cinéma réunion

ajouter aux favoris
Le ruban blanc

Le ruban blanc

Date de sortie Réunion : 28 octobre 2009

Genre : Drame
Durée : 2h25 - Année : 2009 - Pays : Allemagne, France, Italie
tout public

Réalisé par Michael Haneke
Avec Christian Friedel, Ulrich Tukur, Burghart Klaussner

Critique Presse 8 avis
Critique Public1 avisdéposer un avis
 bande annonce  salles/séances  proposer à un ami

Synopsis

Drame historique
Un village protestant de l'Allemagne du Nord à la veille de la première guerre mondiale (1913/1914). L'histoire d'enfants et d'adolescents d'une chorale dirigée par l'instituteur du village et celle de leurs familles : le baron, le régisseur du domaine, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans... D'étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d'un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?


séances

Aucune séance n'est programmée pour ce jour

avis de la presse

synthèse Cinéfil par Romain Carlioz  

Palme sulfureuse du Festival de Cannes 2009, Le Ruban blanc, premier film en costumes de Michael Haneke, semble s'être bonifié avec le temps. Effet du prix ou charme sournois de la fresque, la critique est conquise tandis que les internautes se chargent de placer quelques bémols.Premier, et non des moindres, phil-villeurbanne a trouvé le film "interminable". Il est pourtant le seul à être aussi radical, la plupart des cityreporters étant séduit par ce "portrait époustouflant" (fondue enchaînée), voire sous le choc d'un film qui "frappe un grand coup" (islander) et "remue les tripes" (chaplinphile).Assez rare pour être signalé, Haneke fait carton plein dans la presse. De Libération qui loue la "pertinence" du récit, à Télérama abasourdi par la mise en scène "magistrale", personne ne souille le Ruban blanc. On parle même d'un "grand film" (L'Express), ce qui vaut bien un blanc-seing.

Cahiers du Cinéma par Thierry Méranger  

De fait, le vertige de l'innocence et la quête désespérée d'un âge d'or constituent in fine la seule source identifiable du mal. C'est en ce sens seulement que le film d'Haneke refusant à son tour sa virginité chimérique de "ruban blanc" pense, condamne et expérimente, dans la rudesse parfois éprouvante de ses 145 minutes, toute forme d'oppression.

Le Figaroscope par Marie-Noëlle Tranchant  

Michael Haneke signe une oeuvre aussi remarquable que redoutable, nette et coupante comme une lame, opaque et dense comme un brouillard. [...] Avec une grande économie de moyens, une superbe photographie en noir et blanc, une bande-son minimaliste où la voix de l'instituteur devenu vieux fait trembler le temps, Haneke regarde en clinicien les collusions de l'innocence et du mal.

Le Monde par Thomas Sotinel  

Plus qu'une prophétie a posteriori sur le nazisme dont il aurait montré les prémices, Le Ruban blanc, film terrible et pourtant élégant, apparaît comme une espèce de préface aux horreurs de tout le XXe siècle. Le cinéaste autrichien aime à se comporter en scientifique, manifestant pour ses sujets le même intérêt dépassionné qu'un naturaliste pour des amibes. Le Ruban blanc se distingue pourtant de ses terribles expériences de laboratoire, dont la plus traumatisante reste Funny Games, par la puissance de la fiction.

Les Inrockuptibles par J.B.Morain  

Maniant l'austérité comme un humour à froid cinglant, le cinéaste autrichien fait d'un village allemand du début du siècle un observatoire du mal en germe. La première chose qui saute aux yeux lorsqu'on voit Le Ruban blanc, c'est sa forme majestueuse, un brin ostentatoire : un noir et blanc sublime à la profondeur de champ très étendue, un récit tout en creux, en hors-champs, en fondus au noir et ellipses habiles, l'absence totale de musique (sauf quand les personnages en jouent réellement), une mise en scène d'une précision manifeste et d'une rigueur imposante, des acteurs au cordeau (les personnages sont nombreux et même les enfants-acteurs sont incontestables) : ici, tout est supérieurement net dans le trait.

L'Express par Eric Libiot  

Le Ruban blanc est un grand film qui peut brandir haut et fort sa récompense. [...] Rigueur du noir et blanc. Maîtrise impressionnante de la mise en scène. Chronique terrible d'un monde phagocyté par la logique des classes et du respect transformé en intolérance.

Libération par Didier Péron  

Le film, au-delà de son ancrage historique, prend une pertinence particulière à l'heure où, via Internet et son immense forum d'opinions en continu, se constitue sous nos yeux une nouvelle entité morale prête à bondir et à juger, occupée à tendre des câbles virtuels pour faire trébucher les «méchants», répandant partout la rumeur et le soupçon.

Télérama par Pierre Murat  

Mais sous son apparente austérité, la fureur y brûle. Haneke filme magistralement la noirceur qui s'infiltre dans les coeurs. D'où elle ne s'évadera plus.

avis des spectateurs

nica publié le 22 novembre 2009  

glacial ce film, on est un peu scotché !!! très beau film, rien à dire de plus que les critiques !! un petit bémol : les sous titres ne sont pas toujours très très bien lisibles et il faut sacrifier l’image (si belle à voir) pour s’y accrocher !!

déposer un avis

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaitra qu'après avoir été validée par un administrateur.


envoyez cet article à un ami

les données vous concernant

les données concernant vos amis
(vous pouvez saisir plusieurs adresses mails en les séparent par des points virgules, exemple : ami1@orange.fr;ami2@orange.fr)