennui dans la seconde. C’est la meilleure idée que j’ai eue du week-end : voix extraordinaire, sobriété et simplicité maximum, juste de la pure émotion, de la vraie musique, des gros frissons !
  • 3. Patrice : Je vous promets que ce n’est pas parce que je suis complètement tombée sous son charme lors de notre interview. Non en fait j’ai été très agréablement surprise de la prestation de Patrice dimanche, qui a su faire bouger le public pendant près de 2h. Franchement je ne m’y attendais pas, et rien que pour ça, je dois le faire figurer dans mon top 3 !

François

  • 1. Asaf Avidan : Juste une guitare, et une voix extra-planétaire chargée d’émotions fortes : à l’heure où de plus en plus de concerts sont joués par des types plantés derrière des machines super complexes (Tom Fire, Chinese Man, Mister Valaire), Avidan rappelle que la musique, c’est tout simple, et beau même quand on ne danse pas.
  • 2. Saul Williams : Dieu sait que j’aime le funk, la soul et les grooves hip-hop, mais il faut le dire : le rock est trop rare au Sakifo. Parce qu’en live, rien n’égale la puissance monstrueuse d’un rocker habité. Poète charismatique, prophète halluciné porté par un batteur-rouleau-compresseur, Williams le performer gue-din est sans doute l’un des plus fins choix de programmation de l’année.
  • 3. Blitz The Ambassador : Grosse pêche, gros son, gros flow, musiciens au top, démarche intéressante : la découverte de l’année.

LES FLOPS

Nicolas

  • 1. Earth Wind & Fire : beaucoup de musiciens, mais pas beaucoup d’âme. Et les tubes du groupe, en fin de set, n’ont pas suffit à partir avec le sourire.
  • 2. Orelsan, dont le "Y a des chattes, ici ? Faites Miaou !" ne fut pas du meilleur effet ni de la plus judicieuse élégance.
  • 3. Finley Quaye, qui nous a privé d’un privilège : celui d’être les premiers à entendre ses nouvelles compositions.

Aurore

  • 1. Ayo et Moriarty, même combat : je les adore sur CD, sur scène je n’accroche pas....
  • 2. Finley Quaye : même si je n’avais pas prévu d’aller le voir (il faut bien faire des choix, dans la vie), je ne peux que condamner un tel manque de considération pour le public qui a payé (cher !!) sa place du jour pour le voir. BOUH.
  • 3. Earth Wind & Fire Experience  : pas de place à l’impro, des pantalons trop blancs, des petits pas de danse trop précis, des problèmes techniques trop chiants, des tubes trop longs à venir... Mouais. Bof.

François

  • 1. Finley Quaye  : To the rescue, here I am, qu’il chantait... On l’attend toujours. La rescousse en l’occurence, c’est plutôt Jérôme Galabert, qui a récemment signé ce drôle de chanteur en bout de course sur Sakifo Records - sans doute pas sa meilleure idée.
  • 2. Earth, Wind & Fire en live, c’est moins bien qu’en disque. Hyper carré, ennuyeux à force d’artifice. Une belle déception à mon avis.
  • 3. Un flop collectif pour la proportion grandissante de DJs qui ramènent un batteur ou un chanteur sur scène vite fait pour faire style concert : Joakim, Tom Fire, Chinese Man, El Hijo de la Cumbia et même Mister Valaire. La musique est bonne sur disque, qu’elle y reste. En live, derrière la danse et les gesticulations, quelque part sous les grosses couches de beat rajoutées pour donner du corps, ça sent un peu le vide et la mort.

Cliquez sur l’image ci dessus pour retrouver nos chroniques du jour. Au menu :

  • Retour sur la Fiesta de l’Océan Indien : la mise en bouche pré-sakifo consommée par Nicolas
  • L’interview de José Fontao de Stuck in the Sound par Aurore
  • La soirée du vendredi 1er en 3 moments, par François
  • La soirée du vendredi 1er sous acide ?, par Nicolas
  • La soirée du vendredi 1er plein les jambes, par Aurore
  • L’interview de Catherine Ringer juste après son concert
  • Aurore rencontre Al McKay, de Earth Wind & Fire Experience

Cliquez ICI pour retrouver nos propositions de parcours pour le 1er jour du festival


Cliquez sur l’image ci dessus pour retrouver nos chroniques du jour. Au menu :

  • L’interview (à lire et écouter) où Nicolas déclare sa flamme à Zaza Fournier
  • L’interview (dans les loges et en audio !) de Maya Kamaty après son passage au Vince Corner, par Nicolas
  • La petite tournée de François sur les nouvelles scènes du Sakifo
  • L’interview d’Asaf Avidan, qui a éclaboussé le Vince Corner de sa classe, par François
  • La petite déception et les bonnes surprises du 2ème jour du festival, par Aurore

Cliquez ICI pour retrouver nos propositions de parcours pour le 2ème jour du festival


Cliquez sur l’image ci dessus pour retrouver nos chroniques du jour. Au menu :

  • L’interview de Patrice, programmé dimanche 3 juin à 21h sur la scène Salahin, par Aurore
  • L’interview de Saul Williams avant son concert de 19h45 sur la scène Filaos, par Aurore
  • Aurore nous fait partager sa dernière soirée au Sakifo.
  • L’interview de Blitz The Ambassador, par François
  • L’interview de Yaourt Soul Experience, par Nicolas
  • L’interview (à lire ou écouter) d’Alex Sorres (feat. Jérémie Lapra), par Nicolas

Cliquez ICI pour retrouver nos propositions de parcours pour le 3ème et dernier jour du festival


LA PROGRAMMATION COMPLETE DU SAKIFO 2012 PAR JOUR, C’EST ICI :

VENDREDI 1ER JUIN
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SAMEDI 2 JUIN
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DIMANCHE 3 JUIN
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Et puis nous tenions aussi à vous parler d’une artiste gigantesque que nous attendions depuis une paire d’années : la phénoménale ogresse de la soul actuelle et son backing band de tueurs : Sharon Jones & The Dap-Kings, qui sont, comme vous le verrez, les artisans majeurs du grand retour du son Motown au cœur de l’actualité musicale mondiale.

LE DOSSIER SPECIAL SHARON JONES EST ICI


les réactions à cet article
le 10 juin 2012 à 17:39, par
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Pour earth wind and fire je ne suis pas d'accord la formation était meilleure que l'original il suffit d'écouter le live à Montreux pour s'en rendre compte.

une chose est sure comme tout concert il faut etre au premier rang pour ressentir l'âme d'un tel groupe qui a joué à la perfection au Sakifo pas un seul pain à signaler un groove incroyable, perfection des harmonies vocales il faut arrêter de raconter n'importe quoi pas de place pour déconner sur scène quand on joue une musique aussi complexe sur scène.

SHARON JONES ÉTAIT LE DEUXIÈME MEILLEUR CONCERT DU SAKIFO

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