spectacles
Ciné-concert percutant
Bagdad Fantaisie
Ciné-Concert proposé par La Magik ! et orchestré par Sami Pageaux-Waro sur un film de Raoul Walsh. A voir en famille.
Recette du ciné-concert péi :
Prenez d’une part un film muet datant de 1924, en l’occurrence Le Voleur de Bagdad, un grand classique du film d’aventure interprété par l’acteur-producteur Douglas Fairbanks et réalisé par Raoul Walsh. Prenez d’autre part un homme-orchestre inventif ainsi qu’une plasticienne spécialisée dans le bidouillage des images en tous genres. Réunissez le tout par le biais d’une résidence en plusieurs étapes à la Fabrik de St Denis. Laissez prendre, remuez un peu, et après moult cogitations et autres expérimentations, vous obtiendrez un résultat surprenant : Bagdad Fantaisie.
L’homme-orchestre, Sami Pageaux-Waro, n’est pas à cours d’instruments (c’est le moins que l’on puisse dire) : kayamb, kora, tempura, percussions, cajon, flûtes, sanza, glockenspiel, loop... Samy a le bertel bien rempli... et de quoi repousser les limites du silence pendant l’heure que dure le film.
La plasticienne n’est autre que Gabrielle Manglou. Avec l’association La Lanterne Magique, elle a patiemment remonté et retravaillé Le Voleur de Bagdad, intervenant directement sur la pellicule du film en insérant des images et des dessins.
Le synopsis du Voleur de Bagdad est tout ce qu’il y a de plus classique : A Bagdad, Ahmed le voleur (interprété par l’inimitable Douglas Fairbanks) est amoureux de la fille du calife (Julanne Johnston). Mais il devra affronter l’ignoble prince mongol et braver mille dangers, de la vallée des monstres à la mer de minuit ou la caverne des arbres ensorcelés, pour gagner sa main.
Vue par les studios hollywoodiens, cette intrigue irakienne devient excentrique à souhait, avec toute une série de décors grandioses et d’effets spéciaux assez impressionnants pour l’époque. Une bonne humeur radieuse s’en dégage, en forme de célébration du bonheur de vivre.
Cette création, Bagdad Fantaisie, renoue avec les ciné-concerts du début XXème siècle où les musiciens jouaient en direct la bande sonore. Samy Pageaux-Waro revisite cette discipline périlleuse à l’aune de sa kora, de ses percussions et de ses boucles, démontrant à nouveau toute l’étendue de sa créativité.
Un pur moment de magie artistique accessible à tous et qui devrait réjouir tout à la fois les cinéphiles et les mélomanes. On vous le conseille chaudement !
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